Finance

Affaire SMGD : l’ancien DG de la CNaPS incarcéré et plusieurs responsables placés sous contrôle judiciaire

Publié le

(©madagascar-tribune.com)

Les décisions des juges du Pôle anti-corruption (PAC) sont tombées ce vendredi matin concernant l’affaire SMGD. Après avoir entendu les concernés depuis la fin de la journée de jeudi et durant toute la nuit, le tribunal a décidé de placer en détention provisoire l’ancien directeur général de la CNaPS, Mamy Rakotondraibe, et de mettre sous contrôle judiciaire la Harilala Ramanantsoa, maire de la Commune urbaine d’Antananarivo, Claudia Andriantsitohaina, épouse de l’ancien maire Naina Andriantsitohaina, Thierry Andriamananony, actuel DG du SMGD, ainsi que trois autres personnes.

Ces décisions font suite à une audition marathon qui a débuté jeudi après-midi et s’est prolongée jusqu’au petit matin. Une vingtaine de personnes étaient convoquées pour répondre aux interrogations des magistrats dans ce dossier lié au prêt de 11 milliards d’ariary accordé par la CNaPS à la SMGD. Autour du PAC, une foule composée de soutiens, d’employés municipaux et de proches s’était rassemblée, signe de l’importance politique et médiatique de l’affaire. Malgré une convocation à 14 heures, les auditions n’ont démarré qu’en fin d’après-midi, après l’arrivée d’un véhicule du Bianco escorté par les forces de l’ordre.

Parmi les personnes entendues figurent Harilala Ramanantsoa, Claudia Andriantsitohaina, plusieurs administrateurs de la SMGD, d’anciens responsables de la CNaPS et la conseillère municipale Clémence Raharinirina, à l’origine de la plainte déposée en 2022. Cette dernière a rappelé que sa démarche visait directement l’ancien maire Naina Andriantsitohaina et les personnes impliquées, selon elle, dans la gestion de la SMGD. Les magistrats se sont particulièrement penchés sur les responsabilités que la maire actuelle aurait assumées au sein de la SMGD et de la Société municipale d’investissement (SMDI) après le départ de son prédécesseur. De son côté, Claudia Andriantsitohaina, placée en garde à vue depuis dimanche à la suite d’une perquisition à son domicile, a été réentendue au cours de la nuit.

Le dossier porte sur un emprunt contracté auprès de la CNaPS pour financer des projets numériques municipaux, montant qui fait également l’objet d’une procédure distincte devant le tribunal du commerce concernant son non-remboursement. Alors que les auditions devraient encore se poursuivre, l’ancien maire Naina Andriantsitohaina, demeure introuvable.

(source: Mandimbisoa – madagascar-tribune.com)

Affaire CNAPS–SMGD – Le maire Harilala Ramanantsoa auditionné par le Bianco

Publié le

Harilala Ramanantsoa (à gauche) et Thierry Andriamananony ont été auditionnés au Bianco.

L’affaire opposant la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNAPS) à la Société municipale de gestion digitale (SMGD) prend une nouvelle tournure. Les investigations du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) s’intensifient avec l’audition de plusieurs personnalités clés, dont la mairesse de la capitale, Harilala Ramanantsoa, le directeur général de la SMGD, Thierry Andriamananony, ainsi que l’ancien directeur général de la CNAPS, Mamy Rakotondraibe.

Ils sont entendus dans le cadre du litige opposant la CNAPS à la SMGD, à la suite du non-paiement du solde des 11 milliards d’ariary empruntés à la Caisse nationale. Comme l’a rappelé l’actuel directeur général de la CNAPS, Vimbina Rahaingonjatovo, il y a une semaine, depuis avril 2024, la SMGD n’a plus versé ses arriérés, dont le montant restant est estimé à 7 milliards d’ariary. Cette situation a conduit la CNAPS à engager une procédure judiciaire, dont le procès, prévu le 22 octobre, a été reporté.

En garde à vue

L’audition de Thierry Andriamananony et de Mamy Rakotondraibe a débuté mardi. Selon une source proche du dossier, ils ont été entendus en même temps que plusieurs membres du conseil d’administration de la SMGD. Depuis, l’ensemble des personnes auditionnées a été placé en garde à vue au siège du Bianco, à Ambohibao, afin de permettre la poursuite de l’enquête. Lire la suite »

Table ronde économique – Les acteurs privés veulent prendre part à la refondation

Publié le

Le secteur privé malgache et l’Union européenne s’unissent pour relancer l’économie. La 8e Table Ronde Économique souligne le rôle des entreprises dans l’emploi, l’innovation et l’investissement.

La 8ᵉ Table Ronde Économique au Radisson Blu Ambodivona.

Le secteur privé malgache et l’Union européenne affichent une volonté commune de soutenir la relance économique. La 8e Table ronde économique (TRE), organisée mardi à Ambodivona, a réuni représentants du gouvernement, entreprises et partenaires internationaux autour des questions de compétitivité et d’amélioration du climat des affaires.

