DTN Tennis Dally Randriantefy
DTN tennis, Dally Randriantefy – “Retrousser les manches pour faire revivre la discipline”
L’ancienne icône du tennis malgache livre un diagnostic sans concession sur l’état actuel de la discipline dans la Grande île. Elle détaille les exigences immenses du haut niveau mondial tout en analysant les trajectoires de réussite des joueuses de la diaspora. Désormais engagée auprès de la fédération, elle expose les solutions stratégiques pour réveiller un tennis national.
La Vérité (+) : Devenir joueur pro en tennis n’est pas facile?
Dally R. (=) : Non, le haut niveau n’est facile dans aucun domaine. Il faut une combinaison de plusieurs facteurs pour réussir. Pour ne citer que quelques-uns : l’amour ; la passion même je dirai, sans cela les entraînements intensifs seraient insurmontables ; les formateurs car sans cela c’est l’égarement garanti ; les moyens financiers, il faut se démarquer pour attirer les dénicheurs de talents et sponsors prêts à investir ; et des qualités personnelles de talent, physique, mental et intellectuel car haut niveau veut dire intégrer les 500 meilleurs joueurs au monde quand on sait qu’il y a des millions de joueurs.
(+) : Après vous, c’est le vide total pour les Malgaches dans la catégorie professionnelle ?
(=) : Pour les Malgaches de nationalité malgache, qui jouent pour notre pays, oui, nous avons du travail pour sortir des joueurs pros du top 500.
(+) : Les gains obtenus dans les tournois pros subviennent aux dépenses sportives et familiales?
(=) : Pour un seul individu, il est possible de vivre du tennis en étant dans le top 300 et en faisant des circuits parallèles de certains pays en plus des matchs par équipes. Même au- delà de 300 si on se débrouille bien, mais pour faire des économies pérennes, il faut intégrer le top 200.
(+) : Expliquez la réussite de Sarah Rakotomanga, Tessah Andrianjafitrimo, Irina Ramialison…des Françaises d’origine malgache dans la discipline. Lire la suite »
