Maroc
Un motoriste américain décide de s’implanter au Maroc
Pratt & Whitney, le fabricant américain du moteur de l’avion de cinquième génération F-35, a annoncé la création d’une filiale à Casablanca pour la fabrication de pièces mécaniques statiques et structurelles pour différents modèles d’avions.
Pratt & Whitney est un leader mondial dans la conception, la fabrication et l’entretien de moteurs d’avions et de groupes auxiliaires de puissance. Selon un communiqué du motoriste américain, cet investissement est essentiel à sa stratégie visant à développer des capacités d’approvisionnement rentables pour être compétitif et à optimiser l’empreinte des opérations et l’utilisation des actifs.
Le Maroc a été choisi à l’issue d’un exercice d’analyse comparative à l’échelle mondiale en raison de son pôle croissant d’entreprises aérospatiales, de ses coûts d’exploitation et de la disponibilité de talents formés, explique la même source.
« Le Maroc offre de nombreux avantages pour la fabrication aérospatiale« , déclare Maria Della Posta, présidente de Pratt & Whitney Canada. « La communauté aérospatiale en pleine croissance à Casablanca assure un bassin de talents de grande valeur, un environnement économique positif et le soutien du gouvernement marocain. Pratt & Whitney Maroc, en tant que filiale indépendante, créera 200 emplois d’ici 2030, et nous sommes impatients de nous joindre à la communauté d’affaires de la zone franche MidParc de Casablanca« , ajoute la présidente.
Le Maroc, un modèle en matière de construction sociétale et de développement (DG du FMI)
Rabat – Le Maroc, qui jouit d’une économie dynamique, est un modèle en matière de construction sociétale et de développement, a affirmé, lundi à Rabat , la Directrice Générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva.
“Le Maroc est un modèle au niveau de la gestion de la crise post-covid grâce à des actions gouvernementales ciblées et circonscrites dans le temps”, a indiqué Mme.Georgieva, lors d’un entretien avec le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, en marge d’une visite officielle au Maroc dans le cadre des préparatifs des prochaines assemblées annuelles du Groupe de la Banque Mondiale et du FMI, qui se tiendront à Marrakech en octobre prochain, ainsi que pour le renforcement du partenariat existant entre le Royaume et le FMI.
A cette occasion, M.Akhannouch a rappelé les derniers préparatifs du Maroc pour abriter les assemblées annuelles du Groupe de la Banque Mondiale et du FMI, exprimant la fierté du Royaume pour avoir été choisi pour abriter une rencontre mondiale de l’envergure des assemblées annuelles du Groupe de la Banque Mondiale et du FMI, ce qui témoigne de l’intérêt considérable que les institutions financières internationales portent au Maroc, indique un communiqué du département du Chef du gouvernement.
Le Chef du gouvernement a relevé que cette manifestation offre l’opportunité de mettre en exergue les étapes importantes franchies par notre pays dans les différents domaines de développement, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, et de faire connaitre les spécificités de la civilisation et de la culture marocaine, assurant que le Maroc, en étant l’hôte de ce rendez-vous important, représente l’ensemble du continent africain.
A cet égard, M.Akhannouch a passé en revue les grandes orientations de l’action gouvernementale, qui s’articule principalement autour de la relance économique, la généralisation de la protection sociale, la réforme fiscale, la réforme du secteur public, ainsi que la réforme du secteur financier.
Réunions BM-FMI: Le Maroc offre le cadre d’un dialogue des continents et civilisations à “un moment crucial” de l’économie mondiale (FMI)
Washington – Le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds monétaire international (FMI), Jihad Azour, a indiqué, jeudi à Washington, que le Maroc, qui accueille les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI en octobre prochain, offre le cadre d’un dialogue des continents et civilisations à “un moment crucial” de l’économie mondiale.
(source: MAP Express)
Sahara: Quelle incidence sur la présidence russe du Conseil de sécurité?
La prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui doit connaitre la présentation d’un compte rendu de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan De Mistura, sur les nouveautés concernant le dossier du Sahara, sera présidée par la Russie.
Après avoir mené ses consultations « informelles » et bilatérales entre les différentes parties prenantes au dossier, ainsi qu’un groupe élargi de puissances occidentales également intéressées par le conflit, Staffan de Mistura est attendu pour livrer les conclusions de ses entretiens dans un briefing devant le Conseil de sécurité le 19 avril, à la lumière des derniers développements qu’à connus la région.
