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Niger : l’Union africaine demande la libération de Mohamed Bazoum – Poutine va livrer gratuitement du céréale à 6 pays

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La diplomatie russe a appelé jeudi 27 juillet à un « dialogue constructif et pacifique » et dit souhaiter la « libération rapide » du président nigérien Mohamed Bazoum, séquestré à Niamey par des militaires qui affirment l’avoir renversé.

Les ports du Danube, fragile alternative aux terminaux céréaliers de la mer Noire

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Les ports aménagés le long du fleuve permettent d’écouler une partie de la production de céréales

Deux navires entrent dans le canal de Sulina, l’un des points de déversement du Danube vers la mer Noire, à Sulina, dans le sud-est de la Roumanie, le 8 juin 2022. DANIEL MIHAILESCU / AFP

Le refus par Moscou de prolonger l’initiative céréalière de la mer Noire n’est pas une surprise pour les Ukrainiens, habitués au chantage que font peser les Russes sur cet accord depuis son lancement il y a un an. Dans le Boudjak, la partie ukrainienne de la Bessarabie, dans le sud-ouest de l’Ukraine, une région enclavée entre la Moldavie, la Roumanie et la mer Noire, on s’est habitué depuis le début de la guerre en février 2022 à voir défiler des dizaines de milliers de camions chargés de maïs, de blé ou d’huile de tournesol.

Izmaïl, petite ville portuaire sur les bords de Danube, est ainsi devenue au fil des mois une plate-forme d’exportation comme solution aux grands ports de la mer Noire. Les cargaisons de céréales, arrivées par camions, y sont chargées sur des barges qui descendent le fleuve jusqu’au port roumain de Constanta, où elles sont ensuite transbordées sur un gros navire.

« Avant, Izmaïl était connu pour être un cul-de-sac, raconte une vendeuse de fromages du marché couvert de la ville. Maintenant, tout ce business des céréales nous a ouverts sur le monde. » Projetées au cœur du conflit russo-ukrainien, les marchandes de fromages bulgares ou moldaves ont développé leur propre thermomètre géopolitique. « Les routes d’Izmaïl sont défoncées par le va-et-vient incessant des camions qui rejoignent les terminaux céréaliers de la ville, s’inquiète l’une d’elles. S’il y a tant de camions ici, ça veut dire qu’il n’y a pas d’autres moyens d’exporter le blé. Et ça, ce n’est pas bon signe. »

Même s’ils espèrent à terme une réouverture complète des ports de la mer Noire par où transitaient avant-guerre la plupart des céréales ukrainiennes, de plus en plus de producteurs et de négociants se tournent vers les petits ports du Danube, le long de la frontière roumaine. Une partie de la récolte peut s’écouler par cette filière, sans subir les aléas des contrôles russes auxquels étaient soumis les navires dans le cadre de l’accord céréalier.

Tentative de ne pas se laisser anéantir

L’un des premiers à saisir l’intérêt de cette voie fluviale a été Oleksiy Vadatoursky, fondateur du principal groupe céréalier ukrainien, Nibulon, basé à Mykolaïv, par où étaient exportées 30 % des céréales ukrainiennes. Dès mai 2022, alors que la ville était sous le feu russe et son terminal céréalier bloqué, il s’était rendu à Izmaïl pour lancer la construction d’un terminal alternatif. Rien qui puisse compenser les énormes capacités des ports de la mer Noire, mais une tentative de ne pas se laisser anéantir par la machine russe qui mène sa guerre aussi sur le front économique.

(source: lemonde.fr)

Crimée : Moscou accuse l’Ukraine d’avoir fait passer les drones qui ont attaqué sa flotte par le corridor destiné aux céréales

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Un navire russe au large de la base navale de Sébastopol, en Crimée. Olga MALTSEVA / AFP

La Russie a annoncé ce samedi suspendre sa participation à l’accord assurant la poursuite des exportations de céréales ukrainiennes après une attaque de drones sur sa flotte en Crimée.

La Russie a déclaré dimanche avoir récupéré des débris des drones utilisés pour attaquer sa flotte la veille à Sébastopol en Crimée, assurant qu’ils avaient utilisé le corridor sécurisé dévolu au transport de céréales. «Les drones maritimes se déplaçaient dans la zone de sécurité du ‘corridor des céréales’», a déclaré le ministère russe de la Défense, ajoutant avoir «remonté» des débris de drones depuis la mer.

Certains de ces drones avaient «des modules de navigation fabriqués au Canada» et un drone pourrait avoir été lancé «depuis l’un des navires civils affrétés par Kiev ou ses maîtres occidentaux pour l’exportation de produits agricoles depuis les ports maritimes de l’Ukraine».

L’Ukraine dénonce un «fauxprétexte»

En réaction à cette attaque, qu’elle impute à l’Ukraine et à la Grande-Bretagne, la Russie a annoncé samedi suspendre sa participation à l’accord assurant la poursuite des exportations de céréales ukrainiennes, vitales pour l’approvisionnement alimentaire mondial. L’Ukraine a dénoncé un «fauxprétexte» et appelé à faire pression pour que la Russie «s’engage à nouveau à respecter ses obligations» pour cet accord conclu en juillet sous égide de l’ONU et de la Turquie, le seul entre Moscou et Kiev depuis le début du conflit.

Conséquence directe : les exportations de céréales depuis les ports ukrainiens sont à nouveau «impossibles» en raison du blocus russe, a déploré dimanche le ministre ukrainien de l’Infrastructure. Selon le ministre Oleksandre Koubrakov, un navire chargé de 40 tonnes de céréales aurait dû partir d’Ukraine dimanche pour l’Éthiopie, «mais à cause du blocus du couloir céréalier par la Russie, les exportations sont impossibles», a-t-il indiqué sur Twitter.

Malgré cela, les inspections des cargos chargés de céréales ukrainiennes vont se poursuivre «aujourd’hui et demain» à Istanbul, a annoncé dimanche le ministère turc de la Défense. «Il est prévu de poursuivre l’inspection des navires chargés de céréales qui patientent à Istanbul aujourd’hui et demain», a indiqué le ministère dans un communiqué.
Inquiétude à l’ONU et l’UE

Dimanche, l’UE a «exhorté la Russie à revenir sur sa décision», dans un tweet publié par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Cette décision «met en danger la principale voie d’exportation de céréales et engrais dont on a besoin pour répondre à la crise alimentaire mondiale provoquée par la guerre» en Ukraine, a-t-il insisté. Lire la suite »

Prix record des céréales : la menace d’une crise alimentaire mondiale ?

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Le blé est un incontournable de l’alimentation mondiale. En mars, son prix n’a jamais été aussi élevé. Plusieurs raisons à cela : la guerre en Ukraine perturbe la chaîne d’approvisionnement, l’inflation influe sur le pouvoir d’achat et le dérèglement climatique menace les récoltes.