Madajazzcar

Musique JAZZ – Décès de Dédé Rabeson

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Le virtuose du Sax, Dédé Rabeson

Le maestro du Jazz malgache. Georges Dieu Donné Rabeson, plus connu sous le nom de Dédé Rabeson, a déposé définitivement son saxophone avant-hier à l’âge vénérable de 89 ans. Cet excellent saxophoniste, pionnier du jazz, a marqué l’évolution du jazz à Madagascar en le modelant à un style pur à 100%. Considéré comme l’un des précurseurs du jazz malgache, Dédé Rabeson a transmis cette culture musicale à ses enfants, tels que Datita Rabeson, Belhain Rabeson, Francis Pita Rabeson, et d’autres dans le monde musical.

|youtube https://youtu.be/sm2xhA93eNA%5D

«Ses enfants sont devenus des musiciens incontournables, une grandeur qui témoigne de sa connaissance et de son talent exceptionnels dans le domaine du jazz. Il a su porter le nom de Madagascar à travers le jazz, tant au niveau national qu’international », souligne Njakanirina Rakotonirainy, musicien de jazz.

La passion de Dédé Rabeson pour la musique a pris racine dès son plus jeune âge, commençant par la clarinette et apprenant d’oreilles tous les standards de jazz qu’il avait chez lui. Son style, influencé par un mélange de Cannonball Adderley et Stan Getz, lui a permis de développer un jeu à la fois gracieux et technique. Le départ de Dédé Rabeson a créé un immense vide dans le domaine du jazz, laissant la musique orpheline d’un de ses piliers.

(source: Nicole Rafalimananjara– lexpress.mg)


Havanana amin’ny Mozika Jazz ny Malagasy – Fantaro:

ANDY RAZAF: Ilay Printsy Malagasy tafatsoaka tany Etazonia

Festival : Lancement officiel vibrant de Madajazzcar 2021

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Quoi qu’il advienne, la musique reprend toujours le dessus. Malgré les pertes connues par le festival international Madajazzcar 2021, le concert de lancement a eu lieu à l’IFM Analakely vendredi soir. Ils et elles étaient quatre bassistes, un batteur et un pianiste à cette soirée de lancement intitulée « Autour de la basse ». L’instrument de prédilection de Désiré Razafindrazaka, président en exercice du comité d’organisation de l’évènement décédé en avril de cette année.

Avant les sets musicaux, Fanja Andriamanantena a rendu un hommage presque intimiste  en musique et en mots au défunt. « Au nom de tous ceux qui comme moi sont là depuis quelques années, et qui sans Madajazzcar n’aurait pas entièrement pu partager leur passion, notre passion… Au nom de cette musique si particulière qu’est le jazz et qui a certainement parmi ses racines, l’âme malgache… Au nom de ce public que nous aimons… Monsieur Désiré Razafindrazaka, je te dis merci, merci, merci ».

L’hommage de Jackie Ranarison, l’actuel président du comité d’organisation a rappelé une musique et un homme « fédérateurs ». Tandis que le directeur de l’IFM, François Maugrenier, n’a pas manqué de se souvenir de l’individu chaleureux qu’il était. Après tout cela, place à la musique. Les Manou Radonason, Vatsiahy Ravaloson, Tsanta Randriamihajasoa et compagnie ont donné un récital, dans une salle conquise et en communion.

Le lendemain, Madajazzcar s’est déplacé devant la gare de Soarano, à Analakely pour l’un des évènements majeurs du week-end. Jaojoby, Tence Mena, rayonnante, et Weaver Trio ont apporté un moment de pur plaisir face à un public fourni. Entre le salegy et le jazz, il y a un pont que ce combo a réussi à créer. Instinctif et enrichi, festif à souhait, il serait fort probable qu’il puisse un jour mettre les pieds dans de grands festivals à l’étranger. L’âme malgache du jazz, comme l’a mentionné Fanja Andriamanantena.

Pendant que les lumières s’éteignaient sur la scène à Analakely, Solo Andrianasolo Quartet a été programmé au Chick’n Art à Ankorondrano à 20h. Un moment d’évasion avec la subtilité du jeu de ce guitar hero. Les deux premiers jours ont été conclus par Sandrine Rajaofetra Quartet à l’hôtel Ibis, hier en fin de matinée. Le concert de clôture aura lieu le 16 octobre avec plusieurs artistes au théâtre de verdure d’Analamaitso à Analamahitsy.

