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Indice de perception de la corruption – Légère amélioration du classement de Madagascar

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Avec une note de 25/100, Madagascar améliore son classement dans l’Indice de perception de la corruption. Le pays est, toutefois, encore loin de la moyenne africaine et surtout de ses objectifs pour l’horizon 2024.

Ketakandriana Rakotoson détaillant le rapport de Transparency Inernational, hier au Le Pavé.

Peut mieux faire. Telle est l’appréciation par rapport à la performance de Madagascar sur l’Indice de perception de la corruption (IPC), publiée, hier. Avec une note de 25/100, la Grande améliore son score d’un point, par rapport à l’année dernière. Elle gagne, également, neuf places dans le classement mondial et se hisse au 149e rang.

Initié par Transparency international (TI), l’IPC note et classe cent quatre-vingt pays en fonction du degré de corruption dans le secteur public, perçu par « les experts et les chefs d’entreprise ». L’IPC découle d’une combinaison de treize enquêtes et évaluations faites autant d’entité de renommer mondiale. Le classement publié, hier, « rapporte la perception de la corruption pour l’année 2019 », précise Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de TI-initiative Mada­gascar (TI-M).

L’année 2020, marquée par la gestion de la crise sanitaire n’est pas encore prise en compte dans l’IPC publié, hier. Pour l’année 2019 donc, la perception de la corruption à Madagascar a légèrement baissé. Ce qui a eu pour effet d’améliorer son score et son classement. La précédente note de Madagascar a été de 24/100, le plaçant à la 158e position. Cette légère amélioration s’explique par la bonne note reçue par la Grande île en matière de démocratie et de stabilité politique.

Renforcer l’existant

L’année 2019 a bénéficié de l’aura de l’issue apaisée et républicaine de l’élection présidentielle de 2018. L’autre raison de cette amélioration de la note de la Grande île, est l’engagement pris publiquement par Andry Rajoelina, président de la République, de lutter contre la corruption.

Durant la présentation du classement de Mada­gascar, hier, TI-M a rappelé l’engagement fait par le Chef de l’Etat, lors de son investiture, le 19 janvier 2019. « Soyez assurés que je mettrais en place des corps de contrôle indépendants pour combattre la corruption et veiller à l’orthodoxie financière dans tous les services de l’administration et les sociétés d’État », avait alors déclaré Andry Rajoelina.

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