Mali

Mali : Ministre tué, Russes impliqués… Ce qu’il faut savoir de la situation

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L’armée malienne poursuit les combats contre des jihadistes alliés à la rébellion touareg, qui revendiquent le contrôle de la Kidal après un accord signé avec les Russes.

Le Mali est plongé dans une situation sécuritaire critique après une série d’attaques coordonnées, lancées samedi 25 avril, par des jihadistes alliés à la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte à Bamako et dans plusieurs grandes villes. Ces combats ont fait 16 blessés civils et militaires et des « dégâts matériels limités » rien que sur la première journée, a indiqué le gouvernement dans un communiqué samedi soir.

Ce dimanche, l’armée malienne poursuit les combats près de la capitale et dans le nord du pays sahélien. Dans un communiqué, elle affirme que « la traque des groupes armés terroristes se poursuit à Kidal, Kati et dans d’autres localités du pays. »

Le Mali est en proie depuis plus d’une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais depuis la prise du pouvoir en 2020 par la junte, les attaques samedi des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et de la rébellion touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) sont inédites.

  • Le ministre de la Défense tué, plusieurs figures de la junte blessées

Le ministre de la Défense, général Sadio Camara, figure clef de la junte, a été tué ainsi que sa seconde épouse lors de l’attaque menée samedi par le JNIM, la branche sahélienne d’Al‑Qaïda, contre sa résidence, qui a été détruite par l’explosion d’un véhicule piégé.

« Nous avons perdu un être très cher, le ministre de la Défense. Il est tombé sur le champ d’honneur », a dit à l’AFP une source gouvernementale, confirmée par d’autres sources militaires. Selon des habitants, la résidence du ministre à Kati a été en grande partie détruite samedi par une forte explosion. Son entourage avait démenti des allégations selon lesquelles Sadio Camara était blessé.

La mort du ministre fait planer une forte incertitude sur l’avenir de la junte. De son côté, le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu ni n’a pris la parole depuis le début des hostilités. Une source sécuritaire malienne a indiqué à l’AFP qu’il « a été exfiltré de Kati dans la journée de samedi et se trouve en lieu sûr ». Par ailleurs, selon des sources sécuritaires, le chef des services de renseignement, le général Modibo Koné, a été blessé par balle lors des attaques de samedi à Kati, tout comme le chef d’État‑major général des armées, le général Oumar Diarra.

Plusieurs observateurs s’étonnent de son silence, ainsi que de celui des deux autres juntes de l’Alliance des États du sahel (AES), une confédération qui, outre le Mali, regroupe le Niger et le Burkina Faso.

  • Accords entre rebelles touaregs et soldats russes à Kidal 

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Le Mali et le Burkina Faso imposent des restrictions d’entrée aux Américains par «réciprocité»

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Le drapeau malien (illustration). railwayfx / stock.adobe.com

Les États-Unis ont publié une liste de nationalités interdites d’entrer sur le sol américain. Les deux pays contrariés ont été récemment rajoutés à cette liste.

Le Mali et le Burkina Faso ont annoncé imposer des restrictions d’entrée aux ressortissants américains, par mesure de «réciprocité», deux semaines après que Washington a ajouté ces deux pays à une liste de nationalités interdites sur leur sol.

Dans deux communiqués séparés consultés mercredi 31 décembre par l’AFP, les ministères des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso, deux pays sahéliens alliés et gouvernés par des juntes militaires, ont annoncé appliquer, à l’égard des ressortissants américains, «des mesures équivalentes» à celles décidées par les États-Unis.

(source: lefigaro.fr)  

Trois Etats quittent officiellement la Cédéao

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A compter de ce mercredi, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ne font plus partie de l’espace Cédéao – Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Quel avenir pour cette alliance amputée et ses habitants ?

