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Principe du pollueur-payeur – Clé du financement de la gestion environnementale à Madagascar

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Lors d’un petit déjeuner de presse, hier à Antsahavola, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Max Fontaine, a présenté les axes stratégiques de la fiscalité environnementale. Il a mis en lumière les financements comme levier essentiel pour le développement durable du pays. Selon le ministre, « La fiscalité environnementale constitue l’une des principales formes d’instruments économiques favorables à l’environnement. Et l’application du principe du pollueur-payeur est important pour financer la gestion de l’environnement à Madagascar ».

Ce principe consiste à taxer les activités et opérations ayant un impact négatif sur l’environnement. « Les entreprises qui polluent l’environnement doivent payer des impôts et des redevances pour financer les projets de protection de l’environnement », a insisté le ministre. Cette approche vise à responsabiliser les entreprises et encourager des pratiques plus respectueuses de l’environnement.  Les recettes générées sont directement affectées à la gestion environnementale. Les principales mesures fiscales proposées incluent des redevances environnementales sur l’importation de produits polluants, les sachets et produits plastiques, ainsi que les déchets d’huiles minérales usées. D’autres mesures concernent les assurances des activités polluantes et les engins électriques et d’extraction minière. Par ailleurs, des exonérations de droits de timbre industriel (DTI) sont prévues pour les projets de lutte contre les changements climatiques, les investissements dans la transformation des déchets, et les programmes de gestion intégrée des paysages. En termes de prévisions financières, les simulations de recettes triennales montrent une augmentation progressive des fonds collectés : 34 milliards d’ariary la première année, 37 milliards la deuxième, et 41 milliards la troisième année. Ces fonds seront essentiels pour soutenir des projets de protection de l’environnement à travers le pays.

(source: Carinah Mamilalaina – laverite.mg)

Environnement – Les États-Unis doublent le financement de la conservation

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Le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, celui de l’Environnement et du Développement durable ainsi que l’ambassadrice des États-Unis.

Le pays va bénéficier d’un soutien financier de 41 millions de dollars de la part des États-Unis. Les projets qui seront mis en œuvre seront axés sur la protection et la conservation des écosystèmes terrestres et maritimes, ainsi que sur la gouvernance environnementale pendant 5 ans.

Sur terre comme en mer, les États-Unis, par le biais de leur Agence d’aide au développement international (USAID), intensifient leur engagement en faveur de la conservation et de la gestion de l’environnement. Lors du lancement de trois projets en ce sens à Ivandry, il a été annoncé hier que le financement dédié à ces initiatives serait doublé. Ainsi, une enveloppe de 41 millions de dollars sera allouée à trois projets visant à renforcer la protection de l’environnement terrestre et marin, ainsi qu’à améliorer sa gestion. Ces programmes seront mis en œuvre par plusieurs organismes privés, avec le soutien des ministères de l’Environnement et de la Pêche.

« Harena », par exemple, vise à renforcer la protection des zones terrestres protégées et à soutenir les populations riveraines qui en dépendent. Ce programme s’engage à améliorer les moyens de subsistance de ces populations tout en anticipant et en limitant les menaces pesant sur les écosystèmes naturels et leur biodiversité. Quant à « Riake », il se concentre principalement sur la préservation des océans et sera piloté par le Centre des ressources côtières de l’Université de Rhode Island. Ce projet s’attache particulièrement à la conservation des zones marines sensibles, contribuant ainsi à la protection de la richesse marine. Enfin, le troisième projet se focalise sur le renforcement de la gouvernance environnementale et sera mis en œuvre par l’Alliance Voahary Gasy, visant à améliorer les mécanismes de gestion des ressources naturelles et à promouvoir une utilisation durable de l’environnement.

Investissement

Investir dans l’environnement constitue en effet une valeur sûre. La biodiversité est en effet la première banque de Madagascar, du moins, c’est ce que tout le monde s’accorde à dire. C’est la raison pour laquelle il relève de la stratégie et de la prudence d’investir dans ce secteur, souvent laissé-pour- compte il y a quelques années. L’ambassadrice des États-Unis, Claire A. Pierangelo, l’a réaffirmé hier. «Le gouvernement américain double son investissement dans l’environnement de Madagascar avec ces trois nouveaux projets et renforce son engagement inébranlable en faveur de la conservation et de la gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles inestimables de Madagascar. Nous reconnaissons l’importance critique de ces écosystèmes marins et terrestres pour la santé de la population et de l’économie», a-t-elle souligné.

Près de 125 millions de dollars ont d’ailleurs été engagés par les États-Unis depuis 2013 dans les programmes de lutte contre les trafics d’espèces sauvages, un vrai fléau qui mine le pays. Cela s’inscrit dans l’optique de développer le potentiel de l’économie locale. Les répercussions de ces activités illégales se font ressentir à grande échelle. En effet, des milliards d’ariary sont perdus chaque année en raison de l’exploitation illicite des ressources naturelles, ce qui est d’ailleurs qualifié de crime environnemental.

(source: Itamara Randriamamonjy lexpress.mg)

 

COP21 à Paris: question de vie ou de mort pour l’Humanité

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Ce lundi 30 Novembre, à la conférence mondiale sur le climat de Paris le président américain Barack Obama a appelé  les dirigeants du monde à «être à la hauteur» des enjeux que pose le réchauffement inédit de la planète.

Obama au Vatican. L'encyclique 'Laudate 'Si du Pape François défend notre planète.
Le président Obama au Vatican. La doctrine sociale de l’Eglise, résumée par l’Encyclique ‘Laudate ‘Si du Pape François a prôné la défense de notre planète bien avant.

Le dirigeant du deuxième pays le plus émetteur de gaz à effet de serre a également estimé qu’il n’y avait pas de conflit entre croissance et protection de l’environnement. Le Secrétaire général de l’ONU a ouvert la cérémonie officielle avec le président français et son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Point fort du discours de François Hollande

François Hollande a commencé par déclarer : «  C’est un jour historique que nous vivons. La France accueille 150 chefs d’Etat de tous les continents. Jamais une conférence n’avait accueilli autant de dirigeants d’autant de pays. Mais jamais autant l’enjeu d’une conférence n’a été aussi élevé : celui de l’avenir de la planète. »

« Nous devons laisser une planète viable »

François Hollande a également fait allusion aux attentats meurtriers de Paris : «  Nous devons laisser à nos enfants davantage qu’un monde libéré de la terreur. Nous devons leur laisser une planète viable.  »

Le président a ensuite rappelé la responsabilité des chefs d’Etat et la nécessité de trouver un accord : « Le 12 décembre un accord doit être trouvé à Paris. Un accord universel et contraignant. (…) Nous sommes au pied du mur. Ce mur est fait de l’addition de nos égoïsmes, il est construit sur l’indifférence (…) Ce mur n’est pas infranchissable. » Avant d’ajouter : « Sur vos épaules repose l’espoir de toute une humanité. »