Addis Abeba
Herilaza Imbiky : Participation à une formation sur la réforme sécuritaire à Addis-Abeba

Alors que la Grande Île fait face à un défi sécuritaire majeur, Herilaza Imbiky est à Addis-Abeba pour une formation de haut niveau dont la réforme de ce secteur est le principal sujet.
Dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité en Afrique, Herilaza Imbiky, expert malgache reconnu et député de Sainte-Marie, a pris part à une formation pilote organisée par l’Union africaine (UA) les 23 et 24 juillet 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Cette rencontre s’inscrit dans le projet de Note d’orientation opérationnelle (NOO) de l’UA, qui vise à renforcer la supervision et la reddition de comptes dans le secteur sécuritaire. Depuis l’adoption du cadre stratégique en 2013, la réforme du secteur de la sécurité (RSS) est perçue comme un levier crucial pour améliorer les institutions en charge de la sécurité et garantir un contrôle démocratique effectif. L’objectif est de répondre aux attentes légitimes des populations africaines en matière de sécurité et de justice, en transformant en profondeur les structures et mécanismes existants.
Contrôle démocratique
La Commission de l’Union africaine a élaboré cette NOO, fruit de larges consultations menées en 2024 et finalisées début 2025. Elle propose des lignes directrices claires destinées aux États membres, aux communautés économiques régionales ainsi qu’aux mécanismes régionaux, impliquant également les parlementaires, les points focaux RSS et la société civile. Un des axes majeurs de cette réforme est le renforcement de quatre mécanismes de contrôle démocratique : le contrôle gouvernemental, le contrôle parlementaire, la supervision judiciaire et la surveillance indépendante assurée par des institutions civiles. La société civile y occupe un rôle central pour garantir transparence et responsabilité.
Bonnes pratiques
Au cours de cette formation, Herilaza Imbiky et les participants ont renforcé leurs compétences sur la Note d’orientation opérationnelle (NOO), en partageant bonnes pratiques et expériences pour promouvoir la responsabilité des institutions de sécurité. L’objectif est de concrétiser ces mécanismes au profit des populations. Alors que l’Afrique progresse sur le plan institutionnel, la mise en œuvre des réformes reste un défi. La NOO propose une approche concrète pour combler ce fossé. Par son engagement, Madagascar, à travers Herilaza Imbiky, réaffirme sa volonté de contribuer à une sécurité transparente, responsable et respectueuse des droits humains.
(source: Julien R. – Midi M/kara)
L’Union africaine condamne les coups d’État et s’évite un débat houleux sur Israël
Les dirigeants africains ont condamné dimanche « sans équivoque » la récente « vague » de coups d’Etat sur le continent, lors du sommet annuel de l’Union africaine, où les discussions prévues sur l’accréditation controversée d’Israël à l’organisation ont été reportées.

Selon des sources diplomatiques, ce sujet source de vifs débats parmi les 55 Etats membres a été « suspendu » et le débat prévu dimanche après-midi reporté, évitant une crise inédite au sein de l’organisation panafricaine adepte du consensus.
Dans les nombreux sujets de ce sommet à l’agenda chargé, les coups d’Etat qui ont secoué le continent durant l’année écoulée -le dernier au Burkina Faso il y a deux semaines- était inévitables.
Lors de la réunion du Conseil de paix et de sécurité, « chaque dirigeant africain de l’assemblée a condamné sans équivoque (…) la vague de changements anticonstitutionnels de gouvernement », a déclaré son dirigeant Bankole Adeoye.
L’UA « ne tolèrera aucun coup d’Etat militaire sous quelque forme que ce soit », a-t-il ajouté, rappelant que tous les pays ayant connu des putschs ont été suspendus.
« A aucun moment dans l’histoire de l’Union africaine, nous n’avons eu quatre pays suspendus en en 12 mois: le Mali, la Guinée, le Soudan et le Burkina Faso », a-t-il ajouté.
Dans un discours samedi, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, avait également évoqué la « funeste vague » de coups d’Etat et souligné des « liens de causalité connus » avec le terrorisme.
Débat suspendu
L’UA a en revanche choisi de ne pas afficher ses dissensions sur le sujet hautement sensible de l’accréditation d’Israël.
Cette décision prise en juillet par Moussa Faki divise l’organisation.
Plusieurs Etats membres, dont l’Afrique du Sud et l’Algérie, se sont insurgés, estimant que ce choix va à l’encontre des déclarations de l’organisation soutenant les Territoires palestiniens.
Les deux pays ont fait pression pour inscrire ce sujet à l’ordre du jour du sommet. Un débat était prévu dimanche après-midi. Il a été « suspendu », ont indiqué des sources diplomatiques à l’AFP, et un comité va être créé « pour étudier la question ».
Ce comité comprendra l’Afrique du Sud et l’Algérie mais aussi le Rwanda et la République démocratique du Congo, qui soutiennent la décision de Faki, ainsi que le Cameroun et le Nigeria, selon les diplomates interrogés.
Ce report évite la possibilité d’un vote qui, selon de nombreux analystes, aurait pu provoquer une scission sans précédent dans l’histoire de l’UA, qui fête ses 20 ans.
Dans un discours samedi, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh avait demandé aux dirigeants africains de retirer l’accréditation d’Israël.
Moussa Faki avait, lui, défendu son choix et appelé à « un débat serein ».
Il a assuré que l’engagement de l’UA dans la « quête d’indépendance » des Palestiniens était « immuable et ne peut que continuer à se renforcer ». Mais l’accréditation d’Israël peut constituer, selon lui, « un instrument au service de la paix ».
(source: ln24.be)
L’Ethiopie veut faire oublier la guerre en accueillant le sommet de l’Union africaine
Le premier ministre Abiy Ahmed a milité pour que les chefs d’Etat africains se réunissent en présentiel à Addis-Abeba samedi 5 et dimanche 6 février.

