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En direct, Proche-Orient : le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à un processus politique « inclusif » en Syrie, et « mené par les Syriens »
Le point sur la situation, mercredi 18 décembre à l’aube

Les membres du Conseil – dont la Russie, soutien historique de Bachar Al-Assad qui a fui le pays – ont également réaffirmé « leur fort engagement pour la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie et appellent tous les Etats à respecter ces principes ».
- Syrie. Le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à un processus politique « inclusif » et « mené par les Syriens ». Les membres du Conseil – dont la Russie, soutien historique de Bachar Al-Assad qui a fui le pays, et les Etats-Unis – « réaffirment également leur fort engagement pour la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie et appellent tous les Etats à respecter ces principes ».
- Syrie. Des secouristes turcs ont mis fin à leurs recherches pour trouver d’éventuelles personnes détenues dans des cachots souterrains à la prison de Saydnaya, symbole de la répression exercée par le clan Assad. Aucune personne vivante n’a été trouvée, selon le directeur de l’Agence turque de gestion des catastrophes.
- Syrie. Le leader kurde propose une « zone démilitarisée » dans une ville du Nord du pays, sur fond de combats avec des groupes soutenus par la Turquie. Mazloum Abdi, chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes et appuyées par les Etats-Unis, propose d’établir cette zone dans la ville de Kobané, « avec le redéploiement des forces de sécurité sous la supervision et la présence américaine ».
- Syrie. Le groupe radical HTC va dissoudre ses groupes armés pour les fondre au sein de la future institution militaire. Le chef militaire du groupe radical Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), menant la coalition qui a pris le pouvoir en Syrie, a annoncé mardi, dans une interview accordée à l’Agence France-Presse, que « la prochaine étape » serait la dissolution des groupes armés, à commencer par le sien, pour les fondre au sein de la future institution militaire.
- Syrie. Le « conflit n’est pas encore terminé » en Syrie, malgré l’éviction du président Bachar Al-Assad, a averti mardi l’envoyé spécial de l’ONU dans le pays, évoquant des affrontements dans le Nord entre des Kurdes et des groupes soutenus par la Turquie.
- Syrie. L’équipe de diplomates français qui s’est rendue mardi à Damas a demandé aux nouvelles autorités de transition de « poursuivre la lutte contre Daech [EI, organisation Etat islamique] et les autres groupes terroristes », a rapporté le ministère des affaires étrangères français.
- Iran. Le guide suprême de l’Iran a déclaré mardi qu’Israël et les Etats-Unis avaient « totalement tort » de penser que l’« axe de la résistance » soutenu par Téhéran s’était effondré avec la chute du dirigeant syrien Bachar Al-Assad.
- Israël. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a tenu mardi une réunion sécuritaire en Syrie, au sommet du mont Hermon, aux confins du Golan annexé par Israël, ont fait savoir son bureau et le ministre de la défense.
- Bande de Gaza. Les Etats-Unis ont dit mardi faire preuve d’un « optimisme prudent » quant à la perspective de parvenir à une trêve dans la bande de Gaza, au lendemain de l’arrivée à Doha d’une délégation israélienne pour rencontrer des médiateurs. De son côté, le Hamas a affirmé que les négociatins
(source: lemonde.fr)
ONU : le Conseil de sécurité rejette un projet de résolution russe sur Gaza
Un projet de résolution présenté par la Russie, appelant à un cessez-le-feu dans la bande Gaza a été rejeté par le Conseil de sécurité de l’ONU, lundi.
Le texte a recueilli cinq voix favorables (Chine, Gabon, Mozambique, Russie et Émirats arabes unis) et quatre voix défavorables (États-Unis, le Royaume-Uni, la France et le Japon), alors que six autres membres du conseil se sont abstenus (Albanie, Brésil, Équateur, Ghana, Malte et Suisse).
Bien que le mouvement palestinien Hamas n’ait pas été spécifiquement mentionné dans le projet de résolution russe, tous les décès de civils ont été condamnés.
Vassily Nebenzia, représentant de la Russie auprès des Nations unies, a déclaré que le vote d’aujourd’hui montrait qui était en faveur d’une trêve ou d’un arrêt des bombardements aveugles et de l’acheminement de l’aide humanitaire.
“Le monde entier attendait avec impatience que le Conseil de sécurité prenne des mesures pour mettre fin à l’effusion de sang. Mais les délégations des pays occidentaux ont pour ainsi dire piétiné ces attentes”, a déclaré Nebenzia.
(source: Maghreb émergent)
Sahara: Quelle incidence sur la présidence russe du Conseil de sécurité?
La prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui doit connaitre la présentation d’un compte rendu de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan De Mistura, sur les nouveautés concernant le dossier du Sahara, sera présidée par la Russie.
