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Bolsonaro: le Maroc est un partenaire « stratégique » pour le Brésil
Le Maroc est un partenaire « stratégique » pour le Brésil, a affirmé, lundi, le Président de ce pays sud-américain, Jair Bolsonaro, qui s’est félicité de l’ »important rapprochement politique » entre les deux pays.

Bolsonaro, qui intervenait par visioconférence lors du Forum économique Brésil-Pays arabes, a souligné que le Maroc est un fournisseur « essentiel » d’engrais et de fertilisants pour l’agro-business brésilien, rappelant l’accord de facilitation des investissements signé en 2019 entre le Royaume et le Brésil.
« Le Maroc, avec lequel nous vivons un rapprochement politique important, constitue un partenaire stratégique pour le Brésil et pour notre agriculture, en ce qu’il est un fournisseur incontournable d’engrais », a-t-il dit.
D’autre part, le président brésilien a estimé que les relations entre le Brésil et les pays arabes vivent leur « meilleur moment historique ». « La qualité des relations politiques nous permettent d’ouvrir de nouveaux espaces de coopération dans des secteurs stratégiques comme la science, la technologie, l’innovation et l’énergie », a-t-il insisté.
La coopération a eu des retombées positives sur le développement et l’investissement, a ajouté Bolsonaro, saluant la dynamique marquant les investissements arabes au Brésil.
La Ligue arabe condamne l’ouverture par le Brésil d’un bureau commercial à Jérusalem

LE CAIRE, 19 décembre (Xinhua) — La Ligue arabe a condamné jeudi la décision du Brésil d’ouvrir un bureau commercial dans la ville contestée de Jérusalem.
Cette décision enfreint le droit international et la résolution sur la légitimité internationale concernant le statut légal de Jérusalem, a déclaré la Ligue arabe dans un communiqué à l’issue d’une réunion extraordinaire au niveau des représentants permanents au Caire.
Cette « action unilatérale et illégale » montre une partialité en faveur d’Israël et soutient « les politiques illégales [de l’Etat hébreu] visant à contrôler la région occupée de Jérusalem-Est », a ajouté cette organisation panarabe.
La Ligue arabe a également mis en garde que les mesures politiques, diplomatiques et économiques concrètes seraient prises contre les décisions de tout pays souhaitant porter atteinte au statut légal de Jérusalem.
Dimanche, le Brésil a ouvert un bureau commercial à Jérusalem et annoncé son intention de déplacer son ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem l’année prochaine.
Israël a capturé Jérusalem-Est lors de la guerre au Moyen-Orient en 1967, et l’a annexé par la suite, revendiquant toute la ville de Jérusalem comme sa capitale indivisible, tandis que les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur Etat.
Brésil : l’ancien président Lula da Silva est sorti de prison
Un retour sous les vivas. L’ex-président brésilien Lula a été libéré vendredi 8 novembre, accueilli par une véritable marée rouge de militants de gauche à sa sortie de prison à Curitiba (sud), après plus d’un an et demi d’incarcération. Il a été libéré au lendemain d’un arrêt de la Cour suprême.
Portant une veste sombre, Luiz Inacio Lula da Silva, 74 ans, est sorti à pied, souriant aux côtés de sa compagne, la sociologue Rosangela da Silva, embrassant chaleureusement des sympathisants et saluant la foule d’un poing levé.
Direction Sao Paulo
« Je veux continuer à lutter pour améliorer la vie du peuple brésilien », a lancé l’ancien président devant le siège de la police fédérale de Curitiba, où il a été incarcéré plus d’un an et demi pour corruption.
« Le peuple a de plus en plus faim, il est au chômage, le peuple travaille pour Uber ou livre des pizzas », a lancé Lula, qui avait pu, au cours de ses deux mandats (2003-2010) extraire près de 30 millions de Brésiliens de la pauvreté dans une période de forte croissance économique.
Vous avez apporté « la démocratie dont j’avais besoin pour résister aux canailles du côté pourri de l’Etat brésilien, de la justice brésilienne, qui a tout fait pour criminaliser la gauche », a poursuivi l’ancien chef d’Etat.
Après ce premier bain de foule à Curitiba, Lula doit se rendre près de Sao Paulo, au syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, où il était resté retranché avec ses partisans avant de se rendre aux autorités pour commencer à purger sa peine en avril 2018.
Au Brésil, après Lula, l’ex-président Temer est emprisonné pour corruption
Placé en détention préventive, il aurait été le récipiendaire d’un pot-de-vin versé en 2014 par des entreprises du secteur de l’énergie.