Maminirina Rado – Midi M/kara

Le Jazz en deuil avec la disparition d’Anna Razafimbahiny

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Une terrible nouvelle qui endeuille le jazz de Madagascar et d’ailleurs, puisque que nous apprenons le décès aujourd’hui 4 septembre 2020 de la chanteuse de jazz ANNA RAZAFIMBAHINY.
Née en 1957 à Paris, Anna Maria Norosoa Razafimbahiny appartenait à une famille de musiciens sur 5 générations.

Elle était la fille du diplomate Jules Razafimbahiny, ambassadeur de Madagascar dans différentes pays (Cameroun, Etats-Unis, Angleterre, Belgique, …) et qui était également pianiste, contrebassiste et compositeur.

Son oncle était le célèbre compositeur RR Majunga (Raymond Alphonse Razafimbahiny) à qui l’on doit de nombreuses chansons populaires dans le style bà gasy et kalon’ny fahiny notamment.
Mais pour Anna Razafimbahiny, c’est sur la musique jazz qu’elle jettera essentiellement son dévolu pour en faire un véritable sacerdoce. Fan de Billy Holliday ou encore de Carmen Mac Rae, que sa voix bluesy et grave n’est pas sans évoquer elle était animée par une vrai passion pour le jazz, dont elle était une farouche défenseuse, tout en restant une passionnée des autres musiques telles que celle de Jimi Hendrix ou encore de Stevie wonder.

Grâce aux activités professionnelles de son père diplomate, elle parcourt le monde durant son enfance et sa jeunesse et gardera en elle le goût du voyage et des rencontres humaines. A 25 ans , alors qu’elle terminait ses études à Bruxelles, elle part pour New York et y entame une carrière musicale et découvre le gotha du jazz new yorkais dont le pianiste Kenny Baron avec lequel elle se liera d’amitié.

Après les Etats-Unis, s’en suivront d’autres longs séjours dans différents pays : Angleterre, Belgique, France, Canada, Antigua (Caraïbes), En Europe, elle se fait remarquer au sein du big-band « Original Eushtown Rumours » et tournera en Belgique, en Allemagne puis en Hollande. Elle se produira également en France notamment avec le quartet du contrebassiste Bibi Louison.

En 2002, elle décide avec sa fille de revenir à Madagascar et de s’y installer. Animée par sa forte détermination de contribuer au développement du jazz de la Grande Ile, elle devient ensuite la directrice de la Radio Lazan’Iarivo (RLI), du temps où la station n’émettait exclusivement que du jazz. Différentes innovations furent ainsi instaurées par Anna Razafimbahiny et son équipe : le fameux « Jazz Train » qui sillonnait les campagnes de l’Imerina avec différents jazz bands dans les wagons, les « Portes Ouvertes du Jazz » rassemblant musiciens et aficionados du jazz au Centre culturel français d’Antananarivo, l’émission télévisée mensuelle Jazzine sur la TV Plus , le concours découvertes du jazz RLI qui a révélé des jeunes prodiges tels que Joël Rabesolo et Tabiha Mahatozo qui en ont été successivement les lauréats, la mise en place d’un partenariat entre le festival Madajazzcar et la RLI en tant que radio officielle ; une belle aventure à la tête de la RLI qu’elle voulait être « plus qu’une Radio », selon son slogan, et qui durera de 2003 à 2006.

Nombreux sont les musiciens malagasy qui ont joué avec elle : Samy Andriamanoro, Hajazz, Haja et Andry Ravaloson, Solo Andrianasolo, les groupes « Tana Jazz Band », « « Why not ? Seta Ramaroson, Solofo Bota, Andry Michael Randriantseva, Josia Rakotondravohitra, Ndriana Kely, Hasina Rakotoarimalala, Sanda Ranaivosoa, Richard Razafindrakoto, Radanz, Elysée et bien d’autres.

En 2015, elle est promue Officier des Arts, des Lettres et de la Culture pour sa contribution au développement de la musique à Madagascar.

