Etats-Unis – Madagascar
États-Unis-Madagascar : Des discussions sur l’accueil de migrants « irréguliers »

Entre les enjeux diplomatiques avec Washington et les retombées économiques de sa mission aux Émirats, le président de la Refondation de la République, Michaël Randrianirina, joue la carte de la transparence.
C’est une déclaration qui ne manquera pas de faire jaser dans les salons politiques de la capitale. À peine les pieds posés sur le tarmac de l’aéroport d’Ivato, hier matin, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, a répondu sans détour aux interrogations des journalistes. Le sujet brûlant : l’éventualité d’un accord entre Antananarivo et Washington pour l’accueil, sur le sol malgache, de migrants jugés « irréguliers » par les États-Unis.
Réponse
« C’était le motif de la visite de la délégation américaine », a-t-il confirmé de manière laconique mais explicite. Si le contenu exact des discussions reste confidentiel, l’aveu de cette sollicitation américaine confirme les rumeurs qui circulaient ces dernières semaines. Toutefois, le colonel a tenu à tempérer les ardeurs. « Le gouvernement malgache n’a pas encore donné sa réponse », a-t-il soutenu. Une manière de signifier que Madagascar entend peser le pour et le contre avant de s’engager dans un dossier aussi sensible que celui de la gestion migratoire internationale.
Conventions
Au-delà de ce volet diplomatique, le déplacement du colonel à Abu Dhabi semble avoir été fructueux sur le plan économique. Plusieurs conventions ont été paraphées aux Émirats arabes unis. « Cela a été fait dans l’intérêt de la population malgache », a confié le locataire d’Iavoloha. Parmi les annonces phares, on retient l’ouverture imminente d’une industrie d’engrais à Toliara. L’inauguration est prévue pour février prochain. En cas de succès, une extension est déjà envisagée vers Ambohasary. Ce projet industriel s’inscrit dans une volonté globale de relance, touchant également les infrastructures de transport. Le colonel a évoqué l’amélioration des réseaux ferroviaires, notamment à Antsirabe et Toamasina.
Fleurons nationaux
Le volet « souveraineté économique » n’a pas été en reste. Les discussions aux Émirats auraient également porté sur le redressement des fleurons nationaux en difficulté, à l’instar d’Air Madagascar et de la SECREN à Antsiranana. Enfin, signe d’un rapprochement diplomatique accru, l’ouverture d’une ambassade de Madagascar à Abu Dhabi a été actée. En tout cas, ce déplacement a porté ses fruits, lesquels seront palpables dans les jours à venir. « Les sociétés signataires de ces conventions seront dans nos murs dès la semaine prochaine », a conclu le colonel Randrianirina. Un calendrier serré qui suggère que, si le dossier des migrants reste en suspens, le volet économique, lui, est déjà sur les rails.
(source: Julien R. – Midi M/kara)
Taxation de 47% : La partie américaine ouverte aux négociations

Une réunion entre les autorités malgaches, le secteur privé et l’ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar, Claire Pierangelo, a eu lieu hier au ministère des Affaires étrangères. Une rencontre qui témoigne, en tout cas du fait que la partie américaine est ouverte aux négociations
La présence de trois membres du gouvernement, en l’occurrence la ministre des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika ; la ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison ; et le ministre de l’Industrialisation et du Commerce, David Ralambofiringa ; ainsi que du directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, à cette réunion témoigne certainement de la volonté de l’exécutif malgache à apporter rapidement des solutions, face à cette nouvelle législation dont les impacts risquent d’être extrêmement dommageables pour l’économie nationale.
Inquiet. Le secteur privé était venu en force avec notamment les représentants des groupements patronaux comme le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement des Entreprises Franches et Partenaires (GEFP) et le Syndicat des Industries de Madagascar. Un secteur privé plus que jamais inquiet face aux conséquences de cette taxe de 47% qui s’applique à partir d’aujourd’hui. A l’instar des exportateurs de vanille qui ont actuellement des marchandises flottantes, à destination des Etats-Unis. Lire la suite »