Iran
L’Iran affirme avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz
L’Iran dit avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz mettant en cause le blocus américain.
Donald Trump annonçait un accord dans un ou deux jours. Aujourd’hui, le président américain met en garde contre toute tentative de chantage. L’Iran a décidé de refermer le détroit d’Ormuz, et même si Téhéran affirme examiner de nouvelles propositions, la tension est remontée d’un cran. Des bateaux iraniens ont même ouvert le feu.
Iran says Strait of Hormuz ‘completely open’
Iran’s foreign minister said on Friday that the Strait of Hormuz, which has been effectively closed since the start of the war causing chaos in global oil markets, is now open for the remaining period of the ceasefire.
0:00 Iran: Strait of Hormuz ‘completely open’ amid Lebanon ceasefire 0:53 Report: US considering $20 billion uranium deal to end war 1:33 CNN international diplomatic editor Nic Robertson reports from Islamabad 4:35 CNN White House correspondent Alayna Treene reports from the White House 8:20 Oil prices plummet on news 8:50 Trump Truth Social post says US naval blockade will remain for Iran only until deal is complete
L »Iran annonce l’ouverture totale du détroit d’Ormuz
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, annonce que le passage de tous les navires commerciaux à travers le détroit d’Ormuz est désormais « complètement ouvert » pour la durée restante du cessez-le-feu, « sur l’itinéraire coordonné déjà annoncé par l’Organisation des ports et de la marine marchande de la République islamique d’Iran ».
Donald Trump recule encore et suspend à la dernière minute son ultimatum contre l’Iran pour deux semaines
À quelques heures d’une échéance scrutée dans le monde entier, le président américain a finalement choisi de reculer.

Donald Trump a finalement reculé, une fois de plus. À moins de deux heures de l’expiration de son ultimatum adressé à l’Iran, et alors qu’il avait annoncé s’apprêter à « éradiquer une civilisation », le président américain a annoncé suspendre ses menaces de frappes massives pendant deux semaines. Ce qui marque le début d’une nouvelle séquence d’incertitude après plusieurs jours de surenchère.
Dans un message publié sur Truth Social, il affirme avoir pris cette décision après des échanges avec les autorités pakistanaises, qui jouent les intermédiaires. « J’accepte de suspendre les bombardements et l’attaque contre l’Iran pour une période de deux semaines », écrit-il, évoquant un « cessez-le-feu à double sens », allant même jusqu’à annoncer que des discussions sont « très avancées » en vue d’un accord de long terme.
Un revirement qui survient au terme d’une journée marquée par une tension extrême. Quelques heures plus tôt encore, Donald Trump menaçait qu’« une civilisation entière [allait] disparaître ce soir, pour ne jamais revenir » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz avant 20 heures, heure de Washington. Une échéance fixée par lui-même, dans une mise en scène devenue familière dans ses rapports de force diplomatiques.
Depuis plusieurs jours, le président américain multipliait ainsi les avertissements, promettant par exemple durant le week-end de « détruire » des infrastructures stratégiques iraniennes, comme des ponts ou des centrales électriques. Dans le même temps, les frappes se sont intensifiées sur le terrain, visant notamment des axes de transport et des installations liées à l’exportation de pétrole.
Mais à mesure que l’ultimatum approchait, c’est surtout l’incertitude qui dominait. Alliés européens, puissances régionales et même proches de la Maison-Blanche peinaient à anticiper la suite. « Personne ne sait vraiment ce qui va se passer », a résumé un responsable du Golfe cité par Politico, tandis qu’un ancien conseiller républicain décrivait une situation « extrêmement déstabilisante », dans laquelle « personne n’est certain que le président lui-même sache ce qui vient ensuite ».