La Russie en tant que membre permanent au Conseil de sécurité, préside pour le mois d’avril le tour de table à travers son représentant, Vassili Nebenzia. Le chef de la mission onusienne d’observation, Minurso, Alexander Ivanko, donnera aussi un exposé de ces derniers mois et ce sera l’occasion de présenter tout le bilan des actions de la milice séparatiste du polisario.
De Mistura a réussi avec brio à inclure indirectement l’Algérie au processus politique alors qu’elle s’y était opposée lors de la dernière résolution du Conseil de sécurité, refusant d’admettre sa responsabilité et voulant freiner l’élan positif que connait la proposition d’autonomie du Maroc qui connait un large consensus international.
Alors que la Russie est connue pour pencher du côté de l’Algérie dans le dossier, notamment à cause des liens militaires qui unissent les deux pays, il y a de fortes chances de croire qu’elle va tenter d’observer plus de neutralité en raison de la guerre en Ukraine pour laquelle le Maroc a adopté une position juste et pondérée.
Le Maroc et la Russie sont aussi liés par des accords significatifs pour Moscou qui aimerait densifier ses liens avec Rabat. L’accord de pêche entre les deux pays permet à des bateaux russes de pêcher dans les eaux marocaines dont les eaux adjacentes au Sahara.
Le Comité ministériel arabe chargé de l’Iran réitère sa solidarité avec le Maroc face à l’ingérence iranienne dans les affaires intérieures du Royaume
Le Caire – Le Comité ministériel arabe chargé de l’Iran a réitéré sa solidarité avec le Royaume du Maroc face à l’ingérence du régime iranien et de son allié le “Hezbollah” dans les affaires intérieures du Royaume.

© Fournis par MAP EXPRESS
Un communiqué publié à l’occasion de la réunion du Comité au Caire souligne que l’armement et l’entraînement par l’Iran d’éléments séparatistes du front polisario “menacent l’intégrité territoriale, la sécurité et la stabilité du Maroc”.
“Ces pratiques dangereuses et inacceptables s’inscrivent dans la continuité de l’approche déstabilisatrice du régime iranien envers la sécurité et la stabilité régionales”, note le communiqué.
Le comité s’est réuni, en marge des travaux de la 159-ème session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau des ministres des affaires étrangères, sous la présidence de l’Arabie saoudite. Ont également pris part en tant que membres, les Émirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn et l’Égypte, ainsi que le Secrétaire général de la Ligue des États arabes.
Le Comité a également exprimé sa profonde préoccupation face au sectarisme alimenté par l’Iran dans les pays arabes, y compris son soutien et l’armement des milices terroristes et le chaos et l’instabilité qui en résultent dans la région.
Ceci est de nature à menacer la sécurité nationale arabe, entravant par là même les efforts régionaux pour une résolution pacifique des problèmes et des crises dans la région.
(source: mapexpress.ma)
FMI : Le Maroc demande une ligne de crédit de précaution de 5 Milliards de US$
Le Maroc a demandé une ligne de crédit modulable de 5 milliards de dollars sur deux ans au Fonds monétaire international (FMI). L’accord pour le prêt a été approuvé, à l’issue d’une réunion informelle du conseil d’administration, lundi 6 mars à Washington (Etats-Unis), pour l’examen d’une demande du Maroc portant sur un accord biennal au titre de la ligne de crédit modulable (LCM) avec le FMI.
«Cette ligne de crédit aide les pays à se prémunir contre des chocs extérieurs en adoptant des cadres de politique économique très solides et en établissant un bilan de bons résultats économiques grâce à un accès considérable et immédiat à des ressources du FMI, sans conditionnalité a posteriori», indique un communiqué du FMI, ajoutant que les autorités marocaines ont «l’intention de traiter la ligne de crédit comme un dispositif de précaution».
Selon la même source, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a l’intention de faire la recommandation lorsque le conseil d’administration se réunira à nouveau pour prendre une décision dans les semaines à venir. Dans ce sens, l’institution a exprimé ses dispositions à «continuer à soutenir le Maroc face aux risques liés à un environnement mondial très incertain».
Au cours des années précédentes, le Maroc a eu recours à un autre instrument du FMI qu’est la ligne de précaution et de liquidité.
(source: Yabiladi.com)
Sahara: Patrick Rajoelina alerte sur le danger de la balkanisation de l’Afrique à cause du Polisario
L’ancien ministre des Affaires étrangères de Madagascar, Patrick Rajoelina, signataire de l’ »Appel de Tanger » pour l’exclusion de la milice du polisario « rasd » de l’Union Africaine (UA), a affirmé que l’existence d’une organisation comme l’autoproclamée « rasd » au sein de l’UA est un danger pour toute l’Afrique, estimant que son cas pourrait faire jurisprudence pour démembrer des pays et la balkanisation de tout le continent.
