trêve de 45 jours propos&ée par le Pakistan
Donald Trump recule encore et suspend à la dernière minute son ultimatum contre l’Iran pour deux semaines
À quelques heures d’une échéance scrutée dans le monde entier, le président américain a finalement choisi de reculer.

Donald Trump a finalement reculé, une fois de plus. À moins de deux heures de l’expiration de son ultimatum adressé à l’Iran, et alors qu’il avait annoncé s’apprêter à « éradiquer une civilisation », le président américain a annoncé suspendre ses menaces de frappes massives pendant deux semaines. Ce qui marque le début d’une nouvelle séquence d’incertitude après plusieurs jours de surenchère.
Dans un message publié sur Truth Social, il affirme avoir pris cette décision après des échanges avec les autorités pakistanaises, qui jouent les intermédiaires. « J’accepte de suspendre les bombardements et l’attaque contre l’Iran pour une période de deux semaines », écrit-il, évoquant un « cessez-le-feu à double sens », allant même jusqu’à annoncer que des discussions sont « très avancées » en vue d’un accord de long terme.
Un revirement qui survient au terme d’une journée marquée par une tension extrême. Quelques heures plus tôt encore, Donald Trump menaçait qu’« une civilisation entière [allait] disparaître ce soir, pour ne jamais revenir » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz avant 20 heures, heure de Washington. Une échéance fixée par lui-même, dans une mise en scène devenue familière dans ses rapports de force diplomatiques.
Depuis plusieurs jours, le président américain multipliait ainsi les avertissements, promettant par exemple durant le week-end de « détruire » des infrastructures stratégiques iraniennes, comme des ponts ou des centrales électriques. Dans le même temps, les frappes se sont intensifiées sur le terrain, visant notamment des axes de transport et des installations liées à l’exportation de pétrole.
Mais à mesure que l’ultimatum approchait, c’est surtout l’incertitude qui dominait. Alliés européens, puissances régionales et même proches de la Maison-Blanche peinaient à anticiper la suite. « Personne ne sait vraiment ce qui va se passer », a résumé un responsable du Golfe cité par Politico, tandis qu’un ancien conseiller républicain décrivait une situation « extrêmement déstabilisante », dans laquelle « personne n’est certain que le président lui-même sache ce qui vient ensuite ».
Une trêve proposée par le Pakistan
Dans les coulisses, la pression diplomatique s’est accélérée. Le Pakistan a proposé une trêve de deux semaines pour permettre la poursuite des négociations, une option que l’Iran s’est dit prêt à examiner. Lire la suite »