Une trêve proposée par le Pakistan
Dans les coulisses, la pression diplomatique s’est accélérée. Le Pakistan a proposé une trêve de deux semaines pour permettre la poursuite des négociations, une option que l’Iran s’est dit prêt à examiner. Lire la suite »
« Ouvrez le putain de détroit » : Trump repousse son ultimatum à l’Iran et envoie un message truffé d’insultes
Le président américain menace de frapper les centrales énergétiques et les ponts en Iran mardi (20 heures) si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert d’ici là.

Pas de répit à Pâques pour Donald Trump et sa rhétorique outrancière. Le président américain s’est fendu ce dimanche 5 avril d’un message particulièrement injurieux et truffé d’obscénités à l’adresse de l’Iran, menaçant de frapper les centrales énergétiques et les ponts en Iran mardi si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert d’ici là.
« Ouvrez le Putain de Détroit, espèces de bâtards tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! Gloire à Allah », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social. Faisant référence à son ultimatum lancé le 26 mars, le président américain avertit dans son message que « mardi sera en Iran le Jour des Centrales Énergétiques et le Jour des Ponts, réunis en un seul. Il n’y aura rien de comparable ! ! ! ».
Peu de temps après, le locataire de la Maison blanche a toutefois semblé repousser (à nouveau) son ultimatum de 24 heures, fixé à présent à « mardi 20 heures » heure de Washington, soit mercredi à 2 heures à Paris. Il a également estimé auprès de Fox News qu’il existait de « bonnes chances » de parvenir à un accord lundi, assurant avoir garanti « l’immunité » aux négociateurs iraniens.
Dans un message sonnant comme une réponse, le puissant président du Parlement iranien a averti Donald Trump que toute la région allait « brûler » en raison de ses actions. « Vos actions imprudentes entraînent les États-Unis dans un véritable ENFER pour chaque famille, et toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de [Benjamin] Netanyahu », a écrit Mohammad Bagher Ghalibaf dans un message publié en anglais sur X. « La seule véritable solution consiste à respecter les droits du peuple iranien et à mettre fin à ce jeu dangereux », a-t-il ajouté.
Une attitude « totalement démente »
Si Donald Trump est habitué à ne pas prendre des pincettes dans son discours de tous les jours, son message a fait hausser plus d’un sourcil, particulièrement en ce dimanche pascal.
« Joyeuses Pâques, l’Amérique. Pendant que vous partez à l’église pour célébrer avec vos amis et votre famille, le président des États-Unis déblatère comme un détraqué sur les réseaux sociaux », a asséné le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer. « Il menace de commettre de potentiels crimes de guerre et d’aliéner nos alliés. Il est comme ça, mais ça ne représente pas qui nous sommes. Notre pays mérite bien mieux », a-t-il ajouté sur X. Lire la suite »
Guerre en Iran : ce que l’on sait des opérations qui ont conduit au sauvetage du deuxième militaire américain
«Ce courageux soldat se trouvait derrière les lignes ennemies, dans les montagnes périlleuses d’Iran, traqué par nos ennemis qui se rapprochaient d’heure en heure», a détaillé Donald Trump, ce dimanche.
«NOUS L’AVONS», a exulté Donald Trump sur le réseau Truth Social. Le navigateur officier systèmes d’armes (NOSA, en français) du F-15E, abattu en Iran vendredi a été secouru par un raid de forces spéciales dans la nuit de samedi à dimanche. Les autorités iraniennes assuraient avoir détruit l’appareil dans la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, juste à l’est du Khouzistan, proche du Koweït. Depuis, le corps des Gardiens de la Révolution avait envoyé des renforts dans la région pour le retrouver. «Des dizaines d’appareils» ont été déployés lors de cette opération de sauvetage, selon le président américain. «Ce courageux soldat se trouvait derrière les lignes ennemies, dans les montagnes périlleuses d’Iran, traqué par nos ennemis qui se rapprochaient d’heure en heure», a-t-il ajouté, vantant le «courage» de ce «remarquable officier», un «colonel».
