Mnangagwa

Zimbabwean opposition leader says election was ‘gigantic fraud’

Publié le

Nelson Chamisa, who lost to Emmerson Mnangagwa, asks for help from regional partners after poll observers say was not credible

Nelson Chamisa held a press conference in Harare on 27 August, at which he said he was not accepting the result of the Zimbabwean general election. Photograph: Aaron Ufumeli/EPA

Zimbabwean opposition leader Nelson Chamisa has called for solidarity from regional partners against a vote he called a “gigantic fraud” that returned Emmerson Mnangagwa to power in Zimbabwe.

“Africa, do not leave us. Particularly our brothers and sisters in the region and the continent. We count on your solidarity as we seek to solve this political crisis,” Chamisa said at a press conference in Harare.

Mnangagwa secured a second term as president after he was declared winner of the 23 August general elections, with 52.6% to Chamisa’s 44%, amid criticism from regional observers who described the polls as falling short of standards.

The election came six years after long-term ruler Robert Mugabe was deposed in a military coup at a time of economic suffering and the resurgence of runaway inflation. It is the second time Mnangagwa and Chamisa have squared off in a presidential contest.

The South African Development Committee (SADC) election observer mission said in a report on Friday that the polls fell short of “the requirement of the constitution of Zimbabwe”.

The SADC observers said although the electoral environment was largely peaceful, the polls failed a credibility test. The EU observer mission said the election took place in a climate of “fear”. Lire la suite »

Zimbabwe: President Mnangagwa first public speech

Publié le Mis à jour le

Après 37 ans sous la coupe de l’autoritaire Robert Mugabe, le Zimbabwe a mis vendredi 24 novembre un point final à son règne avec l’investiture de son successeur, Emmerson Mnangagwa.

L’ancien vice-président de 75 ans avait été désigné pour devenir le nouveau chef de l’État par le parti au pouvoir, la Zanu-PF. Il prend les rênes d’un pays ruiné, trois jours après la démission historique du plus vieux dirigeant en exercice de la planète, 93 ans, poussé vers la sortie par son armée, son parti et la rue.

« Moi, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, jure qu’en tant que président de la République du Zimbabwe je serai loyal à la République du Zimbabwe et obéirai, soutiendrai et défendrai la Constitution et les lois du Zimbabwe, » a-t-il prêté serment devant plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le plus grand stade de la capitale, Harare, le National Sports Stadium.

Robert Mugabe était absent de la cérémonie, selon l’envoyée spéciale de France 24 à Harare, Caroline Dumay. Précisant qu’il ne sera pas inquiété et bénéficiera d’une « retraite confortable », elle ajoute néanmoins que le sort de l’ancienne Première dame, Grace Mugabe, est toujours incertain.

Emmerson Mnangagwa de retour à Harare

Publié le Mis à jour le

Le nouvel homme fort du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, est rentré à Harare ce mercredi, au lendemain de la démission de Robert Mugabe. Dans un discours sans ambiguïté devant ses partisans, au siège du parti au pouvoir, il a confirmé qu’il serait investi vendredi comme président.

S’il y avait encore le moindre doute sur l’identité du nouvel homme fort du Zimbabwe, il a été balayé ce mercredi 22 novembre. De retour d’Afrique du Sud, où il s’est entretenu avec Jacob Zuma, l’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa a été accueilli triomphalement dans son pays, après avoir écarté du pouvoir son ancien mentor, le vieux président Robert Mugabe, 93 ans, contraint de démissionner la veille.

Celui qui est surnommé « le crocodile » depuis la guerre de libération nationale a atterri en fin d’après midi sur la piste de l’aéroport international de Harare, qu’une banderole pendue au dessus de l’entrée VIP désigne toujours sous le nom de « Robert Gabriel Mugabe ». Puis il a préféré sortir par le terminal militaire, où l’attendaient plusieurs responsables de l’armée pour un débriefing, ainsi qu’une petite foule de partisans acheminés par bus dès la matinée.

De là, il a traversé la capitale où la joie suscité par la chute de Mugabe n’était pas encore retombée. Sur ces vastes artères encore parsemées de plusieurs chars d’assaut flottaient quantité de drapeaux zimbabwéens – le best-seller des vendeurs de rue ces derniers jours. Mais c’est au quartier général de la Zanu-PF, le parti au pouvoir dont Mnangagwa a été élu président dimanche dernier, que se situait l’épicentre de l’excitation.


Mugabe démissionne

Une présidence de 37 ans. Ce 21 novembre 2017, après plusieurs jours d’incertitude quant à l’avenir du pouvoir au Zimbabwe, Robert Mugabe, 93 ans, a finalement démissionné, comme l’a annoncé le président du parlement.

 

À Harare, à l’occasion d’une session extraordinaire du parlement, le président de la chambre Jacob Mudenda a lu une lettre de démission du président connu pour ses célèbres costumes. « Moi Robert Gabriel Mugabe (…) remets formellement ma démission de président de la République du Zimbabwe avec effet immédiat », était-il écrit sur la missive, des mots qui ont provoqué une explosion de joie dans l’assistance.

« J’ai choisi volontairement de démissionner. (…) Cette décision a été motivée par (…) mon désir d’assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent », a expliqué Robert Mugabe dans sa lettre. Comme le note l’Agence France Presse, un véritable concert de klaxons a immédiatement eu lieu dans les rues de la capitale zimbabwéenne à l’annonce de la nouvelle.