One Planet Summit Paris
One Planet Summit à Paris pour trouver de l’argent vert
Pour le deuxième anniversaire de l’accord de Paris, le président de la République Emmanuel Macron a invité en France plusieurs chefs d’État, patrons de grandes entreprises et fonds d’investissement pour parler « finance verte ». L’idée du One Planet Summit est de trouver des moyens sur le terrain économique pour soutenir les transitions énergétiques. C’est aussi une opération politique.
« Le défi est immense. Nous devons tout faire pour le relever », a déclaré le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama, président de la 23e Conférence de l’ONU sur le climat (la COP 23 a eu lieu à Bonn en novembre 2017), insistant sur l’importance des financements publics et privés, à l’ouverture de la réunion organisée à Paris et intitulée One Planet Summit. Le président français Emmanuel Macron a lancé l’idée du sommet après l’annonce par Donald Trump du retrait américain du pacte historique de 2015 contre le réchauffement climatique, signé lors de la COP 21.
Quelques heures avant l’ouverture de la réunion, le chef de l’État français a de nouveau interpellé, dans une interview à la chaîne américaine CBS, son homologue américain sur sa « responsabilité face à l’histoire », tout en se disant « assez certain » que Donald Trump « va changer d’avis dans les mois ou les années à venir ».
« Il faudra 3.500 milliards de dollars chaque année pendant 30 ans. »
L’accord vise à contenir la hausse de la température sous le seuil critique de 2 °C, mais, sur la base des engagements pris par les États, la planète se dirige toujours vers +3 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Déjà, une hausse de moins de 1 °C a suffi à provoquer davantage de précipitations, le rétrécissement de la banquise et l’augmentation du niveau moyen des océans.
Pour réduire les gaz à effet de serre et atteindre les objectifs, il faudra des investissements massifs. « L’Agence internationale de l’énergie estime qu’il faudra en moyenne 3.500 milliards de dollars (d’investissements dans le secteur énergétique) chaque année pendant 30 ans pour contenir l’augmentation des températures à un minimum de 2 °C », a souligné le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim juste avant ce One Planet Summit.