L’incursion meurtrière de Jénine, le 26 janvier, a rappelé si besoin était qu’une seule armée, israélienne, contrôle l’espace qui va de la Méditerranée à la frontière avec la Jordanie. Une seule monnaie, le shekel israélien, y a cours, et une seule justice, israélienne, est autorisée à statuer sur les conflits territoriaux concernant les quatre cinquièmes de la Cisjordanie occupée. Ces conflits sont tranchés en dernier recours par une Cour suprême dont certains membres résident dans des colonies israéliennes.
Etat palestinien
« L’objectif d’un Etat palestinien est devenu secondaire dans les agendas américain et européen »
La dynamique en cours est plus que jamais celle d’une unification territoriale assortie de droits différents pour les populations palestinienne et israélienne, constate, dans sa chronique, Gilles Paris, éditorialiste au « Monde ».
Les Palestiniens revendiquent le statut d’État membre à l’ONU
Une loi américaine y fait actuellement obstacle et est peu susceptible d’être remise en cause par l’Administration Biden ; les chances de cette nouvelle initiative sont minces.

L’ambassadeur palestinien aux Nations unies, Riyad Mansour, cherche à nouveau à obtenir le statut d’État membre à part entière à l’ONU, mais la tâche est difficile pour Ramallah, sans le soutien des États-Unis, qui ont adopté des lois visant à contrecarrer cette perspective.
Dans une interview accordée au Times of Israel lundi, Mansour a fait valoir que la nouvelle initiative « sauverait la solution à deux États » en faisant contrepoids aux mesures unilatérales prises par Israël à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
« Peut-être que cela donnera aux dirigeants israéliens l’envie de revenir à la table des négociations », a déclaré Mansour.
Le diplomate palestinien considère que l’octroi du statut de membre à part entière serait conforme à la politique de l’administration Biden visant à promouvoir des « mesures concrètes » de nature à créer un terrain fertile pour une solution à deux États, en l’absence de négociations entre les parties.
Il a admis que le travail serait long pour convaincre les États-Unis et d’autres membres du Conseil de sécurité de soutenir l’initiative à l’Assemblée générale. Lire la suite »