Quelques minutes avant son arrestation, Michel Temer s’était étonné de voir tant de monde devant sa résidence du quartier huppé d’Alto de Pinheiros, à Sao Paulo, au Brésil. L’ancien président, arrivé au pouvoir à la suite de l’impeachment (destitution) de Dilma Rousseff en 2016, vivait paisiblement, selon ses proches, « avec le sentiment du devoir accompli », depuis qu’il avait transmis son écharpe présidentielle, le 1er janvier, au chef de file de l’extrême droite, Jair Bolsonaro. Cible d’une dizaine d’enquêtes liées à des affaires de corruption, l’homme de 78 ans a été arrêté, jeudi 21 mars, sur ordre du juge de Rio de Janeiro Marcelo Bretas dans le cadre de l’opération « Lava Jato » (lavage express).
« Michel Temer est le chef d’une organisation criminelle, un homme qui a occupé pendant au moins deux décennies bon nombre des postes les plus importants de la République et qui s’est servi de son pouvoir politique pour transformer les divers bras armés de l’Etat brésilien en machine à collecter les pourboires », écrit le juge. Criant son innocence, l’ancien président a qualifié son emprisonnement de « barbarie », tandis que le MDB s’étonnait de cette « précipitation ». « Chacun répond de ses actes », a pour sa part commenté Jair Bolsonaro en déplacement au Chili.
Portrait de Jair Bolsonaro, officiellement élu président du Brésil
Discours du nouveau président de l’extrême droite
Au Brésil, Lula condamné à 12 ans de prison en appel
Les trois juges de la cour d’appel ont confirmé la condamnation de l’ancien président pour corruption et blanchiment d’argent et ont alourdi sa peine.

Luiz Inácio Lula da Silva vient d’essuyer un sérieux revers. Alors que le procès était déjà en cours, il affirmait avoir « la conscience tranquille » et prévoyait une victoire au tribunal sur un score de 3 à 0 en sa faveur. Quelques heures plus tard, les trois magistrats de la cour d’appel de Porto Alegre lui ont pourtant infligé une sévère défaite sur ce score cinglant de 3 à 0. Pire encore, la peine de Lula a été alourdie : au lieu des 9 ans et demi infligés en première instance , le héraut de la gauche latino-américaine est désormais condamné à 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent. Lula est accusé d’avoir reçu des avantages en nature (un appartement en bord de mer) dans le cadre du scandale Petrobras , l’entreprise pétrolière publique.
Mais selon le juge Gebran Neto, le système de corruption mis en place sous l’administration Lula (2003-2010) dépasse de loin le cadre de Petrobras et risque de remettre en cause « la stabilité démocratique » du pays en raison de ses conséquences sur le système politique. « Ce n’est pas seulement le patrimoine de Petrobras qui est en jeu, ce qui est en jeu c’est l’état démocratique de droit et la République elle-même… C’est pour cela que je décide d’alourdir la peine », a-t-il indiqué.
Ses deux autres collègues ont également proféré des accusations très dures à l’égard de l’ancien chef de l’Etat. « Le président s’est porté garant d’une organisation criminelle », a assuré Leandro Paulsen. Au delà de l’appartement en bord de mer dont il aurait été le bénéficiaire occulte, « c’est la question de la participation de Lula dans le système de corruption ‘Lava Jato’ (lavage express) qui devient évident », a affirmé le magistrat.
«Renforcer » sa candidature à la présidence
La décision de la justice a été accueillie avec joie par les manifestants « anti-Lula » rassemblés à São Paulo sur l’avenue Paulista, alors que l’ancien chef de l’Etat était épaulé par ses partisans au siège du syndicat des métallurgistes en banlieue.
Les partisans de Lula prenaient ensuite la direction de la place de la République pour un nouveau meeting en solidarité à leur chef de file. Et dès jeudi, le parti des Travailleurs (PY) va « renforcer la candidature de Lula à la présidence » en présence de Lula lui-même et de sa successeure, Dilma Rousseff, en vue du scrutin d’octobre.
Alors que la présidente du PT, Gleisi Hoffmann, appelait ses militants à « radicaliser » leurs actions, les avocats de Lula devraient intenter un nouveau recours pour éviter que leur client soit placé en détention, mais les juristes affirment que le vote unanime des magistrats contre lui vont limiter leur rayon d’action après le rejet de cette procédure d’appel.
Marcelo ODEBRECHT : Prison luxueuse pour un corrupteur et un corrompu brésilien

Symbole d’un méga-scandale de corruption qui ébranle l’Amérique latine, le magnat brésilien du BTP Marcelo Odebrecht est sorti mardi de sa cellule de prison de 12 m2 pour purger le reste de sa peine dans sa luxueuse villa de Sao Paulo.
L’assignation à résidence de l’ancien PDG du groupe a commencé alors que de nouvelles révélations secouaient l’empire familial.
Équipé d’un bracelet électronique avant sa sortie de la prison de Curitiba (est), Marcelo Odebrecht est parti en avion pour son domicile de Sao Paulo (sud-est), où il est arrivé dans l’après-midi Lire la suite »
Brésil: l’ancien président Lula condamné à neuf ans et demi de prison

