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Rencontre Michael Randrianirina – Cyril Ramaphosa : L’Afrique du Sud exprime sa préoccupation face à la situation politique à Madagascar

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En novembre 2025, Michaël Randrianirina a renoncé à la présidence malgache de la SADC et a ouvert la voie à un mandat intérimaire pour Cyril Ramaphosa.

La crise malgache ne se joue plus uniquement sur la scène nationale. Elle se lit désormais à l’échelle régionale, sous le regard attentif de la SADC et de ses principaux leaders.

À peine le pied posé après son voyage à Abu Dhabi, Michaël Randrianirina a repris les airs. Direction l’Afrique du Sud. Hier, à Pretoria, le président de la Refondation de la République a été reçu par Cyril Ramaphosa, président sud-africain et président en exercice de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Une rencontre rapide, mais lourde de sens, dans un contexte politique malgache suivi de très près par les capitales de la région. La rencontre a eu lieu à Mahlamba Ndlopfu, la résidence officielle du chef de l’État sud-africain à Pretoria. Cette visite de travail intervient alors que la situation politique à Madagascar semble susciter des inquiétudes au niveau régional.

Pretoria ne mâche pas ses mots. Selon un communiqué officiel de la Présidence de la République d’Afrique du Sud, Pretoria dit exprimer sa « préoccupation face aux récents développements politiques à Madagascar ». Le communiqué appelle explicitement au « calme et au respect des processus démocratiques ». Le pays réaffirme également son attachement à une « résolution pacifique de la situation, fondée sur la démocratie, l’État de droit et le développement durable ».

La portée du message dépasse le simple cadre bilatéral. Cyril Ramaphosa s’exprime aussi en tant que président en exercice de la SADC, organisation régionale qui a, par le passé, joué un rôle déterminant dans la gestion des crises politiques en Afrique australe. Dans sa déclaration de décembre dernier, la SADC a appelé le nouveau régime malgache à fournir à l’organisation régionale « une feuille de route », avant mars 2026. À Pretoria, le message adressé à Antananarivo est clair : la stabilité institutionnelle et le respect des règles démocratiques demeurent des lignes rouges pour les partenaires régionaux.

Pression.

Pour Michaël Randrianirina, cette rencontre constitue un moment diplomatique clé. Elle intervient dans une séquence de déplacements internationaux soutenus, signe d’une volonté affichée de dialoguer et de rassurer. Mais elle souligne également la pression qui s’exerce sur le pouvoir malgache, sommé de démontrer sa capacité à gérer la transition politique dans un cadre apaisé et conforme aux standards régionaux. Lire la suite »

Fivoriana an-tampony tsy ara-potoanan’ny SADC: mitaky Tondrozotra mazava sy Tetiandro ny Tetezamita alohan’ny 28 Febroary 2026

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Manolotra ny Filoha mozambikanina teo aloha, Joaquim Chissano, izay efa nitarika ny Fanelanelanan’ny SADC tamin’ny Kirizy 2009 teto Madagasikara, hifarimbona amin’ny Malagasy indray, amin’ny fanazavana sy fitsikerana ireo vetin-kevitra, andininy sy andalana (izay anjara andraikitry ny SADC) tsy tanteraka, na tsy notanterahan’ny Fitondram-panjakana malagasy, tamin’ny Tondrozotran’ny SADC teo aloha., ka nampiverina izao kirizy izao eto amin’ny Firenena 

Accompagnement de la TRANSITION – Joaquim Chissano revient aux affaires

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Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique.

Un rôle d’appui. C’est ce que devrait jouer Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique, dans l’accompagnement du processus de sortie de Transition à Madagascar. Selon le communiqué de la réunion extraordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui s’est tenue par visioconférence mercredi, il sera chargé d’appuyer le comité des Sages de l’organisation, qui sera déployé dans la Grande Île avant mars 2026.

« Le Sommet a approuvé le déploiement, d’ici mars 2026, du comité des Sages de la SADC (…). Cette mission sera chargée d’appuyer, avec le soutien du Groupe de référence pour la médiation et le Secrétariat, les processus en cours visant à rétablir la stabilité politique, la démocratie et la paix dans la République de Madagascar », rapporte le communiqué. La missive ajoute qu’il est demandé à ce comité des Sages de « solliciter l’appui » de Joaquim Chissano, qui conserve le titre d’envoyé spécial de la SADC à Madagascar.

