Herimanana Razafimahefa
Verdicts de la HCC : Christine Razanamahasoa et Herimanana Razafimahefa, déchus de leurs mandats parlementaires
Dans une décision sans appel, la Haute Cour Constitutionnelle a tranché : Christine Razanamahasoa et Herimanana Razafimahefa perdent leur mandat parlementaire. Les arrêts n°05-HCC/AR et n°04-HCC/AR, publiés le 28 mars 2024, ont scellé le sort de ces deux figures politiques, autrefois influentes au sein du camp présidentiel. Ils risquent d’être inéligibles.
Comme il fallait s’y attendre, Christine Razanamahasoa et Herimanana Razafimahefa perdent leur mandat parlementaire, faisant suite à la décision de la haute cour constitutionnelle qui a été publiée jeudi dernier. Dans l’arrêt n°05-HCC/AR et l’arrêt n°04-HCC/AR, tous publiés à la date du 28 mars 2024, les juges constitutionnels ont décidé de mettre fin au mandat parlementaire de ces deux anciennes figures du camp présidentiel. Christine Razanamahasoa et Herimanana Razafimahefa ont flirté avec l’opposition et l’IRD, le groupement politique avec lequel ils ont gagné aux élections législatives et sénatoriales, a demandé leur déchéance auprès de la Haute cour constitutionnelle. Les deux parlementaires ont tous deux pris des positions considérées comme des affronts au sein de leur propre parti politique. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, a tenté de reporter l’élection présidentielle de novembre dernier, tandis que Herimanana Razafimahefa, ancien président du Sénat, quant à lui, a publiquement remis en question la légitimité du processus électoral en cours.
Délai insuffisant
Ces actions ont suscité l’ire du camp présidentiel, en particulier de l’IRD, le groupement politique auquel Razanamahasoa et Razafimahefa étaient affiliés. D’où l’initiative de demander leur déchéance auprès de la Haute cour constitutionnelle. La requête contre Herimanana Razafimahefa a été déposée le l7 octobre 2023 par le président du Sénat. Celle de Christine Razanamahasoa, en revanche, a été initiée, le 26 mars dernier, par le député Paul Bert Velontsara, président du groupe parlementaire IRD à l’Assemblée nationale. La réaction de Christine Razanamahasoa à cette déchéance n’a pas tardé. Elle a contesté la procédure, arguant de son « illégalité » et soulignant le délai insuffisant pour préparer sa défense. En plus, « la complexité des éléments à étudier et à préparer pour cette affaire qui requiert un temps substantiel, notamment pour rassembler toutes les pièces justificatives et les éléments de preuve nécessaires à sa défense » poursuit cette magistrat de carrière et ancienne ministre de la justice. Elle est venue à Ambohidahy, jeudi dernier, mais n’a pas voulu entrer dans la salle d’audience dans laquelle devrait se dérouler le procès sur son cas.
Contradiction
Les initiatives prises par Christine Razanamahasoa depuis l’année dernière ont attiré la foudre des critiques des partisans de la République. Elle est accusée de « traîtrise » par toutes les langues qui ont, en effet, voulu son départ de la majorité à l’Assemblée nationale. Et selon la Haute cour constitutionnelle, dans son arrêt n°05-HCC/AR du 28 mars 2024, « le fait pour la députée Razanamahasoa Christine Harijaona d’initier la mise en place d’une plateforme de dialogue et de médiation qui avait pour objectif de reporter l’élection présidentielle et son initiative de saisir la Haute Cour de céans aux fins de donner force exécutoire à la résolution publiée par cette plateforme le 9 novembre 2023 tendant au report de l’élection présidentielle en usant de sa fonction de Présidente de l’Assemblée nationale entrent en contradiction avec la ligne de conduite du groupe parlementaire « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina » (IRD) à laquelle elle est affiliée ». À cet effet, « les actes commis par la députée Razanamahasoa Christine Harijaona constituent une violation flagrante de la ligne de conduite du groupe parlementaire « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina », prononcent les juges constitutionnels.
