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Présidentielle américaine 2024 : à Philadelphie, un bus de républicains contre Trump
Les passagers, réunis par Republicans against Trump, s’apprêtent à parcourir la Pennsylvanie, Etat-clé pour départager Kamala Harris et l’ancien président républicain le 5 novembre, puis le Michigan. Ils expliquent pourquoi ils ne veulent plus voter pour Donald Trump.

Une soirée de campagne américaine. Un spectacle politique fait de bons mots, d’improvisations, mais aussi d’analyses sérieuses, devant un public cultivé et acquis. Jeudi 17 octobre, la salle du théâtre des arts vivants à Philadelphie (Pennsylvanie) affichait complet pour un événement de résistance anti-Trump, organisé par le site conservateur The Bulwark. Sur scène, discutaient en toute complicité le vétéran Bill Kristol – qui fut longtemps l’incarnation des faucons néoconservateurs – ainsi que Sarah Longwell et Tim Miller, bons clients des chaînes d’information, nouvelle génération percutante et insaisissable entre expertise et militantisme.
Dans la salle, plus de deux cents personnes approuvaient les traits d’esprit contre l’ancien président, à nouveau candidat. Toutes ne venaient pas de cette Pennsylvanie si disputée, offrant dix-neuf grands électeurs à son vainqueur, le 5 novembre. Il y avait là aussi les passagers d’un bus s’apprêtant à parcourir l’Etat, avant de se rendre dans le Michigan. Des passagers réunis par Republicans against Trump, une initiative portée par Sarah Longwell et financée par un comité d’action publique richement doté. Elle vise à diffuser les témoignages d’électeurs républicains ayant voté pour Donald Trump par le passé mais décidés aujourd’hui à lui faire barrage. Republicans against Trump consacre plus de 10 millions de dollars (9,2 millions d’euros) dans cette campagne à la seule Pennsylvanie.
« La Pennsylvanie, c’est le facteur décisif, le pivot de tous les pivots, résume Sarah Longwell, qui conduit aussi des études qualitatives avec des indécis. Kamala Harris a réussi à faire une percée chez les électeurs indépendants, qui avaient massivement rejeté les candidatures de Trump et de Biden. Aujourd’hui, beaucoup se demandent s’ils se sentent assez à l’aise avec elle, si elle n’est pas cette progressiste de San Franscisco que dépeint Donald Trump. »