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En Iran, l’armée dévoile une base souterraine de drones

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EN IMAGES – La localisation exacte n’a pas été dévoilée mais la base se situerait «plusieurs centaines de mètres sous terre», a précisé le commandant de l’armée iranienne.

La base souterraine dévoilée par l’Iran.

La télévision d’État iranienne a diffusé samedi pour la première fois des images d’une base souterraine de drones appartenant à l’armée de l’air, située dans les montagnes de Zagros dans l’ouest de l’Iran.

L’Iran est accusé par les États-Unis et Israël, ses ennemis jurés, d’utiliser des drones et des missiles pour attaquer les forces américaines et les navires liés à Israël dans le Golfe, afin de déstabiliser la région. En octobre 2021, Washington a imposé des sanctions visant le programme de drones de l’Iran accusé de fournir ces armes à ses alliés au Moyen-Orient, comme le Hezbollah libanais, les Houthis au Yémen et le mouvement palestinien Hamas à Gaza.

«Plus d’une centaine de drones de combat, de reconnaissance et de destruction sont dans la base située au cœur des montagnes de Zagros», a indiqué le journaliste à la télévision. Il n’a pas précisé la localisation exacte de la base mais affirmé avoir «volé en hélicoptère» pendant «près de 40 minutes» depuis la ville de Kermanshah (ouest) pour y arriver.

Plusieurs centaines de mètres sous terre

La télévision a montré le général Mohammad Bagheri, chef d’état-major des forces armées, et le commandant de l’armée, Abdolrahim Moussavi, visitant la base. Le général Moussavi a affirmé que la base se trouvait à «plusieurs centaines de mètres sous terre». Selon la télévision, le drone «stratégique» Kaman-22 d’une portée d’au moins 2000 km et équipé d’un missile de croisière d’une portée de 200 km fait partie des drones sur cette base. L’Iran a commencé à développer des programmes de drones dans les années 1980 lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988).

(source: lefigaro.fr)

Avis aux randonneurs, les drones ne sont pas les bienvenus en montagne, surtout dans les Parcs nationaux

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Sortir son drone pour filmer des paysages ou s’approcher d’animaux est interdit dans certains secteurs en montagne. Ces engins effraient les bouquetins et dérangent les oiseaux.

Le glacier de la Meije au nord du Parc national des Écrins. © Maxppp / Patrice Hauser

Il y a bien une chose que Thomas n’oublie pas avant de partir en montagne, à l’instar de sa gourde, sa montre et ses lunettes de soleil : pas question de laisser son drone chez lui. Ce lyonnais de 26 ans a, comme terrain de jeu, le massif des Bauges, de la Chartreuse et les Écrins pour randonner. « C’est assez cool de prendre des photos des sommets, comme si c’était le point de vue d’un faucon » explique-t-il. Il l’admet, il lui arrive parfois de filmer dans des zones protégées malgré une alerte visible sur son téléphone, « sauf quand il y a de nombreux randonneurs, ou en hiver quand un hélicoptère peut à tout moment survoler le massif » tient-il à préciser. « Le drone, ça dérange les promeneurs, il fait beaucoup de bruit. On ne va pas à la montagne pour entendre le bruit d’un énorme moustique ». Car le phénomène s’amplifie en montagne, surtout en été car les sommets sont plus accessibles pour le grand public.

Un coucher de soleil, un bouquetin pris sur le vif, revenir avec des photos et des vidéos aériennes de sa randonnée, avouons-le, c’est un beau souvenir et ça fait classe sur les réseaux sociaux. Pourtant, des règles très strictes existent, mais pas assez connues.

Le drone assimilé à un prédateur par les animaux

Si un drone peut déranger des randonneurs, il perturbe surtout la faune. « Il peut être perçu comme un prédateur par les bouquetins et les isards » raconte Franck Reisdorffer, technicien de l’environnement au Parc national des Pyrénées.

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Drones : une révolution militaire

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Les drones, ces avions sans pilote, discrets et économiques, font la fierté d’une trentaine d’armées dans le monde. Mais ces vaisseaux télécommandés sont également critiqués à cause des dommages collatéraux occasionnés sur le terrain. Nos reporters aux États-Unis vous proposent un reportage exceptionnel tourné dans une base de l’armée américaine au Nouveau-Mexique.

Historiquement, il y a certaines armes dont l’apparition a changé en profondeur la façon qu’ont les hommes de faire la guerre. L’invention de la poudre et les premières armes à feu font partie de ces grandes révolutions de l’art de la guerre. Ensuite, l’arme atomique, bien entendu, a considérablement modifié les stratégies. Et de nos jours, les drones, à leur manière, marquent sans doute une nouvelle révolution dans les conflits armés.

Quasi absents des terrains de combat au début des années 2000, ces appareils sans pilote sont devenus, avec les guerres en Irak et en Afghanistan, une pièce centrale du jeu militaire, d’abord pour les Américains, puis à travers le monde.

Les États-Unis disposent aujourd’hui de plus de 8 000 drones, selon plusieurs estimations. Des chiffres difficiles à vérifier, puisque l’US Air Force, l’US Army ou encore la Navy ont chacun leur propre flotte — sans oublier, bien sûr, la CIA, qui communique très peu sur son programme de drones.

Sur la base d’Holloman, au Nouveau-Mexique, où nous nous sommes rendus pour tourner ce reportage, nous avons pu constater que 700 pilotes de drones sont en train d’être formés pour l’US Air Force. Les États-Unis forment désormais plus de pilotes de drones que de pilotes embarqués !