Eliminatoires de la coupe du monde 2026: l’incertitude plane jusqu’au dernier moment

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Le sélectionneur des Barea de Madagascar, Romuald Rakotondrabe alias Roro, pourra compter dès aujourd’hui sur la totalité de son effectif. Les internationaux malgaches évoluant à La Réunion seront les derniers à rejoindre le groupe en Afrique du Sud en vue des deux matchs des éliminatoires du Mondial 2026, contre les Comores le 7 juin, et le Mali le 11 juin dans le groupe I.

La présence de Fabien Boyer, défenseur de la JS Saint-Pierre, est particulièrement attendue. « Il a toujours figuré sur la liste principale. Les rumeurs de sa convocation tardive sont infondées. Il arrivera aujourd’hui avec les autres joueurs réunionnais », a clarifié hier le technicien malgache.
Malgré les bruits de couloir sur une possible absence de Boyer, Roro reste confiant : « Pour l’instant, rien ne confirme ces dires, mais l’incertitude de dernière minute est un risque non négligeable ».

Du côté de Loïc Lapous­sin, l’arrivée est confirmée. L’atout offensif numéro un des Barea a atterri à Johan­nesburg hier, en provenance de Belgique, et rejoint le rassemblement dans une atmosphère détendue et chaleureuse.
Roro se réjouit de l’ambiance au sein de l’équipe : « L’esprit d’équipe est excellent. Nous bénéficions d’une longue période de préparation commune, ce qui facilite l’intégration des joueurs ».

Joker

Angelo Andrianantenaina, attaquant de l’AS Excelsior, est le seul joueur rappelé au dernier moment. Un choix fort de la part de Roro qui pourra compter sur cet attaquant hors pair.
En effet, avant de rejoindre les Barea au pays Arc-en-ciel, il a marqué son 10e but de la saison lors de la victoire de son équipe ce week-end, confortant son rang de meilleur buteur du championnat réunionnais.

(source: Naisa – newsmada.com)

CEDEAO : Burkina Faso, Niger et Mali priés de rester dans le bloc régional

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Les dirigeants ouest-africains exhortent leurs homologues du Mali, du Niger et du Burkina Faso à reconsidérer leur décision de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), soulignant les conséquences préoccupantes que cela pourrait entraîner.

«La Russie sera vaincue» : le chef d’al-Qaida au Mali pointe Wagner dans une nouvelle vidéo

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Après s’être battu pour la cause touareg, Iyad Ag-Ghali a versé dans le combat djihadiste en fondant une filiale d’Al-Qaida au Sahel. Az-Zallaqa

Dans une vidéo diffusée mardi par le JNIM, Iyad Ag-Ghali fustige les nouvelles juntes au Mali, Burkina et Niger qui ont fait appel à de nouveaux «alliés infidèles», les mercenaires russes.

L’affrontement est entré dans une nouvelle phase». Dans une vidéo diffusée le 12 décembre, Iyad Ag-Ghali, le chef du JNIM (Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans) au Mali, a énoncé ses objectifs au regard de la nouvelle donne au Sahel. Alors que l’armée française s’est retirée de la zone, poussée dehors par les juntes militaires au Mali, Burkina Faso et Niger, le chef islamiste a fustigé ces «pouvoirs traîtres» et leurs nouveaux «alliés infidèles», les mercenaires russes.

Dans cette vidéo – la première depuis 2017 – de plus de 2 minutes, Iyad Ag-Ghaly, l’un des principaux chefs djihadistes au Sahel, dénonce «les massacres des FAMA et de Wagner», ainsi que du capitaine Traoré, chef de la junte au Burkina Faso. Lisant son communiqué derrière son ordinateur hp, le chef islamiste évoque le sort des civils qui, «dans cette période sanglante (…) se trouvent entre l’enclume des extrémistes et le marteau de l’armée, l’apostasie et les mercenaires de Wagner», a traduit le spécialiste arabophone Wassim Nasr. Il affirme que l’alliance avec la Russie sera perdante, tout comme le fut celle avec «la France mécréante», dont la présence «a mené à l’élargissement du djihad

Le chef islamiste clôt son discours par le conflit entre Israël et le Hamas, commencé «il y a 9 semaines» – ce qui permet d’attester de la récence de l’enregistrement. Il remercie notamment les imams maliens qui ont refusé la laïcité et soutenu «les moujahidin de Gaza».