Après avoir mené ses consultations « informelles » et bilatérales entre les différentes parties prenantes au dossier, ainsi qu’un groupe élargi de puissances occidentales également intéressées par le conflit, Staffan de Mistura est attendu pour livrer les conclusions de ses entretiens dans un briefing devant le Conseil de sécurité le 19 avril, à la lumière des derniers développements qu’à connus la région.
La Russie en tant que membre permanent au Conseil de sécurité, préside pour le mois d’avril le tour de table à travers son représentant, Vassili Nebenzia. Le chef de la mission onusienne d’observation, Minurso, Alexander Ivanko, donnera aussi un exposé de ces derniers mois et ce sera l’occasion de présenter tout le bilan des actions de la milice séparatiste du polisario.
De Mistura a réussi avec brio à inclure indirectement l’Algérie au processus politique alors qu’elle s’y était opposée lors de la dernière résolution du Conseil de sécurité, refusant d’admettre sa responsabilité et voulant freiner l’élan positif que connait la proposition d’autonomie du Maroc qui connait un large consensus international.
Alors que la Russie est connue pour pencher du côté de l’Algérie dans le dossier, notamment à cause des liens militaires qui unissent les deux pays, il y a de fortes chances de croire qu’elle va tenter d’observer plus de neutralité en raison de la guerre en Ukraine pour laquelle le Maroc a adopté une position juste et pondérée.
Le Maroc et la Russie sont aussi liés par des accords significatifs pour Moscou qui aimerait densifier ses liens avec Rabat. L’accord de pêche entre les deux pays permet à des bateaux russes de pêcher dans les eaux marocaines dont les eaux adjacentes au Sahara.
Bamako accuse Paris de soutenir les jihadistes et saisit les Nations Unies
Le Mali affirme détenir des preuves d’une assistance de la France aux groupes terroristes opérant sur son territoire.Le bras de fer diplomatique s’intensifie. Deux jours après la fin du processus de retrait de la force française Barkhane du Mali, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a adressé une lettre au Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (Onu) pour dénoncer des violations de l’espace aérien de son pays.
Le chef de la diplomatie malienne a également accusé l’armée française de soutenir les groupes jihadistes actifs au Mali et plus généralement au Sahel. « Le gouvernement du Mali dispose de plusieurs éléments de preuve que ces violations flagrantes de l’espace aérien malien ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des munitions », affirme M. Diop dans la missive datée du 15 août, jour où les soldats français de Barkhane ont annoncé leur retrait définitif du territoire malien. Depuis début 2022, les autorités de transition maliennes indiquent avoir documenté « plus de 50 cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers, opérés par les forces françaises sous différentes formes ». Il s’agit de « drones, d’hélicoptères ou d’avions de chasse » qui auraient survolé le Mali « sans autorisation ». Dès lors, le ministre malien des Affaires étrangères a dénoncé des « activités d’espionnage » et de « subversion » à travers la publication d’images collectées illégalement et « montrant des civils tués » en avril dernier à Gossi (Nord), non loin d’une base rétrocédée à l’armée malienne par les militaires français.
Le Mali accuse la France d’armer les jihadistes et demande une réunion à l’ONU
« Les résultats de l’enquête judiciaire menée par les services compétents du Mali établissent que les corps y avaient été déposés bien avant l’arrivée des forces maliennes à Gossi », a expliqué Abdoulaye Diop. De son côté, Paris affirmait avoir filmé des hommes blancs en treillis, présentés comme des mercenaires du groupe russe Wagner, en train d’enterrer des corps à proximité de la base de Gossi. La réaction de Paris attendue Concernant les nouvelles accusations du Mali, la France n’a pas encore réagi. Mais sa réponse ne devrait pas tarder compte tenu de la guerre diplomatique que se mènent l’ex-puissance coloniale et l’ancien Soudan français. Le gouvernement du Mali a rappelé que c’est « en raison des suspicions des manœuvres de déstabilisation de la France (qu’il) s’est fermement opposé à la demande de soutien aérien de la France à la Minusma », la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. En fait, Bamako ne voulait pas que Paris, sous le couvert de la mission onusienne, mène « des opérations subversives visant à fragiliser davantage » la région du Sahel.
Tout en demandant au Conseil de sécurité de l’Onu la tenue d’une « réunion d’urgence sur ces questions », le Mali se réserve « le droit de faire usage de la légitime défense » en cas de « persistance » par la France « dans cette posture qui porte atteinte à (sa) stabilité et à (sa) sécurité ». Présente militairement au Mali depuis près d’une décennie pour combattre le jihadisme, la France est entrée en conflit avec la junte au pouvoir. Qualifiés d’« illégitimes », les auteurs du coup d’Etat contre le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020 sont accusés par le président Emmanuel Macron d’avoir favorisé l’arrivée de Wagner, groupe de mercenaires russes. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont poussé Paris à ordonner le retrait de la force Barkhane en février dernier.
(source: journaldugabon.com]