En danger
Fa maninona no « tsy manaraka ny Lalàm-panorenana » ny fanapahan-kevitry ny Governementa sy ny Sénat?
Manazava ny Loholona Rakotondrainibe Ndriana Michel sy ny Filoha naongana Herimanana Razafimahefa. Nametraka fitoriana eny amin’ny HCC koa ireo Solombavambahoaka.
Governemanta ifarimbonana : «Manakorontana ny filohan’ny Sénat !»
Nahoraka ny ampamoaka nataon’ny filohan’ny Antenimierandoholona, Razafimahefa Herimanana, omaly. Mitsipaka izay nambarany ny governemanta ka miampanga azy ho mpanakorontana.
Nanaitra ny fisehoan’ny filohan’ny Antenimerandoholona, Razafimahefa Herimanana tamin’ny fahitalavitra vahiny, omaly alina. Nilazany fa noterana ny tsy handray fahefana izy ka haleha ho ambasadaoro any ivelany. Noho ny tahotra sia nanaiky izy ary nadefa ny vady aman-janany any ivelany.
Taorian’izay, nihazakazaka nankeny amin’ny foiben’ny Fitsarana avo momba ny Lalàmpanorenana, teny Ambohidahy izy. Nanatitra antontan-taratasy milaza ny fahavononany handray ny toerana maha filoha mpisolo toerana azy indray. Nandritra izany no nisintonany ny taratasy fandavany, natao ny 8 septambra. Nilaza izy fa fandrahonana ho faty no antony tsy nakany ny fahefana.
Lainga !
“Manameloka ny lainga nataon’ny filohan’ny Antenimierandoholona, Razafimahefa Herimanana, ary manamafy fa tsy nisy mpikamban’ny governemanta nanao tsindry taminy na nivantana na ankolaka momba ny fandraisany ny toeran’ny filoham-panjakana mpisolo toerana, na taloha na nandritra ny andron’ny 8 septambra 2023”.
Io ny fanambaran’ny governemanta ifarimbonana tarihin’ny Praiminisitra Ntsay Christian, omaly, manoloana ny filazana fa norahonana hametra-pialana izy ka tsy handray ny toeran’ny filoham-panjakana mpisolo toerana taorian’ny fametraham-pialan’ny filohan’ny Repoblika.
Ny fanambarana niniana natao, ankatoky ny fanombohan’ny fampielezan-kevitra ho amin’ny fifidianana, midika ho fanakorontanana tsy hifantoka amin’izany.
Handrasana ny fanapahan-kevitry ny HCC, izay tompon’ny teny farany amin’ity raharaha ity.
Herimanana Razafimahefa: teny amin’ny HCC nisintona ny taratasy fandavana ny ho Président de la République par interim
Teny amin’ny HCC ny Filohan’ny Sénat Herimanana Razafimahefa : « Tsy maintsy mandray ny responsabilité-ko aho, ary tsy misy mahasakana ahy amin’izany » hoy izy.
Collectif des candidats! miantso ny HCC hanafoana ilay fanapahana manome ny Gouvernement collegial ny fitantanana ny Firenena par interim.
Porofo mitohaka amin’ny tendany ny fisian’ny « coup d’Etat institutionnel » nataon’ny fitondrana Rajoelina io fijoroan’ny Filohan’ny Antenimierandoholona io, hoy izy ireo.
« Atteinte à la sûreté de l’Etat »: le Collectif des candidats exige le retour à l’Etat de droit, comme préalable à toute élection.
Le général Désiré Ramakavelo en appelle aussi aux autorités compétentes de la Justice malgache pour se saisir d’office et diligenter une enquête concernant ces menaces de mort contre le Président du Sénat, deuxième personnage de l’Etat et de sa famille.
Sénat : Le CNOE réclame le départ de Herimanana Razafimahefa

Le volte-face du président du Sénat a fait couler beaucoup d’encre. Herimanana Razafimahefa perd la cote au niveau de certains acteurs. Les opposants le critiquent depuis quelques jours et les membres influents de la société civile viennent pour ajouter une couche à ces virulences. Ils ont cloué au pilori le dauphin constitutionnel du président de la République quand il a refusé d’assurer l’intérim du président démissionnaire.