En marge de la première réunion de suivi de l’ »Appel de Tanger » où plusieurs anciens Premiers ministres et ministres des Affaires Etrangères africains se sont réunis pour lancer un appel à exclure l’entité de l’autoproclamée rasd de l’organisation panafricaine, l’ancien chef de la diplomatie de Madagascar, Patrick Rajoelina a déclaré à Hespress FR que le Sahara est « pris en otage » par le front polisario en contravention « flagrante » avec les statuts de l’Organisation de l’Union Africaine (OUA) à l’époque et de l’UA aujourd’hui.
« La rasd n’est ni un Etat ni une puissance dans la mesure où un Etat existe s’il a un sol, s’il a un gouvernement et s’il a une population. Aujourd’hui, la rasd qui revendique une population, cette population vit en territoire étranger », a-t-il affirmé dans une déclaration à Hespress FR depuis Marrakech, en référence à l’Algérie qui permet à étrangers, non Algériens, d’avoir un gouvernement parallèle, des armes, sur son propre territoire.
L’ancien ministre des Affaires étrangères de Madagascar, a expliqué qu’à l’issue de « très nombreuses semaines de concertation avec de très nombreuses personnalités, nous avons rédigé un Livre blanc qui a été rédigé en toute sérénité avec des arguments juridiques, historiques, politiques, diplomatiques mais avec une immense détermination » pour faire exclure la rasd de l’Union africaine et réparer l’erreur de son admission à sa création en 2002. Lire la suite »
Mohammed Benjilany : « L’offre de coopération marocaine se veut être une offre multidimensionnelle »

Le Maroc est en pleine offensive en Afrique. Le royaume chérifien est une économie à forte progression pour qui l’Afrique est un terrain à privilégier pour les investissements. A Madagascar, la coopération avec ce deuxième pays le plus industrialisé en Afrique avance à grand pas ces dernières années. Les relations sont également au beau fixe, telles que l’ambassadeur marocain à Antananarivo, Mohammed Benjilany, l’explique à notre rédaction. Entretien.
Midi Madagasikara : En quelques phrases, comment voulez-vous résumer ces six années que vous avez passées à Madagascar ?
Mohammed Benjilany : Je suis arrivé ici à Madagascar, en 2016, la veille de la visite de Sa Majesté le Roi. Cela fait un peu plus de six ans maintenant. Je vais être franc avec vous, c’était, à tous les égards, six années pleines de travail et de résultats dont le rapprochement de Madagascar et du Maroc. Nous avons réussi à renforcer ce rapprochement ici avec nos interlocuteurs. Ce sont aussi six années pleines sur le plan personnel. Car j’ai eu l’occasion de découvrir un pays magnifique au niveau des paysages, au niveau des gens. C’est un pays très singulier et particulier avec une biodiversité qui l’est tout autant.
M-M : Madagascar et le Maroc ont conclu plusieurs protocoles d’accord de coopération sur différents domaines, entre autres, sur le secteur financier, l’agriculture durable, le développement touristique et les infrastructures. Où en est-on avec tous ces projets actuellement ?
M-B : Je voudrais rappeler que le Royaume du Maroc et la République de Madagascar sont liés par une relation très forte gravée dans l’histoire de nos deux pays. Cette relation a connu plusieurs évolutions. L’année 2016 a marqué un tournant dans le renforcement du cadre juridique de coopération entre le Royaume du Maroc et la République de Madagascar à l’occasion de la visite de Sa majesté le Roi Mohammed VI. Ce même cadre juridique qui a vu la signature de 22 accords et s’est enrichi davantage en mars 2019 à l’occasion de la 1ère réunion de la commission mixte Maroc-Madagascar à Marrakech par la signature de 9 nouveaux accords dans de nouveaux domaines.
Ce que je peux vous affirmer c’est que tous ces accords ont connu une mise en œuvre très rapide à travers la mise en place de comités de suivi ou de pilotage de part et d’autre et l’organisation d’échanges de visite d’experts des deux pays. La pandémie de Covid-19 a beaucoup ralenti cet élan mais malgré tout, nous avons pu, avec quelques départements techniques malgaches, maintenir le rythme à travers des visio-conférences
Certains accords, déjà mis en oeuvre, ont vu des éléments nouveaux y être intégrés et j’évoquerai, à titre d’exemple, le secteur de la santé où la coopération initiale concernait une coopération technique et administrative entre le CHU Ibn Sina à Rabat et l’Hôpital HJRA d’Antananarivo et qui a évolué vers un programme de formation de médecins et de chirurgiens en matière de transplantation rénale pour répondre à une priorité de l’Etat malgache. Tout cela naturellement est le fruit de la relation fraternelle mais aussi de la confiance que se font deux pays africains pour avancer ensemble dans un esprit de coopération sud-sud efficiente.