L’ancien président brésilien Luis Inacio « Lula » da Silva a été condamné mercredi à neuf ans et demi de prison dans la première des cinq affaires de corruption le concernant, mais restera en liberté jusqu’à son procès en appel, selon un document judiciaire.
Le juge Sergio Moro l’a reconnu coupable d’avoir accepté 3,7 millions de reals de la part de l’entreprise d’ingénierie OAS qui, selon le parquet, lui ont permis de rénover un appartement de la station balnéaire de Guaruja en remerciement de son intervention pour l’attribution de contrats avec la compagnie pétrolière publique Petrobras. L’ancien président envisage de se représenter à la prochaine élection présidentielle.
(Avec Reuters)
Crise politique au Brésil: le président Temer retire l’armée de Brasilia
Son décret controversé n’aura pas tenu 24 heures: le président brésilien Michel Temer a retiré jeudi les troupes déployées la veille pour contenir des manifestations violentes, un revirement qui renforce la sensation de fragilité de son gouvernement.
Acculé par de graves accusations de corruption, le chef d’État âgé de 76 ans, dont le mandat ne tient qu’à un fil, a dû faire marche arrière dès jeudi matin.

Cette mesure extrême avait déclenché une pluie de critiques dans un pays encore marqué par les années de plomb de la dictature militaire (1964-1985).
Au total, 1.500 soldats avaient été déployés mercredi après-midi, en raison des heurts qui avaient éclaté lors d’une grande manifestation réclamant la démission du président et la fin des mesures d’austérité promues par le gouvernement.
Jugement décisif
Une enquête pour corruption passive et entrave à la justice a été ordonnée par la Cour suprême, et 16 motions ont été déposées pour tenter d’obtenir sa destitution.
La dernière en date a été déposée jeudi par l’Ordre des avocats du Brésil, qui avait joué un rôle important l’an dernier lors de la destitution de la dirigeante de gauche Dilma Rousseff, remplacée alors par le conservateur Michel Temer, qui était son vice-président.
Mais pour de nombreux parlementaires, le destin de M. Temer devrait être scellé par le Tribunal supérieur électoral (TSE), qui juge à partir du 6 juin des irrégularités dans le financement de sa campagne aux côtés de Mme Rousseff en 2014.
Brésil: le calvaire de Dilma Roussef destituée
Dilma Rousseff a été éloignée du pouvoir à la suite du vote des sénateurs dans la nuit du 11 au 12 mai. Elle vit désormais recluse dans la résidence présidentielle de Brasilia, pendant les 180 jours de son procès, menacée de perdre son mandat si elle est finalement jugée coupable de « crime de responsabilité » par le Sénat.

Remplacée par Michel Temer, son vice-président, la successeure de Luiz Inacio Lula da Silva est accusée d’acrobaties comptables ayant aidé à sa réélection en 2014. Ses « pédalages budgétaires », auraient camouflé la réalité des finances publiques brésiliennes et creusé dangereusement le déficit en 2015.
Inquiétude en Amérique latine
Cet événement suscite l’émoi en Amérique latine. Le nouveau chef d’Etat argentin Maurico Macri, de centre droit, s’est dit préoccupé pour la stabilité politique du Brésil. Tandis que le président du Salvador refusait, samedi, de reconnaître la légitimité du président par intérim. Voix détonnante dans la région, l’écrivain péruvien, Mario Vargas Llosa, candidat à la présidence de son pays en 1990 à la tête d’une coalition de centre droit, jugeait l’événement « positif pour la démocratie », saluant la déroute de gouvernements populistes en Amérique latine, dont celui de Mme Rousseff.
« Pour les observateurs étrangers, la légèreté avec laquelle la destitution du président de la République – une véritable bombe atomique dans un régime présidentialiste – est minimisée ne manque pas d’étonner. Si tous les dirigeants impopulaires ou jugés incompétents dans les démocraties modernes étaient destitués, peu finiraient le mandat qui leur a été attribué par le suffrage universel », souligne l’historienne Armelle Enders auteure de Nouvelle histoire du Brésil (éditions Chandeigne, 2008) dans un article publié sur le site The Conversation.
Dans un éditorial titré « Make Brazil political crisis worse » (« Aggraver la crise politique au Brésil ») publié moins de 24 heures après l’ouverture du procès en destitution de Dilma Roussef, le New York Times estime lui aussi que la chef d’Etat brésilienne « paie un prix disproportionné » pour ses erreurs.
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