Selon Priscilla Andrianarivo, secrétaire générale du ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé, le poids économique des entreprises demeure déterminant, mais celles-ci « restent confrontées à des défis structurels ». Le ministère dit travailler à des solutions conjointes avec les acteurs concernés.

Le secteur privé représente aujourd’hui plus de 80 % du PIB, 90 % des emplois formels et informels ainsi que 85 % des recettes fiscales, faisant de lui un pilier de la création de richesses et de l’investissement, notamment dans les secteurs innovants et ceux liés à la transition écologique.

Pour le président du Fivmpama, la phase de refondation politique et économique engagée à Madagascar devrait s’accompagner d’un environnement d’affaires plus favorable.

Un partenaire de premier plan

Les difficultés, essentiellement structurelles, nécessitent selon lui une analyse globale, du financement à l’entrepreneuriat.

L’Union européenne a réaffirmé son rôle dans le soutien au tissu privé malgache. L’ambassadeur de l’UE, Roland Kobia, a rappelé que les entreprises européennes ont généré 117 000 emplois directs en 2024 et représentent 40 % des investissements directs étrangers à Madagascar. L’Union dit accompagner le pays pour stimuler la croissance, encourager la création d’emplois et favoriser une économie plus compétitive et responsable.

Les échanges menés lors de cette TRE ont mis en avant plusieurs initiatives liées à la responsabilité sociale et environnementale, à l’innovation ou encore à la formation professionnelle. Les propositions issues des débats seront intégrées au Dialogue public-privé et contribueront à la création d’un Observatoire du secteur privé chargé de suivre les performances économiques et sociales des entreprises.

Par ailleurs, l’accord de partenariat économique entre Madagascar et l’Union européenne est en voie d’achèvement. Il devrait élargir le champ des échanges au-delà des biens de consommation, en incluant les services, les investissements ou les règles d’origine, afin de renforcer les flux commerciaux. L’Europe, qui absorbe plus d’un tiers des exportations malgaches, demeure ainsi un partenaire stratégique pour Antananarivo.

(source: Irina Tsimijaly – lexpress.mg)

Economie – Modernisation du port d’Ehoala – La Douane et QMM collaborent

Publié le

(©laverite.mg)

Plusieurs priorités ont été définies pour moderniser le port de Fort-Dauphin. Ce projet fait suite à une réunion entre la Douane malagasy et QIT Madagascar Minerals (QMM), dans le cadre du Plan stratégique douanier 2025-2029. En effet, les deux parties partagent un objectif commun. Elles veulent rendre les opérations plus efficaces et plus transparentes au port d’Ehoala. Parmi les actions prévues, la création d’un bureau des Brigades douanières à l’intérieur du port constitue une priorité.

« Cette présence permanente permettra un contrôle renforcé des flux de marchandises et garantira le respect des procédures, ainsi que la sécurité des échanges », explique la douane. Une aire de visite couverte et sécurisée sera également aménagée. Elle servira aux contrôles physiques des cargaisons dans de meilleures conditions. « Reliée en temps réel au centre de liquidation du bureau des douanes, cette infrastructure assurera une meilleure traçabilité et une plus grande rapidité dans le traitement des dossiers », ajoute un responsable au sein de l’Administration.

Gestion

Le site destiné au futur scanner portuaire a été identifié. Cet outil de travail issu de la dernière génération permettra une inspection non intrusive des conteneurs. Il facilitera la gestion des risques, réduira les délais de dédouanement et améliorera la fluidité du commerce international. Parallèlement à cela, les procédures douanières au sein du port seront harmonisées. Cette standardisation, alignée sur les normes internationales, simplifiera les démarches, réduira les coûts logistiques et offrira une meilleure prévisibilité aux opérateurs économiques. En travaillant main dans la main, la Douane et QMM posent les bases d’une collaboration durable pour soutenir le développement économique régional. « Grâce à cette modernisation, le port d’Ehoala aspire à devenir un modèle d’efficacité et de transparence. Une étape importante vient d’être franchie pour attirer davantage d’investisseurs et soutenir la croissance du commerce extérieur », conclut notre source.

(source: Carinah Mamilalaina – laverite.mg)

Conjoncture – Recouvrement des bien mal acquis : l’Etat engage deux cabinets internationaux

Publié le

(©madagascar-tribune.com)

Le gouvernement s’offre les services de deux cabinets internationaux pour récupérer les fonds qui devraient revenir dans les caisses de l’État, aussi bien au niveau national qu’international, si on en croit les dires du président de le Refondation, le Colonel Michael Randrianirina, hier lors d’une entrevue au téléphone avec la diaspora malagasy en France où il a abordé les défis de la Refondation.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de préservation du patrimoine national et de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent à Madagascar, affirme-t-il.

A Madagascar, un cabinet norvégien mènera cette mission, a confié l’homme fort du régime, la Norvège étant réputée pour son efficacité dans la lutte contre la corruption. À l’international, un cabinet américain sera mandaté pour retracer les biens mal acquis dissimulés à l’étranger. À cela s’ajoutent les actions déjà entreprises par le ministère de la Justice, dirigé par Fanirisoa Ernaivo, a-t-il conclu.

