Abdel Fattah Al-Sissi
Neom – Arabie Saoudite: un pont de 25 kms sur la Mer Rouge
Le 8 avril 2016, le roi d’Arabie Saoudite Salmane et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont signé au Caire, un accord pour la construction d’un pont reliant l’Égypte à l’Arabie saoudite. Long de 25 kilomètres, il nécessitera entre 3 et 5 années de travail et coûtera la somme de 6 milliards de dollars.
Projet ambitieux, le pont du détroit de Tiran enjambera la mer Rouge, permettant le développement du tourisme et des échanges commerciaux. Le président de la Chambre de commerce saoudienne Abdel Rahman al-Zamel a estimé un volume entre 150 et 200 milliards de dollars et l’apparition de villes qui vivront grâce au pont qui sera appelé « Pont Salman ».

Le parlement égyptien ouvre la voie à une présidence d’Al-Sissi jusqu’en 2034

Le Parlement égyptien a approuvé, jeudi, l’examen d’une série d’amendements constitutionnels qui permettraient, entre autres, au président Abdel Fattah al-Sissi de se représenter à la présidentielle en 2022 et de maintenir au pouvoir jusqu’en 2034.
Le parlement égyptien a donné jeudi 14 février son accord de principe au projet de réforme constitutionnelle qui permettrait au président Abdel Fattah al-Sissi de rester au pouvoir jusqu’en 2034 et de contrôler plus étroitement l’appareil judiciaire.
Selon le président de l’Assemblée, Ali Abdelaal, 485 des 596 députés ont voté en faveur du projet. La majorité des deux tiers était requise pour son adoption. La réforme va maintenant faire l’objet d’un examen en commission parlementaire, puis d’un nouveau vote au Parlement avant d’être soumis aux Égyptiens dans le cadre d’un référendum, qui devrait avoir lieu avant le second semestre.
De nouveaux pouvoirs au président
Le texte propose de faire passer la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans et de ne pas tenir compte de ceux que le chef de l’État a déjà accomplis, ce qui lui permettrait donc de se maintenir à son poste jusqu’en 2034.
>> À lire aussi : L’Égypte de Sissi, en quête d’influence, prend la tête de l’Union africaine
Il lui confère par ailleurs de nouveaux pouvoirs en matière de nomination des juges et des procureurs. Un amendement prévoit en outre que l’armée a le devoir de protéger « la Constitution, la démocratie, la cohésion fondamentale du pays et sa nature civile ».
Avec Reuters