« (…) présenter le contexte des interventions antérieures et préciser les questions en suspens, notamment celles concernant les réformes constitutionnelles, les processus électoraux et l’état de droit, conformément au Traité de la SADC », sera ainsi demandé à l’ancien président du Mozambique. Joaquim Chissano est apparu dans le paysage politique malgache durant le processus de sortie de crise et de Transition entre 2009 et 2013. Il était alors le médiateur principal dépêché par la SADC.

Depuis, l’ancien chef d’État est visiblement devenu la personne de référence de l’organisation régionale sur les soubresauts politiques dans la Grande Île.

Feuille de route  Lire la suite »

Marc Ravalomanana : « La SADC doit redevenir fidèle à son engagement de 2011 »

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Marc Ravalomanana avec les émissaires de la SADC.

Dans une lettre adressée récemment à la SADC, l’ancien président Marc Ravalomanana a appelé l’organisation régionale à revenir sur ses engagements de 2011, rappelant la feuille de route signée à cette date pour rétablir l’ordre constitutionnel et la démocratie à Madagascar. « Depuis 2019, les principes fondamentaux de cette feuille de route, neutralité de l’administration, retour des exilés, liberté d’expression, réforme électorale et exclusion des candidats, ont été gravement ignorés », déplore-t-il, dénonçant l’implication passive de la SADC dans l’instauration d’un pouvoir personnel contraire aux engagements pris.

Responsabilité

Marc Ravalomanana souligne que malgré les alertes répétées des anciens présidents et de la société civile, aucune mesure concrète n’a été prise pour contrer la dérive autoritaire du régime Rajoelina. Le pays, ajoute-t-il, connaît une aggravation dramatique de sa situation socio-économique : près de 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté, le PIB par habitant plafonne à 545 dollars, 40% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition, et la dette publique atteint près de 60% du PIB. Les manifestations pacifiques de septembre 2025 ont coûté des dizaines de vies et provoqué de nombreuses arrestations de journalistes, avocats et militants. Selon Marc Ravalomanana, ces violences sont le résultat de 15 années d’impunité et de dérives autoritaires, et la SADC porte une part de responsabilité en fermant les yeux.

Conscience nationale

Face à cette crise, la jeunesse malgache se dresse comme le moteur du changement et de la transition vers la justice et la réconciliation. « Leur courage a éveillé la conscience nationale et conduit à un tournant institutionnel », a-t-il indiqué. En tout cas, l’ancien président appelle à une action immédiate, exigeant que la SADC soutienne la volonté du peuple et non un régime illégitime. « Madagascar ne réclame ni pitié ni privilèges, mais respect et coopération équitable », conclut-il, dans un esprit de « fihavanana » et de solidarité africaine.

(source: Julien R. – Midi M/kara)

Une mission du Panel des Sages de la SADC pour restaurer la paix et la gouvernance démocratique

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La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) suit avec une vive inquiétude l’évolution de la situation politique et sécuritaire à Madagascar. Face aux tensions croissantes et aux informations faisant état d’une forme de coup d’Etat, l’organisation régionale a annoncé le déploiement imminent d’une mission d’enquête du Panel des Sages afin de soutenir les efforts visant à rétablir la paix et la gouvernance démocratique dans le pays. Dans un communiqué signé par le Président de la République du Malawi, le professeur Arthur Peter Mutharika, également président de l’organe de la SADC chargé de la politique, de la défense et de la sécurité, l’organisation exprime sa solidarité avec le peuple malgache.

Elle se dit profondément attristée par les pertes en vies humaines, les blessés et les destructions de biens survenus lors des récentes manifestations. « Ces événements vont à l’encontre des valeurs fondamentales de paix, d’unité et de démocratie qui constituent le socle de notre vision régionale », souligne le communiqué. Face à cette crise, la SADC appelle les acteurs politiques, les forces de sécurité et la société civile à faire preuve de calme et de retenue. L’organisation insiste sur la nécessité de respecter l’Etat de droit et l’ordre constitutionnel, tout en privilégiant un dialogue inclusif et constructif pour résoudre les différends de manière pacifique.