Le pilote – l’avion F-15E étant un biplace – a été, lui, secouru vendredi par une précédente opération de forces spéciales, peu après la destruction de l’appareil, dont les deux hommes s’étaient éjectés avant le crash. Au cours de cette première opération, un hélicoptère BlackHawk américain avait été touché, blessant des membres d’équipages, révèle Axios . Toutefois, ils ont pu continuer leur mission. Vraisemblablement les deux militaires ont été séparés après avoir été éjectés de l’appareil. Tous deux avaient pris contact grâce à leurs systèmes de communication, mais il a fallu plus d’une journée pour localiser le NOSA.
«Retranché dans une crevasse»
Des adolescents mobilisés dès 12 ans pour renforcer l’appareil sécuritaire à Téhéran
Ces missions confiées aux Basij consistent à « collecter des données de sécurité et assurer des patrouilles opérationnelles », selon un responsable de la milice du CGRI

Les autorités iraniennes ont décidé d’abaisser à 12 ans l’âge minimum requis pour rejoindre les rangs des volontaires patrouillant à Téhéran, a annoncé un responsable lors d’un discours télévisé jeudi.
Cette mesure s’explique par le fait que « tout le monde souhaite contribuer au front de résistance formé contre le tyran mondial » (formule utilisée par le pouvoir iranien pour désigner les États-Unis) et que « nous avons un très grand nombre de volontaires au sein de la jeunesse », a justifié Rahim Nadali, un responsable d’une branche du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, à Téhéran.
Depuis le début de la guerre, les forces de sécurité iraniennes multiplient les postes de contrôle à Téhéran, afin d’empêcher toute manifestation contre la République islamique.
Ces contrôles renforcés sont menés par la force paramilitaire Basij, une « force de mobilisation » composée de volontaires qui seraient environ 600 000 à l’échelle nationale.
Selon Nadali, « de nombreux jeunes et adolescents souhaitent prendre part » à ces missions confiées aux Basij, qui consistent à « collecter des données de sécurité et assurer des patrouilles opérationnelles ».
(source: fr.timesofisrael.com)
Mojtaba Khamenei choisi pour remplacer son père Ali Khamenei en tant que Guide suprême de l’Iran
Mojtaba Khamenei, nouveau Guide suprême de l’Iran: « La légitimité du sang »
Avant même le choix de Mojtaba Khamenei, Israël a mis en garde, prévenant que tout successeur d’Ali Khamenei serait « une cible ».

Les « experts » ont tranché. Les 88 membres de l’Assemblée des Experts ont désigné ce dimanche 8 mars le nouveau guide suprême de l’Iran, en la personne de Mojtaba Khamenei. Grand favori, ce dernier n’est autre que le fils d’Ali Khamenei, l’ancien ayatollah resté plus de 35 ans au pouvoir et décédé le week-end dernier dans les frappes israélo-américaines.
Né le 8 septembre 1969 dans la ville sainte de Machhad, Mojtaba Khamenei est l’un des six enfants de l’ancien guide suprême. Religieux discret mais influent, son nom circulait depuis des années comme possible successeur de son père.
« Le candidat le plus approprié, approuvé par la majorité de l’Assemblée des experts, a été désigné », a déclaré Mohsen Heydari, représentant de la province du Khouzestan à l’Assemblée des experts, selon l’agence de presse Isna, sans dire le nom du successeur d’Ali Khamenei dans un premier temps. Un autre membre de l’instance, Mohammad Mehdi Mirbagheri, a confirmé dans une vidéo relayée par l’agence Fars qu’une « opinion ferme, reflétant la position majoritaire, a été arrêtée ».
La nomination a ensuite été confirmée dans un communiqué diffusé dans la soirée et relayé par les médias iraniens. L’Assemblée des experts y présente Mojtaba Khamenei comme le « troisième guide du système sacré de la République islamique d’Iran », à l’issue d’un « vote décisif » de ses membres. Lire la suite »