Comme chaque année au moment du sommet de l’Union africaine (UA), les drapeaux des cinquante-cinq Etats membres pavoisent les avenues d’Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie où siège l’institution. Pour cette édition, qui se tient samedi 5 et dimanche 6 février, les autorités éthiopiennes y ont ajouté une touche nouvelle avec des affiches géantes au ton plus politique.
« L’Afrique mérite un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies », revendique l’une d’elles, tandis qu’une autre proclame : « Nous aspirons à un continent uni. » Le hashtag #NoMore (« assez ») est, lui, omniprésent. Ce slogan, lancé par Addis-Abeba pour contrer les pressions internationales lors de la guerre civile éthiopienne, est aussi conçu comme un symbole du panafricanisme.
Après un précédent sommet de l’UA organisé de façon virtuelle en 2021, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déployé beaucoup d’efforts pour un événement « en présentiel », plutôt que le format hybride initialement privilégié. « Abiy Ahmed a fait un lobbying intense pour que le sommet se déroule physiquement à Addis-Abeba », confirme une source proche de l’organisation continentale.
Le leader éthiopien cherche à redorer son blason, entaché par le conflit dans la province du Tigré, où de possibles crimes contre l’humanité auraient été perpétrés selon une enquête des Nations unies. Avec la venue des chefs d’Etats africains en Ethiopie, « il s’agissait pour lui d’envoyer un message fort sur la fin de la guerre et son contrôle de la situation », poursuit cette source.
« Vague de détentions à motivation ethnique »
En effet, après une avancée rapide des rebelles des Forces de défenses tigréennes (TDF) qui se sont approchés à moins de 200 kilomètres d’Addis-Abeba en novembre 2021, une contre-offensive gouvernementale a forcé l’insurrection à se replier en direction du Tigré, dans le nord du pays.
Les derniers mois ont été périlleux pour le lauréat du prix Nobel de la paix 2019. Face à la progression des TDF, de nombreux pays ont évacué leurs ressortissants en catastrophe et le premier ministre s’est mué en chef de guerre. Il a enfilé l’uniforme militaire pour se rendre au front et soutenir les troupes.
L’état d’urgence décrété par son gouvernement début novembre a débouché sur une importante série d’arrestations, visant des milliers de personnes d’origine tigréenne, qualifiée par Amnesty International de « vague de détentions à motivation ethnique ». En raison de ces violations des droits humains, les États-Unis ont exclu l’Ethiopie de l’accord commercial de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act).
En difficulté auprès de ses anciens alliés occidentaux, le premier ministre compte bien utiliser ce 35e sommet de l’UA comme une vitrine de la normalisation de la situation en Ethiopie. « Accueillir le sommet a beaucoup d’implications, notamment réaffirmer la paix et la stabilité en Ethiopie, réaffirmer notre engagement envers le continent et montrer à nos frères africains les bonnes conditions actuelles dans le pays, déclarait-il sur son compte Twitter le 16 janvier. De plus, nous [l’Ethiopie] allons bénéficier financièrement de ce sommet. »
La guerre du Tigré est un échec
Éthiopie: au moins 239 morts dans les émeutes de la semaine dernière
Ces violences ont été consécutives à la mort d’un chanteur populaire issu de l’ethnie oromo (celle du Premier ministre, Abiy Ahmed).

Au moins 239 personnes ont été tuées dans les manifestations et heurts communautaires qui ont secoué la semaine dernière l’Éthiopie, après le meurtre d’un populaire chanteur appartenant à l’ethnie majoritaire oromo, selon un décompte basé sur des chiffres fournis par la police.
«En raison des troubles qui ont agité la région, neuf policiers, cinq membres de milices et 215 civils ont perdu la vie», a annoncé ce mercredi 8 juillet sur la télévision d’État le chef adjoint de la police de la région Oromia. La police d’Addis Abeba avait auparavant indiqué que 10 personnes avaient trouvé la mort dans la capitale.
(source: Le Figaro)
L’Union européenne pour un nouveau partenariat avec l’Afrique
Ursula von der Leyen et plusieurs commissaires européens vont discuter de la stratégie de l’Union européenne pour l’Afrique avec leurs homologues de l’Union africaine.
C’est déjà le deuxième voyage officiel de la nouvelle présidente de la Commission européenne au siège de l’Union africaine. Cette fois, elle sera accompagnée de 22 des 27 commissaires européens, pour un sommet avec leurs homologues de l’UA.
Ces visites à Addis Abeba témoignent de l’importance qu’accordent les institutions européennes à l’Afrique, avec laquelle Bruxelles souhaite multiplier les « partenariats » dans le cadre de sa nouvelle stratégie.
« Partenariat d’égal à égal »
Les temps changent, il ne suffit plus aux Européens d’arriver pour annoncer une série de mesures ou des plans à destination de l’Afrique, il faut désormais aussi savoir écouter les besoins et les exigences des partenaires africains.
Voilà comment on pourrait résumer la nouvelle ligne de Bruxelles qui veut une relation davantage axée sur les intérêts politiques et économiques réciproques que sur l’aide au développement.
La Commission européenne a établi une ébauche de stratégie pour l’Afrique qui sera discutée ce jeudi 27 février à Addis-Abeba et présentée officiellement le 4 mars.
UA – Addis Abeba: première sortie du président Andry Rajoelina
Le nouveau président malagasy a assisté ao 32ème Sommet de l’Union Africaine à la tête d’une délégation composée; entre autres, de Naina Andriantsitohaina, Ministre des Affaires Etrangères, et de Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, Ministre de la Communication et de la Culture.