Lors de sa prise de fonction, Fanirisoa Ernaivo a annoncé vouloir rapatrier sur la Grande île jusqu’à cinq milliards de dollars de fonds et de biens mal acquis placés à l’étranger, en l’espace de deux mois.

(source; madagascar-tribune com)

Qui sont les huit sénateurs démocrates qui ont voté la fin du «shutdown» avec les républicains ?

Publié le

Huit sénateurs démocrates ont rompu avec le parti pour voter avec les républicains et faire avancer une loi visant à mettre fin à la paralysie du gouvernement.

Le sénateur américain Tim Kaine au Capitole à Washington, le 10 novembre 2025. Elizabeth Frantz / REUTERS

Deux d’entre eux prendront leur retraite et aucun des autres n’envisage de se représenter en 2026. Huit sénateurs démocrates ont rompu dimanche soir avec la ligne de leur parti pour voter avec les républicains et mettre fin au blocage budgétaire («shutdown») qui paralyse le gouvernement américain depuis le 1er octobre. La proposition de loi, qui étend le budget actuel jusque fin janvier, a été adoptée lundi à 60 voix pour et 40 contre. En contrepartie, le chef de la majorité républicaine John Thune a promis de permettre un vote en décembre sur l’extension des subventions d’assurance maladie, la principale exigence démocrate.

Le texte doit désormais être débattu et adopté à partir de mercredi à la Chambre des représentants, avant d’atterrir sur le bureau de Donald Trump pour une promulgation qui mettra officiellement fin à la paralysie d’une partie de l’État fédéral.

(source: lefigaro.fr

Projet de loi de Finances – Le secteur privé interpelle le Parlement sur la relance

Publié le Mis à jour le

Les représentants du privé ont présenté leurs observations, réflexions et propositions visant à aligner le texte sur les impératifs de relance économique

Le secteur privé a pris place lundi au sein de l’Assemblée nationale à Antananarivo à l’invitation des parlementaires, pour faire entendre sa voix sur le Projet de loi de Finances initiale (PLFI) 2026. Lors de cette session, les représentants du privé ont présenté leurs observations, réflexions et propositions visant à aligner le texte sur les impératifs de relance économique. A leur tête, Francis Rabarijohn, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), a rappelé que ce sont ces opérateurs économiques qui seront principalement concernés par l’application de ce budget. « Nous sommes venus confronter nos réalités aux décideurs », a-t-il expliqué. L’appel était clair : corriger les iniquités fiscales, rétablir la stabilité des règles et renforcer les incitations à l’investissement. Le secteur privé attend du PLFI 2026 qu’il soutienne réellement la production locale, l’exportation et la création d’emplois, particulièrement dans des filières stratégiques. Les différents groupements sectoriels ont fait part de leurs craintes. Le Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM), par exemple, a dénoncé une « injustice fiscale manifeste ». Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), qui emploie directement jusqu’à 20 % de la population active, a regretté que les orientations budgétaires ne reconnaissent pas suffisamment l’industrie comme pilier du développement. De son côté, le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) a souligné l’instabilité juridique des zones franches, frein majeur à l’emploi. Au-delà des demandes de retouches fiscales, les patrons réclament des mesures incitatives : « La fiscalité doit devenir un outil de développement », a déclaré Francis Rabarijohn, plaidant pour des contreparties et des résultats concrets en termes d’investissement.

Dialogue permanent

Les acteurs du secteur bancaire, agroalimentaire ou touristique ont également mis en avant l’importance d’un dialogue permanent entre le législatif et celui qui devra ensuite appliquer la loi. De leur côté, les parlementaires, incarnés par le député Fidèle Razara Pierre, ont affiché une réelle volonté de collaboration. Le député a toutefois insisté sur la nécessité d’une plus grande transparence, avertissant que le manque de clarté pourrait nuire à l’investissement. Sur le plan économique et budgétaire, le PLFI 2026 se dessine comme un levier crucial pour l’effort de relance. Le texte, présenté à l’Assemblée, prévoit un taux de croissance de 4,8 % et met un accent appuyé sur la modernisation agricole, les investissements énergétiques et le tourisme. Le taux de prélèvement fiscal actuel étant estimé à 11 % du PIB, contre environ 18 % en moyenne dans les pays comparables, l’Etat entend élargir ses ressources tout en mobilisant les acteurs privés. Parmi les mesures phares, figure une augmentation du taux de l’IRSA à 25 % pour les revenus mensuels supérieurs à 4 millions d’ariary. Le secteur privé considère que si la fiscalité doit monter en puissance, elle doit impérativement être assortie d’une stabilité réglementaire, de retours clairs et d’un environnement favorable à l’investissement. Sans cela, « cela risque d’accentuer le déséquilibre et de freiner la compétitivité », selon un économiste local. Au regard de l’importance de l’industrie, de l’aquaculture et des zones franches pour l’économie nationale, la prise en compte des remarques du secteur privé pourrait s’avérer déterminante pour renforcer l’attractivité du pays. Une décision qui pourrait bien faire pencher la balance entre un simple budget et un véritable plan de relance économique.

(source: laverite.mg)