En matière de formation universitaire, notre programme de bourses se poursuit. A partir de novembre 2016, le nombre de bourses marocaines a doublé passant de 35 à 70 bourses par an à laquelle se sont ajoutées une vingtaine de bourses dédiées à la formation professionnelle.
Je voudrais, également, évoquer les projets de la Fondation Mohammed VI pour le Développement Durable à Antsirabe dont l’avancement a été très impacté par deux années de pandémie et leurs conséquences multiples sur les voyages, le transport de marchandises etc et sur lesquels nous essayons d’avancer pour rattraper les retards.
Enfin, je ne saurais terminer cette partie sans parler de la solidarité du Maroc à Madagascar. En effet, à chaque fois que la République sœur, Madagascar, a été affectée par une catastrophe naturelle, une épidémie, une invasion des criquets pélerins et même pendant la Covid, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a toujours donné ses hautes instructions pour que l’aide marocaine soit dirigée vers Madagascar en appui à l’Etat malgache afin de soulager les populations affectées.
M-M : Le Maroc figure parmi les premiers pays africains qui investissent le plus en Afrique. En termes de volume d’investissements, quels sont les investissements marocains à Madagascar ?
M-B : Je peux vous dire qu’il y a quatre investissements majeurs marocains à Madagascar, notamment le secteur des banques avec la BOA et l’entrée dans le capital de la BMOI. Aussi, la reprise de la Banque de Madagascar et des Mascareignes. Nous avons aussi deux investisseurs marocains qui investissent beaucoup en Afrique à savoir Intelcia qui emploie environ 1 500 personnes et Outsourcia qui emploie environ 700 personnes. Nous travaillons et nous essayons de faire venir d’autres investisseurs, de les intéresser à venir investir à Madagascar. En 2022, le président de la République a rencontré à Paris, le patronat marocain. Nous poursuivons les discussions sur une éventuelle mission économique et commerciale marocaine ici à Madagascar. Et pourquoi pas, une mission économique et commerciale malgache au Maroc.

M-M : Sur le plan économique, le Maroc figure parmi les économies qui ont connu une forte progression. Notamment si on parle de l’agriculture, votre pays est parmi les principaux pays fournisseurs du marché européen. Sans parler du tourisme où le Maroc est une destination phare depuis plusieurs années. Monsieur l’ambassadeur, si vous pouviez vous permettre de donner des conseils au gouvernement malgache, que diriez-vous ?
M-B : Comme vous le savez, un ambassadeur n’a pas vocation à donner de conseils. Mon travail, dans le cadre de notre partenariat avec Madagascar, consiste à travailler avec nos partenaires et interlocuteurs malgaches pour mettre en œuvre les coopérations existantes, consolider les acquis et identifier de nouveaux axes de coopération.
Comme vous l’avez dit, le Royaume du Maroc connaît depuis deux décennies un rythme de développement très important qui touche de nombreux secteurs tels que les infrastructures routières et portuaires, l’agriculture, le tourisme, les énergies renouvelables et tant d’autres
L’UE tente de relancer son partenariat avec le Maroc dans un contexte politique délicat
Josep Borrell a affiché à Rabat la volonté de l’Europe d’approfondir la coopération avec le royaume chérifien malgré les controverses autour du « Marocgate » et la question sensible du Sahara occidental.

La visite au Maroc de Josep Borrell, le haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères, du jeudi 5 au samedi 7 janvier, devait relancer et approfondir la relation, déjà ancienne, entre les Vingt-Sept et le Maroc. Sur le plan économique, énergétique, sécuritaire ou migratoire, les projets entre l’Union et le royaume chérifien se multiplient. Sur le plan politique, la relation reste soutenue – en 2022, l’essentiel des commissaires européens s’est rendu à Rabat. Mais plusieurs dossiers assombrissent toujours la relation, notamment l’enquête sur le récent scandale de corruption au sein du Parlement européen qui pointe vers le Qatar et le Maroc.
