Les deux anciens présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina montent de nouveau au créneau. Dans une déclaration publique sortie le week-end dernier, les deux anciens chefs d’État ont visé le président de la République qui, selon eux, les accuse indirectement d’avoir mené une campagne de « dénigrement » pour empêcher la tenue de l’événement à Madagascar.
En effet, dans cette déclaration datée du 9 août, les deux anciens chefs d’État, agissant au nom de l’opposition républicaine, affirment que leurs échanges avec certains membres de la SADC « ne relèvent pas d’une campagne politique », mais constituent « une alerte fondée sur des faits avérés et documentés », conformément aux engagements de la Feuille de route SADC pour Madagascar adoptée en 2011. Selon l’opposition, les engagements dans ce document sont aujourd’hui « violés de manière répétée », citant des sources telles qu’Amnesty International, la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme, la mission d’observation électorale de l’Union européenne, le KMF-CNOE, le Bureau indépendant anti-corruption et la Banque mondiale.
Parmi les griefs évoqués, l’opposition cite notamment « arrestations arbitraires, répression de manifestations pacifiques, absence d’indépendance réelle de la CENI, détournements massifs de fonds publics. »
Les échanges commerciaux entre l’Inde et les pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont atteint près de 40 milliards de dollars américains au cours de l’exercice 2024-2025. Ce chiffre a été annoncé lors du Forum d’affaires Inde-SADC, organisé hier 31 juillet 2025 à Antananarivo dans le cadre de la Semaine de l’Industrialisation de la SADC.
Le Forum d’affaires Inde-SADC s’est tenu le 31 juillet au Novotel Convention & Spa d’Antananarivo. Au cours du forum, Rajiv Wahi, chef de la mission commerciale de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de l’Inde (FICCI), a révélé que les échanges commerciaux entre l’Inde et les pays membres de la SADC ont atteint environ 40 milliards de dollars pour l’exercice 2024-2025. Il a souligné que la mission indienne à Madagascar, composée d’entreprises issues de secteurs variés, vise à renforcer les relations économiques régionales au-delà des simples transactions, en mettant l’accent sur des partenariats solides et durables. La délégation indienne comprenait des entreprises spécialisées dans la fabrication, l’emballage, l’agriculture, la santé, la logistique, l’exploitation minière, l’éducation et le développement des compétences. Ces secteurs ont été identifiés comme stratégiques pour approfondir la coopération avec les pays de la SADC, dont Madagascar.
Relations historiques entre l’Inde et la SADC
Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Industrialisation et du Commerce de Madagascar, David Ralambofiringa, a mis en avant l’importance du partenariat Inde-SADC pour la croissance économique du pays. Il a insisté sur la nécessité de valoriser les produits malgaches, notamment à travers le développement de l’agro-industrie et des chaînes de valeur. Il a également invité le secteur privé indien à investir à Madagascar, notamment dans les domaines de l’industrie manufacturière, de l’agroalimentaire, de la transformation des aliments, de l’énergie et de la logistique.
L’ambassadeur de l’Inde à Madagascar, Bandaru Wilsonbabu, a rappelé les relations historiques et cordiales entre l’Inde et les pays de la SADC. Il a évoqué le protocole d’accord signé entre l’Inde et la SADC en juillet 2024, soulignant la volonté de New Delhi d’appuyer le développement inclusif du continent africain. L’ambassadeur a également mis en avant les avancées technologiques et économiques de l’Inde, notamment dans les domaines des technologies de l’information, de la santé, des énergies renouvelables, de l’agriculture et de la transformation alimentaire.
Développement économique régionale
La directrice générale de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy, a présenté les différentes opportunités d’investissement qu’offre Madagascar. Elle a mis en avant les secteurs porteurs ainsi que les avantages compétitifs du pays pour les investisseurs étrangers. De son côté, Isidore Razanakoto, directeur général du Commerce au sein du ministère malgache de l’Industrialisation et du Commerce, a plaidé pour une intensification de la collaboration entre l’Inde et Madagascar dans des domaines tels que l’agriculture, les produits pharmaceutiques, les soins de santé, le cuir et les textiles, les TIC, la logistique et le commerce numérique.
