Fatah

L’heure de vérité pour l’Europe face à l’Autorité palestinienne

Publié le

L’Union européenne doit enfin subordonner son aide à l’Autorité palestinienne à la tenue d’élections générales et à la réforme des services de sécurité, coupables de graves exactions.

Manifestants à Ramallah, brandissant le portrait de l’opposant Nizar Banat, décédé le 24 juin, quelques heures après son arrestation par l’Autorité palestinienne (AP, Nasser Nasser)

L’Union européenne (UE) et ses Etats membres sont, et de très loin, les premiers bailleurs de fonds de l’Autorité palestinienne (AP). Cet engagement budgétaire ne s’est pas démenti depuis qu’Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont signé en 1993 les « accords d’Oslo ». Négociés dans la capitale norvégienne, ces accords prévoyaient l’établissement d’une « Autorité palestinienne » dans les territoires évacués par l’occupant israélien. Alors que l’AP n’est donc que le fruit d’un compromis israélo-palestinien, l’UE a choisi de considérer cette AP comme l’embryon d’un futur Etat palestinien et de le financer en conséquence. Depuis 2017, plus d’un milliard d’euros sont ainsi versés chaque année par l’UE à l’AP dans la perspective d’un « Etat palestinien démocratique et responsable ». Une aide tellement généreuse fait paradoxalement consensus au sein de l’UE, puisqu’elle rallie aussi bien les tenants de la « solution à deux Etats » que les partisans d’Israël, pour qui l’AP est un sous-traitant commode de l’occupation et de la colonisation. Cette politique européenne n’est cependant plus tenable face aux dérives récentes de l’Autorité palestinienne.

LE REFUS DES ELECTIONS

Mahmoud Abbas a été élu, en 2005, à la présidence de l’AP par 62,5% des voix, dans un scrutin qui tranchait par sa transparence et sa pluralité avec les plébiscites en vogue dans le monde arabe. A la fois chef de l’OLP et de sa principale composante, le Fatah, Abbas pouvait compter sur une majorité au Parlement palestinien.

Lire la suite »

Hamas and Fatah sign milestone reconciliation in Cairo

Publié le

Palestinian factions Hamas and Fatah sign a political reconciliation deal, putting an end to a decade-long rift between the groups.

 

Après dix années de règne sans partage sur la bande de Gaza, le Mouvement de résistance islamique (Hamas) semble résigné à jeter l’éponge. Les pressions extérieures, ainsi que l’épuisement d’une population soumise aux rigueurs du blocus israélo-égyptien et meurtrie par trois guerres successives, l’ont convaincu de remettre les clés de l’enclave à l’Autorité palestinienne (AP).

Selon les services de renseignement égyptiens, qui jouent un rôle moteur dans ce rapprochement, le transfert de pouvoir interviendra d’ici au 1er décembre.