La mission du Panel des Sages, composée de personnalités reconnues pour leur expérience et leur neutralité, aura pour mandat d’évaluer la situation sur le terrain, de dialoguer avec les différentes parties prenantes et de formuler des recommandations en faveur d’un retour rapide à la stabilité. Cette initiative vise également à prévenir toute escalade du conflit et à favoriser la cohésion nationale. La SADC exhorte par ailleurs les Forces de l’ordre à agir avec professionnalisme, impartialité et dans le strict respect des normes internationales relatives aux droits humains. En réaffirmant son attachement aux principes d’unité, de solidarité et de respect de la loi, la SADC entend rappeler que la stabilité politique et la gouvernance démocratique constituent les piliers essentiels du développement durable et de la prospérité de toute la région australe du continent.

(source: Nikki Razaf – la verite.mg)

80e AGNU : Madagascar portera la voix de la SADC et des petits États insulaires à l’ONU

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Le président Andry Rajoelina participera à la semaine de haut niveau de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), du 22 au 27 septembre à New York. En sa qualité de président en exercice de la SADC, il défendra les priorités de l’Afrique australe tout en mettant en avant les défis propres aux petits États insulaires.

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Promotion des valeurs universelles

Une réunion a eu lieu au Ministère des Affaires étrangères à Anosy, Antananarivo, hier 10 septembre 2025, afin de préparer la participation de Madagascar à la 80e Assemblée générale des Nations unies. Elle a réuni le ministre Rafaravavitafika Rasata, le Coordonnateur résident des Nations unies à Madagascar, Anthony Ngororano, ainsi que des représentants de la Présidence de la République, dont la Directrice de la communication, Mercedes Ratsirahonana. Cette 80e session de l’Assemblée générale sera marquée par la célébration du 80e anniversaire de l’Organisation des Nations unies, le 22 septembre, sous le thème : « Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits de l’Homme ». Ce rendez-vous vise à réaffirmer l’unité de la communauté internationale et à promouvoir les valeurs universelles de paix, de droits humains et de développement durable.

Madagascar pont entre l’Afrique et l’océan Indien

Andry Rajoelina interviendra, non seulement en tant que président de la République de Madagascar, mais également en qualité de président en exercice de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). À ce titre, il portera les priorités régionales, notamment l’industrialisation inclusive, la transition énergétique équitable, le renforcement de la sécurité maritime et la prévention des conflits dans la région. Madagascar souhaite également affirmer son rôle de pont entre l’Afrique continentale et l’océan Indien. Le chef de l’État malgache entend par ailleurs sensibiliser la communauté internationale aux défis particuliers des petits États insulaires, qui restent parmi les plus vulnérables aux impacts du changement climatique, aux risques sécuritaires liés à leur position géographique et aux obstacles au développement durable.

80e anniversaire de l’ONU

À travers sa participation, Madagascar souhaite véhiculer un message d’unité et de solidarité, en résonance avec le thème de cette session anniversaire. Le pays veut démontrer qu’il est possible de relier ses valeurs traditionnelles, telles que le « fihavanana » et le « fokonolona », aux enjeux globaux comme la lutte contre le réchauffement climatique, la préservation de la biodiversité et la défense des droits humains.

La semaine de haut niveau de l’Assemblée générale, prévue du 22 au 30 septembre, comprendra plusieurs événements majeurs. Outre le débat général, elle accueillera la cérémonie commémorative du 80e anniversaire de l’ONU, le Moment des ODD consacré aux Objectifs de développement durable, un sommet sur le climat, une rencontre sur le trentième anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, ainsi qu’une réunion de haut niveau sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.

(source: moov.mg)

Fitantanana ny Sadc : Hanampy ny filoha Rajoelina ireo andriamanjaka

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Ralandison Fenosoa, filoha mpitarika ny CRM

Niarahaba ny filoha Rajoelina Andry amin’ny fandraisany ny fitantanana ny Sadc ny fivondronamben’ny andriamanjaka. Vonona ny hitondra ny anjara birikiny izy ireo amin’izany.

