CIS

Tentative de déstabilisation du régime : Deux milliards d’ariary et des armes saisis par le CIS

Publié le Mis à jour le

Le Central Intelligence Service (CIS) a mis au jour un réseau présumé de déstabilisation politique. Prévue entre le 15 et le 28 novembre, l’opération devait viser directement le pouvoir en place.

Copyright Image : © Fernand Cello

Des renseignements précis, une opération rapide

À peine nommé, le Contrôleur Général de Police Rufin Tolojara Lebiria, nouveau Directeur Général du CIS, a fait face à sa première alerte majeure. « Nous avons été informés hier, vers 15h, d’un projet de déstabilisation du gouvernement. Après recoupement, l’information s’est avérée fondée », a-t-il révélé.
L’enquête, déclenchée en urgence, a mené à une perquisition autorisée par le parquet vers 17h30, en coordination avec la quatrième section de la Brigade Criminelle (BC4). Les enquêteurs ont découvert 2 milliards d’ariary en espèces et cinq armes à feu, dont deux fusils de chasse de forte puissance et trois pistolets. Une saisie jugée « déterminante » par les autorités.

Une enquête sous haute confidentialité

Le lieu exact de la perquisition reste tenu secret pour ne pas compromettre la suite des investigations. D’après une source proche du dossier, les enquêteurs cherchent à identifier les financements et les commanditaires de cette tentative de déstabilisation.
Le DG du CIS appelle la population à coopérer en toute discrétion : « Nous garantissons la confidentialité des renseignements fournis. Seuls les agents du CIS en auront connaissance ». Les premiers résultats des enquêtes seront dévoilés ce matin après la passation officielle du nouveau directeur général.
Cette découverte spectaculaire, sur fond de tensions politiques latentes, révèle l’existence d’un réseau aux moyens financiers considérables. Tout le monde espère toute lumière sur cette affaire pour éviter une nouvelle crise qui risque de déstabiliser la vie quotidienne des malgaches.

(source: moov.mg)


Présidence de la République : Roger Rafanomezantsoa nouveau patron du CIS

Publié le

Le CGP Roger Rafanomezantsoa, nouveau DG du CIS.

Le général Roger Rafanomezantsoa, ancien ministre de la Sécurité Publique, devient le nouveau directeur général du Central Intelligence Service. Sa nomination a été officialisée, hier, à l’issue du conseil des ministres.

Cet organisme rattaché auprès de la Présidence de la République, spécialisé dans l’espionnage et le contre-espionnage, a été dirigé depuis 2018 par le général de division aérienne Jean Adolphe Dominique, beau-frère du Premier ministre Christian Ntsay. Mais cet officier général, retraité depuis 2015, a été limogé, mercredi dernier, par le conseil des ministres.

Avant le général Dominique, le CIS était dirigé par Andreas Roland, un autre policier reconnu pour sa plus grande discrétion. Ce natif de la région Anosy, quant à lui, a fait long feu au sein du CIS.

Syndicat

Le nouveau directeur général de l’Inspection générale de l’Etat, Daniel Randrianarivony, a également été nommé, mercredi dernier, par le conseil des ministres. Cet organisme qui veille à la gouvernance des comptes publics et rattaché à la présidence de la République est secoué par les revendications du syndicat des inspecteurs d’Etat. Les membres de cette organisation déplorent une « dévalorisation du métier d’inspecteur » au niveau de l’administration. Ils ont demandé à rencontrer le président de la République dans ce cadre. Le nouveau directeur général se trouve alors confronté à ces revendications syndicales et aura, aussi, fort à faire pour relever les défis liés à la bonne gouvernance des comptes publics.

Personne de confiance

Deux nouvelles nominations redonnent, en effet, du souffle au niveau de la Présidence de la République. L’Inspection générale de l’Etat et le Central Intelligence Service se dotent de nouveaux directeurs généraux. Le nouveau patron du renseignement rend compte directement auprès du président de la République sur les missions qui sont confiées à son département.

Dans d’autres pays, le poste fait l’objet de beaucoup de convoitises, compte tenu de l’influence et du pouvoir qui seraient à sa disposition. De ce fait, et dans la plupart des cas, il est parfois confié à une personne de confiance du président de la République.  Et depuis récemment, le Central Intelligence Service se retrouve seul en matière de renseignements au niveau de la présidence de la République après la dissolution de l’Office des transmissions militaires de l’Etat (OTME).

Rija R. Midi M/kara