Hier, le KMF/CNOE est revenu sur le sujet et veut que Herimanana Razafimahefa démissionne de son poste de président du Sénat. « Il devrait démissionner parce qu’il a délibérément refusé d’assumer ses responsabilités en refusant d’assurer l’intérim du président de la République. C’est une preuve d’abandon », a soutenu le CNOE.
Et de poursuivre que « La dignité des institutions est mise à mal. Elles semblent devenir des marionnettes de l’Exécutif. Bien que ces événements perturbent le déroulement du processus électoral, selon le CNOE, ils ne devraient pas être utilisés comme prétexte pour repousser les dates des prochains scrutins ». Le CNOE veut que les dates du 9 novembre et 20 décembre, fixées par la commission électorale, soient maintenues. La mise en place d’une transition est également rejetée par le CNOE. De ce fait, cette organisation de la société civile revendique l’impartialité du gouvernement pendant le processus électoral.
(source: Rija R. – Midi M/kara)
Parlement : Herimanana Razafimahefa en Turquie et au Maroc
Après avoir participé à Istanbul – Turquie, à la conférence parlementaire mondiale sur la migration et les réfugiés, le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa s’est rendu, à Rabat – Maroc, à la 28ème Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie les 23 et 24 juin.
Les parlementaires africains francophones se sont concertés sur les grands défis de l’Afrique francophone afin d’impulser des actions francophones et internationales en faveur du continent africain, dans les domaines de la démocratie, de la Zone de libre-échange de l’Afrique, de la participation des femmes à la vie politique et socio-économique des Etats africains francophones, de l’implication effective des parlementaires de l’Afrique francophone aux questions de l’environnement et du changement climatique.
Le président du Sénat a rappelé que la solidarité francophone des Etats africains est nécessaire pour lutter ensemble contre le dérèglement climatique et pour bénéficier des financements internationaux s’y rapportant.
Herimanana Razafimahefa nouveau Président du Sénat

Une nouvelle page s’est tournée au Sénat. Herimanana Razafimahefa devient le nouveau président du Sénat. Il succède ainsi à Rivo Rakotovao au perchoir de la chambre haute. Ce sénateur élu dans la province d’Antananarivo sous les couleurs de la plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRMAR) est le seul candidat à la présidence du Sénat. Il a obtenu 18 voix sur 18.
Le nouveau président du Sénat est un fidèle compagnon du président Andry Rajoelina. Il était son porte-parole lors de la dernière élection présidentielle. Durant la Transition de 2009-2013, l’ancien cadre du parti Grad Iloafo faisait partie des membres de la haute autorité de la Transition (HAT) malgré son appartenance à un parti politique pro- Ravalomanana à l’époque, puis Conseiller supérieur de la transition. Cette confiance lui a beaucoup marqué dans sa carrière politique. Depuis, il ne quitte plus le leader du mouvement « orange » et devient jusqu’à ce jour l’un de ses plus fidèles collaborateurs.
Avant son élection au Sénat, cet économiste de 64 ans, était secrétaire général du ministère de l’Education nationale. Avec son accession au perchoir, Andry Rajoelina a réussi à placer un homme de confiance au sein de la Chambre haute. Puisqu’il ne faut pas oublier que ce sera le président du Sénat qui le remplacera lorsqu’il aura à démissionner dans le cas où il sera candidat à sa propre succession lors de la prochaine échéance présidentielle, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.
La Chambre haute entre dans une nouvelle époque. Elle sera monochrome à dominance orange. Si pendant deux ans, les parlementaires d’Anosikely ont joué les trouble-fêtes, maintenant, les nouveaux sénateurs ouvrent un boulevard à l’Exécutif.
« Le développement du pays va connaître un nouvel essor, notamment pour les communes. Le mode de travail des institutions va être harmonisé. Il n’y aura plus de blocage systématique au niveau du Sénat », avait déclaré Herimanana Razafimahefa lors de la publication des résultats provisoires des Sénatoriales au siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Alarobia au mois de décembre. Le ton est ainsi donné.

