Guillaume Soro
Manoeuvres « suspectes » pour l’Election présidentielle du 25 Octobre en Côte d’Ivoire
Toutes les candidatures des Leaders de l’opposition ivoirienne invalidées par la Commission électorale « indépendante ».
Côte d’Ivoire / Soro défie Alassane Ouattara: ce qu’il va faire aujourd’hui au Niger
L’ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a affirmé dimanche soir qu’il allait mettre fin à son exil, entamé en 2019, sans toutefois donner de date pour un éventuel retour dans son pays natal, où il est sous le coup d’une condamnation à la prison à perpétuité.
Guillaume Soro l’a dit. Il a décidé de mettre fin à son exil. S’il n’est pas encore question de rentrer en Côte d’Ivoire, vu le contexte sécuritaire pour lui, l’ex-chef de la rébellion ivoirienne se rapproche plus ou moins de son pays. 24 heures après avoir déclaré ne plus se comporter indéfiniment en » Richard Kimble » des temps nouveaux, Soro s’annonce en Afrique. Il est au Niger…
Finies les spéculations sur la position exacte de Guillaume Soro dans le monde. L’ancien bras-droit d’Alassane Ouattara ne veut plus se cacher. Il ne se reproche et n’entend plus continuer à errer de pays en pays, fuyant les hommes de son ex-mentor. Dans une déclaration faite le dimanche 12 novembre 2023, Soro a informé l’opinion nationale et internationale qu’il mettait fin à son exil. Les questions qui se posaient hier ont été résolues par un communiqué de son parti aujourd’hui: Guillaume Soro est en Afrique et précisément à Niamey au Niger.
« Après 5 ans d’exil hors du continent africain, M. SORO Kigbafori Guillaume, ancien Premier ministre, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, séjourne à Niamey où il est arrivé le samedi 11 novembre 2023, à 14h 18 (heure locale) à bord du vol ET 937 d’Ethiopian Airlines. Il sera reçu en audience ce jour par le général Abdourahmane Tchiani, président de la Transition et Chef de l’État du Niger. Cette rencontre revêt une importance particulière pour M. SORO, qui demeure engagé dans sa volonté d’apporter sa contribution à l’édification de la paix et de la concorde entre les peuples frères d’Afrique ».
C’est ce qu’indique le communiqué officiel des hommes de Soro sur son séjour en Afrique. Soro est donc bien présent au Niger et il entend dérouler son agenda à partir de Niamey. Il défie dans le même le pouvoir Ouattara. En effet, Soro ne se cache plus. Il indique clairement que si Ouattara veut en finir avec lui, ce sera su de tout le monde. » Le cimetière » que lui réserve le régime Ouattara, il faudra bien l’y conduire à visage découvert. C’est aussi le sens de son exposition médiatique. Ouattara était celui-là même qui cornaquait le groupuscule de la CEDEAO qui voulait attaquer militairement le Niger. La réponse de Niamey est sans ambages…
(source; AfrikMaf.com)
Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo demande au président Ouattara d’amnistier son époux
Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle à Bruxelles après son acquittement par la CPI, a introduit une demande de passeport pour rentrer dans son pays.

L’ex-première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo a demandé au président Alassane Ouattara, mardi 11 août, d’« amnistier » son époux et de lui délivrer un passeport pour « faciliter la réconciliation » dans son pays, à trois mois de la présidentielle. L’ancien président Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle à Bruxelles après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), a introduit une demande de passeport pour rentrer en Côte d’Ivoire.
« Je voudrais appeler le chef de l’Etat à prendre un décret d’amnistie pour rendre Laurent Gbagbo éligible. Que Laurent Gbagbo se présente à l’élection présidentielle ou pas, qu’il soit éligible », a déclaré Mme Gbagbo, 69 ans, lors d’un point de presse, le premier depuis sa sortie de prison, il y a deux ans. « Je l’invite à lui délivrer un passeport diplomatique. Il y a droit », a poursuivi la vice-présidente du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), le parti créé par son époux.
Les partisans de l’ancien président ont récemment dénoncé « son absence sur la liste électorale ». Le président de la Commission électorale indépendante (CEI) avait expliqué que toute personne condamnée à une privation de ses droits civiques était rayée des listes électorales.
Un procès « politique et injustifiable »
En novembre 2019, la justice ivoirienne a condamné en appel par contumace M. Gbagbo à vingt ans de prison pour le « braquage » de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise post-électorale de 2010-2011. Charles Blé Goudé, l’ex-chef des Jeunes Patriotes, proche de M. Gbagbo, a lui été condamné en décembre 2019 à vingt ans de prison pour des crimes commis pendant cette crise qui avait fait quelque 3 000 morts.
« Les arguments utilisés pour justifier le retrait du nom de Laurent Gbagbo de la liste électorale sont des arguments juridiques très discutables.