Josep Borrell, dont la venue avait été annulée en septembre 2022 à la suite d’une déclaration défendant le droit des Saharaouis à décider de leur futur au Sahara occidental, a donc tenté de dissiper les malentendus et renforcé les liens en rencontrant Aziz Akhannouch, le premier ministre marocain, et Nasser Bourita, le ministre des affaires étrangères du pays.
Côté approfondissement du partenariat, le chef de la diplomatie européenne a annoncé la mise en place d’« un dialogue de haut niveau en matière de sécurité » afin de lutter « ensemble contre les menaces à notre sécurité et contre le terrorisme dans notre voisinage immédiat », notamment au Sahel.
De même, il a évoqué une « coopération renforcée entre l’UE et le Maroc dans les institutions multilatérales. Nous voulons faire en sorte que des initiatives portées conjointement par des pays du Nord et du Sud permettent de relancer l’action multilatérale sur les défis globaux ». De la guerre en Ukraine au changement climatique, les sujets ne manquent pas. Au niveau économique et climatique, l’Europe et son premier partenaire commercial en Afrique, avec 45 milliards d’euros d’échanges, vont accélérer la mise en place de leur partenariat vert, afin de faciliter la transition énergétique.
(source: lemonde.fr)
Maroc: intégrité territoriale
De la marche pour le parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume à la marche vers le développement et la prospérité
« Demain, tu franchiras la frontière. Demain, tu entameras ta Marche. Demain, tu fouleras une terre qui est tienne. Tu palperas des sables qui sont tiens. Demain, tu embrasseras un sol qui fait partie intégrante de ton cher pays ». C’est fort de l’avis juridique de la Cour Internationale de Justice qui avait reconnu l’existence de liens d’allégeance entre les Sultans du Maroc et les tribus du Sahara qu’avec ces mots, extraits de son discours du 5 novembre 1975, que Feu Sa Majesté le Roi Hassan II donna le signal de départ de la glorieuse Marche Verte.
Le lendemain, 6 novembre 1975, 350.000 Marocaines et Marocains, issus de toutes les régions du Royaume et brandissant face au colonisateur de l’époque, comme seules armes le Coran et le drapeau national, ont entamé l’une des épopées de l’Histoire du Maroc.
La Marche Verte, que d’aucuns considèrent comme une expression du génie et de la sagesse de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, représente ce lien inébranlable entre un peuple et son Souverain mais aussi la conviction de toute une Nation de la justesse de la cause du parachèvement de son intégrité territoriale.
Quarante-sept ans après, et sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Sahara marocain s’est transformé en un immense chantier grâce, notamment, au Nouveau Plan de Développement des Provinces du Sud.
Ce Nouveau plan de Développement, lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2015 et doté d’un budget de 8 milliards de dollars, se veut un accélérateur du développement et de l’intégration socio-économique du Sahara marocain. Il vise à faire des Provinces du Sud du Maroc, à travers de nombreux projets structurants en matière d’infrastructures routière, portuaire, universitaire, touristique et culturelle un pôle de prospérité et de rayonnement national, régional et continental.
Cette dynamique en matière de développement et les importantes réalisations qui en découlent se trouvent confortées et appuyée, aujourd’hui, par une dynamique politique grâce aux multiples percées de la diplomatie marocaine au sujet du différend régional autour du Sahara marocain.
Aujourd’hui, 90 pays apportent leur plein soutien au plan d’autonomie pour le Sahara présenté par le Royaume du Maroc en 2007. En outre, une trentaine de pays frères africains et arabes, d’Amérique Latine et des Caraïbes on ouvert des Consulats Généraux dans les villes de Laayoune et de Dakhla; scellant ainsi leur reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur son Sahara.
Les différentes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies qui qualifient l’Initiative Marocaine d’Autonomie pour le Sahara de base sérieuse et crédible pour la résolution de ce différend régional, ont été confortées par la la résolution 2654 du 27 octobre 2022 dudit Conseil qui appuie l’approche marocaine basée sur la légalité internationale, la volonté de la population et la réalité sur le terrain.
La résolution 2654 appelle, également, l’ensemble des parties à demeurer engagées dans le processus des tables-rondes, seul format de discussion de nature à mener à une résolution du différend régional autour du Sahara marocain dans un esprit de réalisme et de pragmatisme sur la base du compromis et dans le cadre de l’Initiative Marocaine d’Autonomie pour le Sahara dont la prééminence a été réaffirmée sans ambiguïté par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies.
Mohammed Benjilany
Ambassadeur de Sa Majesté le Roi du Maroc
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