Deux ennemis, l’État islamique et la Russie

Le djihadiste malien tient ce discours alors qu’un nombre toujours croissant d’exactions des forces armées locales et de leurs supplétifs russes est signalé au Sahel. L’ONG Human Right Watch documente régulièrement des exécutions sommaires, disparitions de civils, pillages et tortures.

Après s’être battu pour la cause touareg au sein des rébellions apparues dans les années 1990 au nord du Mali, Yiad Ag-Ghali a versé dans le combat djihadiste en fondant une filiale d’al-Qaida au Sahel, qui veut imposer la charia. Avec l’EIGS lié à Daesh, le JNIM a été combattu par les soldats français des opérations Serval puis Barkhane entre 2013 et 2019, avant que ceux-ci ne soient écartés par les autorités putschistes des États sahéliens.

Depuis le départ des soldats français, Iyad Ag-Ghlai, qui en était l’une des principales cibles, «a une plus grande liberté d’action et d’activité», expliquant cette nouvelle prise de parole, note le journaliste Wassim Nasr sur France 24. Dans le cadre de cette «nouvelle phase» des combats qui s’ouvre, le chef djihadiste annonce donc combattre non seulement l’EIGS, groupe djihadiste concurrent, mais aussi l’allié russe, et déclare ouvrir ses rangs à de nombreuses recrues.

(source: lefigaro.fr)

Mali: l’armée a repris Kidal

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Kidal a été reprise par les forces armées maliennes ce mardi. Depuis 2013, cette ville symbolique était sous le contrôle des séparatistes touaregs. Sa reconquête était devenue un enjeu de souveraineté pour le pouvoir de Bamako.

Les forces loyalistes ont été appuyées par les mercenaires russes de Wagner pour prendre cette localité désertée. Un coup de maître pour Assimi Goïta, au moins à court terme.

Au Conseil de sécurité de l’ONU, le Mali renouvelle ses accusations contre la France

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Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies mardi soir, le Mali a une nouvelle fois accusé la France de violer son espace aérien et de livrer des armes à des islamistes. Des accusations catégoriquement rejetées par Paris. La MINUSMA réclame des moyens d’agir sur le terrain.


ONU | La Fédération de Russie, Etats Unis et Chine réaffirment leur soutien aux autorités du Mali

La voix du Mali est portée haut et fort par le chef de la diplomatie le ministre Abdoulaye Diop et sa délégation. C’était au cours du conseil de sécurité tenu ce mardi au siège des nations unies. La Fédération de Russie et d’autres pays comme les Etats Unis et la Chine réaffirment leur soutien aux autorités de la Transition.

TE Mali Dubaï : les routes de l’or sale

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Le secteur de l’extraction de l’or échappe de plus en plus aux circuits traditionnels. Le nombre de mines artisanales augmente car les zones d’orpaillage échappent progressivement au contrôle des Etats

Le Mali s’impose progressivement comme le centre d’achat d’or des pays sahéliens et Dubaï est devenu ces cinq dernières années la principale destination de la production d’or artisanal du continent africain. En fermant les yeux sur l’origine des lingots qui arrivent sur leur territoire, les Emirats Arabes Unis nourrissent-ils indirectement tous les trafics ? Les institutions, comme l’OCDE, demandent en tout cas des régulations bien plus strictes.  Notre enquête, réalisée dans plusieurs pays africains, permet de mieux comprendre comment et pourquoi le secteur aurifère mondial change de visage.

Reportage de Caroline Dumay (France, 2022) | ARTE