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Futur Premier ministre : Marine Tondelier s’étonne du silence de la Macronie après la concession de Jean-Luc Mélenchon

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Samedi, le fondateur de LFI a demandé au camp présidentiel s’il serait prêt à laisser travailler un gouvernement du Nouveau Front populaire sans ministre insoumis.

Sur RTL, Marine Tondelier a déploré que la Macronie ne réponde pas à la proposition de Jean-Luc Mélenchon de permettre la formation d’un gouvernement du Nouveau Front populaire autour de Lucie Castets, mais sans ministre LFI puisque ce dernier point pose problème.

POLITIQUE – Elle entend les mouches voler. À la veille de la reprise des consultations menées par Emmanuel Macron auprès des différents responsables politiques en vue de la nomination d’un Premier ministre, la cheffe de file des Écologistes Marine Tondelier a mis la pression, ce dimanche 25 août, sur le camp présidentiel.

Et pour cause. La veille, le fondateur de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a émis une suggestion à même, selon lui, de permettre la nomination d’un chef de gouvernement, six semaines après les législatives anticipées qui ont vu le Nouveau Front populaire arriver en tête. L’Insoumis a ainsi demandé aux chefs des partis soutenant Emmanuel Macron (Renaissance, Horizons et le MoDem) s’ils censureraient un gouvernement NFP ne comprenant aucun ministre de LFI, eux dont la présence est présentée comme une ligne rouge par les intéressés.

De la « panique » en Macronie ?

Sauf que depuis, « je n’ai entendu aucune réponse depuis 24 heures, je pense que ça panique un peu dans le camp macroniste », a regretté Marine Tondelier au micro de RTL. Et de relancer ses interlocuteurs : « Je me tourne vers le camp macroniste : vous nous disiez que c’était soi-disant eux (LFI, ndlr) le problème, que nous répondez-vous maintenant ? »

Car en réalité, pour la patronne des Écologistes qui s’exprimait dans Le Grand Jury, le chef de l’État et les députés qui le soutiennent se retrouvent dans une impasse. « Emmanuel Macron a fait son Gaulois réfractaire, il a fait le pari de l’effritement », a-t-elle encore analysé, expliquant que la Macronie comptait sur une implosion de l’alliance de gauche pour reprendre la main. « Ceux qui veulent nous diviser veulent nous affaiblir : ils ont une majorité tellement plus faible que la nôtre qu’ils ont besoin de nous diviser. »

Une zizanie qui ne prend guère. L’alliance de gauche fait ainsi bloc autour de la personne de Lucie Castets et de son programme, et rappelle sans relâche qu’elle demeure le camp qui a rallié le plus de suffrages le 7 juillet dernier. Ce qui fait dire à Marine Tondelier (et que Jean-Luc Mélenchon sous-entendait également) que la Macronie, en réalité, cherche par tous les moyens d’éviter de nommer un Premier ministre de gauche, allant ainsi à l’encontre des usages.

« Un prétexte pour nier le résultat des élections »

« La balle est dans le camp des soutiens d’Emmanuel Macron, a encore insisté la responsable des Verts ce dimanche sur RTL. Jean-Luc Mélenchon leur dit : “LFI, c’était ça votre problème ? Il n’y a plus de problème.

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A l’Assemblée nationale, la NUPES estime que « la digue a rompu »

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Les élus de gauche accusent la Macronie de complaisance avec l’extrême droite. Le vote pour les postes de vice-présidents en est l’illustration.

GEOFFROY VAN DER HASSELT via Getty Images Des membres de la Nupes, à l’Assemblée nationale, le 29 juin 2022

POLITIQUE – Après la présidence pour Yaël Braun-Pivet, les vice-présidences de l’Assemblée nationale ont été attribuées ce mercredi 29 juin. Contre toute attente, il n’a fallu qu’un seul tour pour attribuer les six postes, alors que huit candidats étaient en lice. Le fruit, selon la NUPES, de la “compromission” du camp présidentiel et de la droite avec l’extrême droite.

Au départ, ils étaient huit sur la ligne de départ: deux membres du Rassemblement national, Sébastien Chenu et Hélène Laporte; quatre représentants de la NUPES, Caroline Fiat (LFI), Valérie Rabault (PS) et les écologistes Benjamin Lucas et Sandrine Rousseau; sans oublier, pour le groupe Renaissance, Élodie Jacquier-Laforge (MoDem), Naïma Moutchou (Horizons). Il n’y avait en revanche aucun candidat des Républicains pour faciliter l’élection d’Éric Ciotti à un autre poste clé, celui de questeur.

À la sortie des urnes, les deux candidats écologistes ont été éliminés et Valérie Rabault est devenue première vice-présidente, suivie des cinq autres candidats restants. En obtenant respectivement 290 et 284 voix, Sébastien Chenu et Hélène Laporte ont été élus grâce à des députés LREM et LR. Et c’est ça qui met en colère une partie de l’hémicycle.

“Sordides combines”

L’élection d’Hélène Laporte et de Sébastien Chenu du RN a sans surprise provoqué la colère de la gauche. Du premier secrétaire du PS Olivier Faure à la cheffe du groupe LFI Mathilde Panot, ils ont dénoncé de “sordides combines” qui entre l’extrême droite et la majorité, accusant les élus de Renaissance d’avoir voté pour les candidats d’extrême droite.

 

“Alerte! Les macronistes ont voté pour les candidats RN à la vice-présidence de l’Assemblée. Voilà où mène leur “tout sauf la NUPES”: à la compromission avec l’extrême droite. Scandaleux et indigne”, dénonce Mathilde Panot. Dans un tweet, Olivier Faure sous-entend également que le retrait surprise la veille du candidat RN pour le perchoir ferait partie d’une stratégie visant à faire barrage à la NUPES.

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