accord d’aasociation avec Israël

Qu’est-ce que l’accord d’association entre Israël et l’UE que l’Espagne veut rompre ?

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Ce traité, entré en vigueur en 2000, facilite les échanges économiques et politiques entre l’État hébreu et l’Union européenne. Il repose sur une clause essentielle.

Un cadre très contesté et fragilisé depuis la guerre à Gaza. L’Espagne demandera, mardi 21 avril, à l’Union européenne de rompre son accord d’association avec Israël, a annoncé dimanche le Premier ministre Pedro Sánchez, qui s’oppose ouvertement à l’offensive israélo-américaine contre l’Iran et le Liban.

Un gouvernement « qui viole le droit international (…) ne peut être partenaire de l’Union européenne », a fait valoir Pedro Sánchez lors d’un meeting électoral en Andalousie. « C’est aussi simple que cela », a-t-il ajouté.

En réponse, le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar a dénoncé, en espagnol sur X, l’« hypocrisie » du gouvernement de Pedro Sánchez, qu’il accuse d’« antisémitisme ». « Nous n’accepterons pas une lecture hypocrite de quelqu’un qui noue une relation avec les régimes totalitaires qui violent les droits humains comme la Turquie de (Recep Tayyip) Erdogan, le Venezuela de (Nicolas) Maduro », a tancé Gideon Saar.

Faciliter les échanges économiques et politiques

L’accord d’association est un traité signé en 1995 et entré en vigueur en 2000 entre l’Union européenne et Israël. Il établit notamment une zone de libre-échange pour la plupart des biens, notamment industriels et agricoles. L’accord fournit « un cadre juridique et institutionnel approprié pour le dialogue politique et la coopération économique entre l’UE et Israël », souligne la Commission européenne. L’exécutif européen rappelle d’ailleurs que l’UE est le premier partenaire commercial d’Israël.

Au fil des ans, l’accord a été élargi pour intégrer Israël à plusieurs politiques de l’UE, pointe le site spécialisé Toute l’Europe, ce qui permet notamment à l’État hébreu de participer à Erasmus+, facilitant les échanges de jeunes entre Israël et l’Europe.

Cet accord comporte néanmoins une clause essentielle. L’article 2 du texte indique explicitement que le partenariat repose sur « le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques ».

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