Diplômée en langue et littérature anglaises, Anna Razafimbahiny exerçait, outre ses activités jazzistiques, le métier de Traductrice interprète, et travaillait pour différentes ambassades (USA, Afrique du Sud, …), organisations internationales (Banque Mondiale, FMI, COMESA, …) et compagnies internationales.

Anna Razafimbahiny était de religion bouddhiste. Son corps partira de sa résidence à Dorodosy avant la crémation qui aura lieu au Fasan’ny Karana le samedi 5 septembre à 13h.
Le Comité d’organisation présente ses sincères condoléances à toute sa famille et ses proches et tout particulièrement à sa fille Uwase.

Désiré Razafindrazaka

Very olo-manga, feo iray ary mahatsiaro kamboty indray ny Jazz malagasy. Manoloana ny fahalasan’i Anna Razafimbahiny dia miondrika am-panajana sy maneho fiaraha-miory aminy ankohonany sy ny fianakaviana rehetra ary ny mpiangaly sy mpankafia Jazz sy izahay ao amin’ny komity mpikarakara ny festival Madajazzcar !

Rest in peace évoquer, and thanks for all the beautiful music !

Madajazzcar Festival (official)

Décès de Seta Rajaofetra

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C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition de SETA RAJAOFETRA, décédé à l’âge de 66 ans. Pianiste et chef d’orchestre, il excellait aussi bien dans le jazz que dans la musique classique et liturgique.

Seta Rajaofetra, un homme de Droit, et musicien éclectique

A la fois mélomane éclectique et musicien raffiné, il était doté d’une personnalité attachante où la rigueur et la gentillesse étaient toujours de mise. Depuis les années 80 jusqu’à nos jours, il aura été un des piliers du Jazz Club de l’Université, groupe mythique dans l’histoire du jazz à Madagascar ; ceci aux côtés, entre autres, de Serge Henri Rodin, Abel Rabehanta, Rodin Rajohnson, José Rakoto, …

Il participera ainsi activement à plusieurs éditions du festival international Madajazzcar et notamment dans le cadre des fameux « Jazz à l’Université ». En 2015, il est promu Commandeur des Arts, des Lettres et de la Culture pour sa contribution au développement de la musique à Madagascar.

Outre sa passion pour la musique, Seta Rajaofetra était également un enseignant en droit à l’Université d’Antananarivo et à l’Université catholique de Madagascar et un expert en droit maritime qui faisait autorité en la matière.
Issu d’une famille où la musique à une grande place, il a su transmettre, avec son épouse, la chanteuse Voahangy Rajaofetra (Railovy), sa passion artistique à ses 2 enfants : le bassiste Mathieu Rajaofetra et la chanteuse de jazz Sandrine Rajaofetra.

Le festival Madajazzcar présente ses sincères condololéances à sa famille et ses proches. Miombom-pahoriana amin’ny fianakaviana ny komitin’ny festival Madajazzcar.
#Jazz #Madagascar #Madajazzcar

(source: madajazzcarfestival)

Madajazzcar: Datita Rabeson – « How about you »

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Madajazzcar International Festival, 29th édition

Plaza Ampefiloha, Antananarivo – Madagascar, 3rd october 2018

 

« How about you » – Datita Rabeson & Rabary Rabeson

Datita Rabeson : Guitar

Eric Rakotoary : Bass

Nini Rabaroelina : Drums

Festival Madajazzcar

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Le mois d’octobre rime avec le jazz, les amateurs de cette musique le savent, c’est le mois du Festival «Madajazzcar», un événement musical phare de la capitale qui surprend d’année en année. A sa 29ème édition, il gagne en notoriété et envergure, séduisant de multiples collaborateurs qui permettent à ses activités et ses programmations de s’élargir.

Effectivement, depuis sa création en 1988, ce Festival de musique jazz a pu faire participer 25 pays, dont 300 groupes internationaux, réaliser 1.000 concerts avec près de 2.500 musiciens nationaux et 300 groupes internationaux. Après sa vibrante édition spéciale au mois d’avril, le comité d’organisation promet encore 10 jours de jazz intense, dans de nombreux lieux de la ville des Mille, à partir du 3 jusqu’au 13 octobre.

(… lire l’intégralité de l’article de La Dépêche)


Historique d’une « aventure Jazzy »

Désiré Razafindrazaka, Président du Festival international Madajazzcar.

(… ->> Visiter le site de Madajazzcar)