La dimension inclusive du développement économique a également été abordée. Apphia Nyasha Musavengana, responsable de la jeunesse de la SADC, a souligné l’importance d’intégrer les jeunes et les femmes dans les programmes de développement de la région. Pour sa part, Murielle Ho Miou Chine, première vice-présidente de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de Madagascar (FCCIM), a salué le renforcement du partenariat entre la FICCI et la fédération malgache. Gervais Atta, nouveau président du Conseil des entreprises de la SADC, a également mis en avant l’importance des engagements pris pour une coopération approfondie.
Signature de deux protocoles
Le forum a été marqué par la signature de deux protocoles d’accord. Le premier a été conclu entre la FICCI et le Conseil des entreprises de la SADC, le second entre la FICCI et la FCCIM. Ces accords visent à renforcer la coopération entre les secteurs privés et à favoriser des initiatives conjointes dans des domaines d’intérêt commun.
Le Forum d’affaires Inde-SADC a réuni plus d’une centaine de participants, dont des représentants gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des diplomates et des acteurs économiques venus de divers pays d’Afrique australe et d’Inde. L’événement a été organisé par la FICCI, en collaboration avec le ministère malgache de l’Industrialisation et du Commerce, l’ambassade de l’Inde à Madagascar, le Conseil des affaires de la SADC, le Secrétariat de la SADC, la FCCIM et l’EDBM. A noter que la cérémonie de clôture de la 8ᵉ édition de la Semaine de l’Industrialisation de la SADC s’est également tenue hier, au Novotel Alarobia
Fiara raitra Hongqi H9 2.0T no natolotr’i Chine an’i Madagasikara, ho fanomanana ny fandraisana ny fihaonambe SADC faha-45, ho tanterahina eto an-toerana afaka volana vitsy.
Mitovy endrika amin’ny « Rolls Royce » ny Hongqi H9, berline na « limousine de luxe » novokarin’ny FAW Hongqi.245 km/h ny hafainganam-pandeha ambony indrindra, ary 7,26l/100 ny fandaniany solika. Raha ny vidiny no asiana resaka, 309 800 yuans (38 300 € / 45 500 $ US) hatramin’ny 539 800 yuans (66 700 € / 79 300 $ US) ny iray : izany hoe 194 tapitrisa ariary raha kely indrindra. Fiara raitra mendrika handraisana vahiny manan-kaja tokoa ireo fanomezana ireo.
Fiaraha-miasa
Mihamatotra sy mihatsara hatrany ny fiaraha-miasan’i Madagasikara sy Chine. Notaterin’ny filan-kevitry ny minisitra omaly 30 aprily mantsy fa misy fanomezana fiara 16 izay avy amin’ny fanjakana sinoa. Tsiahivina fa amin’ny volana aogositra no handraisana ny fihaonamben’ny SADC faha-45, ka hatokana hitaterana ireo olo-manan-kaja ireo fiara ireo.
Handefa teknisiana moa i Chine, hampiofana ny teknisiana malagasy ny amin’ny fikojana ireo fiara ireo. Amin’ny maha-fiara hiaka farany ireo fanomezana ireo, misy ny teknolojia sy toro maro mila fantarina.
Fitantanana ny SADC
Tany Zimbabwe moa nanatanterahana ny fihaonambe SADC faha-44, tamin’ny taona 2024. Ankehitriny, ny Dr. Emmerson Dambudzo Mnangagwa, filohan’i Zimbabwe, no mitantana ny SASDC. Tsiahivina fa herintaona ny fitantanana, izay hifarana amin’ny aogositra 2025. I Madagasikara, handray ny fihaonambe SADC faha-45, no handray ny fitantanana amin’ity taona ity. Ny filoham-pirenena Malagasy Andry Rajoelina izany no ho filohan’ny SADC mandritra ny herintaona (2025-2026). Hitondra tombony lehibe ho an’i Madagasikara izany, raha tsy hitanisa afa-tsy ny fahamoran’ny fitadiavana mpampiasa vola vahiny, avy amin’ireo firenena mpikambana ao amin’ny SADC.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) ont tenu une réunion de haut niveau par vidéoconférence hier, 24 mars 2025, pour examiner la situation sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Madagascar a pris part à cette rencontre qui a abouti à la désignation de cinq facilitateurs chargés de la médiation de la crise entre la RDC et le Rwanda.
