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Exposition- Clarisse Ratsifandrihamanana à l’honneur à Ambohidahy, jusqu’au 8 mai

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Une exposition consacrée à l’écrivaine et poétesse Clarisse Ratsifandrihamanana est ouverte au public. L’événement s’inscrit dans la commémoration du centenaire de sa naissance.

Une figure majeure des lettres malgaches

Le Trano Sary d’Ambohidahy accueille désormais une exposition dédiée à Clarisse Ratsifandrihamanana. Pour marquer cette célébration, la grande salle du lieu porte désormais son nom. Une manière de rappeler l’importance de cette auteure dans le paysage littéraire malgache. Le parcours de l’écrivaine y est retracé à travers différents supports. Les visiteurs peuvent découvrir son itinéraire, ses réalisations ainsi qu’une partie de ses œuvres. Lors de l’ouverture, un membre de sa famille a présenté un aperçu de sa vie et de son travail. Clarisse Ratsifandrihamanana a laissé derrière elle plus d’une trentaine d’ouvrages. Plusieurs de ses écrits ont été récompensés lors de concours littéraires. À travers ses textes, elle a exploré des thèmes variés, tout en accordant une place centrale à la langue malgache, qu’elle a contribué à valoriser.

Programmation

L’exposition restera accessible jusqu’au 8 mai. Elle s’accompagne d’autres rendez-vous culturels organisés autour de cette commémoration. Parmi les prochains temps forts figurent des séances de poésie prévues les 22 et 24 avril, en collaboration avec Havatsa Upem. D’autres activités liées au livre et à la lecture viendront compléter le programme dans les semaines à venir. Par cette série d’événements, les organisateurs souhaitent faire découvrir ou redécouvrir une auteure dont l’œuvre continue de marquer la littérature malgache.

(source: moov.mg)

Fivoriana an-tampony tsy ara-potoanan’ny SADC: mitaky Tondrozotra mazava sy Tetiandro ny Tetezamita alohan’ny 28 Febroary 2026

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Manolotra ny Filoha mozambikanina teo aloha, Joaquim Chissano, izay efa nitarika ny Fanelanelanan’ny SADC tamin’ny Kirizy 2009 teto Madagasikara, hifarimbona amin’ny Malagasy indray, amin’ny fanazavana sy fitsikerana ireo vetin-kevitra, andininy sy andalana (izay anjara andraikitry ny SADC) tsy tanteraka, na tsy notanterahan’ny Fitondram-panjakana malagasy, tamin’ny Tondrozotran’ny SADC teo aloha., ka nampiverina izao kirizy izao eto amin’ny Firenena 

La matrice chrétienne du Droit international

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Le droit international (877-2003)

Aussi loin que l’on remonte dans l’Histoire, les communautés humaines se sont régulièrement combattues pour s’approprier des terres, des troupeaux, des métaux précieux ou des esclaves, sans se soucier de quelque justification que ce soit.

Seules les cités grecques ont connu dans l’Antiquité un semblant de codification des guerres. Mais c’est principalement autour de l’An Mil, à l’aube de la civilisation européenne, que la chrétienté médiévale jeta les fondations de ce qui devint le droit international…

La guerre, une constante de l’Histoire humaine

Les guerres sont attestées par l’archéologie depuis le Mésolithique (dico), il y a environ dix mille ans, et elles ont toujours visé à l’écrasement de l’adversaire, sa soumission, voire son extermination. Elles n’ont jamais été régies par un quelconque « droit international ». Tout au plus ont-elles pu être contenues par la diplomatie : l’art de prévenir les conflits et les conclure…

 

 

La « trêve sacrée »

On note dans l’Antiquité classique une exception, à savoir le monde grec. Celui-ci était  constitué de nombreuses cités jalouses de leur indépendance. Chacune de ces cités était formée par la réunion des autochtones (du grec : « issus du même sol » ; on dirait aujourd’hui « de souche »), à l’exclusion des étrangers (« métèques ») et des captifs de guerre ou esclaves.

Cette cohésion humaine permit l’avènement de la démocratie athénienne mais elle engendra aussi de fréquents conflits d’intérêt entre les cités.

Les cités grecques se livraient de ce fait des guerres fréquentes mais comme toutes partageaient les mêmes croyances, les mêmes coutumes et la même langue, elles s’accordaient sur des trêves fréquentes en lesquelles on peut voir la première ébauche d’un droit « international » de la guerre et de la paix. Il y avait en premier lieu l’ékécheiria ou « trêve sacrée » lors des Jeux panhelléniques tels que les Jeux Olympiques, les Jeux Pythiques (Delphes), et les Jeux Néméens et Isthmiques. Certaines fêtes religieuses comme les Panathénées (Athènes) pouvaient entraîner une suspension des hostilités. Quiconque violait ces interdictions pouvait être poursuivi pour sacrilège.

Ces pratiques ont disparu avec la conquête romaine au IIe siècle avant J.-C. et la Grèce est alors rentrée dans le droit ou plutôt le non-droit commun.

« Malheur aux vaincus »

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