L’esquisse d’un « partenariat économique » proposée par l’administration Trump apparaît comme une vassalisation en règle de l’Ukraine, qui transférerait les droits sur toutes ses ressources et ses infrastructures.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d’une conférence de presse, à Kiev, le 28 mars 2025. GENYA SAVILOV/AFP
Pressée de faire main basse sur les ressources naturelles de l’Ukraine, l’administration américaine a remis à Kiev une nouvelle version de l’accord sur les minerais stratégiques, que le gouvernement ukrainien examine de près. Les discussions se poursuivent et la version finale pourrait varier. « Nous devons obtenir l’avis de nos conseillers juridiques », a déclaré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d’une conférence de presse, vendredi 28 mars, laissant entendre que le document ne serait pas signé aussi vite que Washington le souhaitait, soit « d’ici à la semaine prochaine », c’est-à-dire entre le 31 mars et le 6 avril, selon le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent.
Interrogé sur la teneur du nouvel accord, M. Zelensky a semblé marcher sur des œufs, évoquant de façon imprécise « beaucoup de choses qui n’avaient pas été discutées et certaines qui avaient déjà été rejetées par les parties ». Il s’est montré ferme sur un point : les aides accordées à son pays par la précédente administration américaine sont un don et non une dette, conformément à ce qui avait été convenu avec l’ancien président, Joe Biden.
A l’inverse, l’actuel président, Donald Trump, considère qu’il s’agit d’une dette. Il exige donc que l’Ukraine rembourse « la totalité de l’aide américaine, budgétaire, militaire, humanitaire, fournie après l’invasion russe à grande échelle en 2022 », selon la nouvelle version de l’accord, publiée par l’agence Bloomberg et des médias ukrainiens.