Ces facilitateurs sont des figures politiques de renom : Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria ; Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya ; Kgalema Motlanthe, ancien président de l’Afrique du Sud ; Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République Centrafricaine, et Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l’Éthiopie. Leur mission consistera à coordonner les efforts diplomatiques pour parvenir à une résolution pacifique du conflit.
Une séance d’information leur sera dispensée par la SADC, l’EAC et l’Union africaine afin de leur fournir les éléments clés relatifs à la gestion de cette crise. Leur rôle sera notamment d’assurer la mise en œuvre de la feuille de route adoptée lors de la réunion conjointe des chefs d’état-major de la défense, qui prévoit des mesures à court, moyen et long terme pour instaurer un cessez-le-feu et mettre fin aux hostilités.
Cette feuille de route avait déjà été entérinée le 17 mars 2024 à Harare, au Zimbabwe, lors de la réunion conjointe des ministres de la SADC et de l’EAC. Le sommet d’hier a réaffirmé l’urgence de son application et a enjoint toutes les parties prenantes, y compris la RDC et le Rwanda, à mettre en œuvre ces mesures sans délai.
La rencontre a vu la participation du président congolais, Félix Tshisekedi, et du président rwandais, Paul Kagame. Le chef d’État malgache, Andry Rajoelina, a également pris part aux discussions, marquant ainsi l’engagement de Madagascar dans la recherche d’une solution pacifique et durable pour l’est de la RDC.
L’annonce a été faite par le président du Zimbabwe Emerson Mnangagwa, assurant la présidence de la SADC, au cours d’un sommet extraordinaire en visioconférence .
Anisan’ny vavolombelon’ireo repoblika nifandimby teto Madagasikara ny lehilahy, nahalala ny tao « anaty vilany », ireo tombony sy ny hisatra teo amin’ny fampivoarana ny fiainam-pirenena.
À la tête du Rwanda depuis près de 30 ans, Paul Kagame dirige le pays d’une main de fer. Alors qu’il vante la reconstruction et l’unité de son pays depuis la fin du génocide, au point de donner des conseils aux autres dirigeants africains, ses détracteurs pointent du doigt ses pratiques politiques autoritaires, et son rôle dans le conflit armé en RDC.
Nelson Chamisa, who lost to Emmerson Mnangagwa, asks for help from regional partners after poll observers say was not credible
Nelson Chamisa held a press conference in Harare on 27 August, at which he said he was not accepting the result of the Zimbabwean general election. Photograph: Aaron Ufumeli/EPA
Zimbabwean opposition leader Nelson Chamisa has called for solidarity from regional partners against a vote he called a “gigantic fraud” that returned Emmerson Mnangagwa to power in Zimbabwe.
“Africa, do not leave us. Particularly our brothers and sisters in the region and the continent. We count on your solidarity as we seek to solve this political crisis,” Chamisa said at a press conference in Harare.
Mnangagwa secured a second term as president after he was declared winner of the 23 August general elections, with 52.6% to Chamisa’s 44%, amid criticism from regional observers who described the polls as falling short of standards.
The election came six years after long-term ruler Robert Mugabe was deposed in a military coup at a time of economic suffering and the resurgence of runaway inflation. It is the second time Mnangagwa and Chamisa have squared off in a presidential contest.
The South African Development Committee (SADC) election observer mission said in a report on Friday that the polls fell short of “the requirement of the constitution of Zimbabwe”.
The SADC observers said although the electoral environment was largely peaceful, the polls failed a credibility test. The EU observer mission said the election took place in a climate of “fear”. Lire la suite »