Ho eo hatrany hanohana sy hanampy. “Vonona izahay fivondronamben’ny andriamanjaka, Com­mu­nauté Royale de Madagascar, hitondra ny anjara biriky, hanampy ny filoham-pirenena, Rajoelina Andry, amin’ny andraikitra goavana sahaniny eo anivon’ny Sadc”, hoy ny filoha mpitarika ny fikambanana, ny Printsy Ralandison Fenosoa. Nivoitra izany tamin’ny fivoriambe notanterahin’izy ireo teny amin’ny Rova Manjakamiadana, ny alahady lasa teo. Fotoana koa io niarahaban’izy ireo ny filohan’ny Repoblika amin’izao fitantanany ity vondrom-paritra ara-toekarena ity izao. Haharitra herintaona izany. Nanteriny fa zava-dehibe eo amin’ny firenena izany ka tsy hitazam-potsiny ny fikambanana. “Hi­tondra ny mety ho vitanay izahay amin’izany”, hoy ihany izy. Lire la suite »

SADC -: Madagascar plaide pour une meilleure reconnaissance des spécificités des États insulaires

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(©madagascar-tribune.com)

Le Conseil des ministres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’est ouvert hier au Centre de Conférences Internationales (CCI) d’Ivato, marquant une étape importante avant le 45è Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement, prévu le 14 août prochain.

Organe chargé de coordonner les politiques régionales et de préparer les décisions stratégiques soumises aux dirigeants de la SADC, le Conseil des ministres réunit principalement les ministres des affaires étrangères et de l’économie des pays membres.

À l’occasion de cette session, la ministre des Affaires étrangères de Madagascar, Dr Rafaravavitafika Rasata, a officiellement pris la présidence du Conseil pour un mandat d’un an, succédant au Professeur Amon Murwira, ministre zimbabwéen des Affaires étrangères et du Commerce international. Cette présidence, exercée d’août 2025 à août 2026, place Madagascar au centre de la coordination politique régionale.

Dans son allocution, la cheffe de la diplomatie malgache a insisté sur la nécessité d’une « pleine reconnaissance » des réalités propres aux États insulaires de la région. Elle a plaidé pour des politiques adaptées afin de favoriser une intégration régionale « véritablement inclusive ». Selon elle, ces pays disposent d’atouts économiques considérables, notamment maritimes, environnementaux et culturels. Les quatre États insulaires membres de la SADC totalisent environ cinq millions de kilomètres carrés d’espace maritime, riche en biodiversité, en ressources halieutiques et en potentiel énergétique.

La ministre a appelé à mieux valoriser ces ressources dans les priorités régionales, soulignant que « l’alliance équilibrée entre île et continent est la clé d’une région plus forte, où chaque pays, grand ou petit, avance ensemble vers la réussite collective ».

(source: madagascar-tribune.com)

Tenue du sommet de la SADC : Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina répliquent à Andry Rajoelina

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Les deux anciens présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina montent de nouveau au créneau. Dans une déclaration publique sortie le week-end dernier, les deux anciens chefs d’État ont visé le président de la République qui, selon eux, les accuse indirectement d’avoir mené une campagne de « dénigrement » pour empêcher la tenue de l’événement à Madagascar.

En effet, dans cette déclaration datée du 9 août, les deux anciens chefs d’État, agissant au nom de l’opposition républicaine, affirment que leurs échanges avec certains membres de la SADC « ne relèvent pas d’une campagne politique », mais constituent « une alerte fondée sur des faits avérés et documentés », conformément aux engagements de la Feuille de route SADC pour Madagascar adoptée en 2011. Selon l’opposition, les engagements dans ce document sont aujourd’hui « violés de manière répétée », citant des sources telles qu’Amnesty International, la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme, la mission d’observation électorale de l’Union européenne, le KMF-CNOE, le Bureau indépendant anti-corruption et la Banque mondiale.

Parmi les griefs évoqués, l’opposition cite notamment « arrestations arbitraires, répression de manifestations pacifiques, absence d’indépendance réelle de la CENI, détournements massifs de fonds publics. »

(source: Rija R. – Midi M/kara)