colonel Michaël randrianirina
Inauguration de la RN13 – Le colonel Randrianirina boucle le chantier
La première partie des festivités pour marquer la fin des travaux de réhabilitation de la RN13 entre Ambovombe et Taolagnaro s’est déroulée, hier. Une cérémonie au ton politique durant laquelle le chef de l’État a taclé son prédécesseur sur la paternité du projet.

Rétablir la vérité. Selon ses dires, c’est ce que le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, a voulu faire au sujet de la paternité du projet de réhabilitation de la Route nationale numéro 13 (RN13). Un objectif qui a donné un ton résolument politique à la première manche de la cérémonie d’inauguration de la fin des travaux du tronçon de 108 kilomètres entre Ambovombe et Taolagnaro, hier.
« Cette RN13 a été financée par l’Union européenne (UE). Un financement acquis en 2017, alors que j’étais chef de région. C’était Hery Rajaonarimampianina [ancien président de la République] qui a signé l’accord y afférent. J’y ai assisté. Pourtant, il y avait quelqu’un qui était venu ici pour s’attribuer les lauriers. Il n’a rien à voir dans ce projet. J’étais présent lors de la signature de l’accord comme chef de région, maintenant je suis ici pour l’inauguration comme chef d’État », lance le locataire d’Iavoloha devant les habitants d’Ambovombe.
Les travaux de réhabilitation de la partie de la RN13 entre Ambovombe et Taolagnaro sont officiellement bouclés. Des financements par l’UE via la Banque européenne d’investissement (BEI). Pour marquer le coup, l’État organise des festivités d’inauguration en deux temps. Le premier s’est tenu, hier, à Ambovombe, et le second se tiendra ce jour, à Taolagnaro. Une occasion pour l’ancien chef de la région Androy, de revenir en triomphe et sous la liesse populaire à Ambovombe, qu’il qualifie comme son chez-soi.
La RN13 fait au total près de 500 kilomètres, en partant d’Ihosy, jusqu’à Taolagnaro, en passant par Betroka et Ambovombe. Elle fait le lien entre les régions Ihorombe, Androy et Anosy. Trois régions avec de forts potentiels économiques, mais qui comptent pourtant les localités parmi les plus pauvres du pays. Depuis plusieurs années, une grande partie des habitants y sont sous la menace constante de l’insécurité alimentaire. À cela s’ajoutent les actes de banditisme rural perpétrés par les Dahalo.
À l’image de la précarité des localités qu’elle traverse, la RN13 est une route chaotique. Une grande partie est constituée de pistes en terre. Sur certains points, le tracé de la route n’est plus visible. En raison des enjeux économiques, mais aussi humanitaires et des retombées politiques, la réhabilitation de la RN13 est un défi que les présidents qui se sont succédé se sont évertués à relever.
Continuité de l’État
Outre le colmatage des gros points noirs, les travaux de réhabilitation dignes de ce nom sont ceux du tronçon Ambovombe – Taolagnaro. Le coup d’envoi du chantier a été donné le 17 juin 2022, à Ambovombe, par Andry Rajoelina, ancien président de la République. Celui auquel le colonel Randrianirina a fait référence hier, sans pour autant dire son nom. L’ancien président avait mis en jeu sa carrière politique dans le challenge pour réhabiliter la RN13. Le lancement des travaux a alors été fait en grande pompe. Lire la suite »
Langue nationale – Le malgache s’adapte, innove et rassemble
Mamporisika ny fiaraha-miasan’ny Fitondram-panjakana amin’ny Akademia Malagasy ny Filohan’ny Fanavaozana Michaël Randrianirina teny Tsimbazaza.
L’ouverture du Mois de la langue malgache, qui s’est tenue hier à l’Académie malgache à Tsimbazaza, a mis en lumière la richesse d’une langue capable d’évoluer et d’accompagner les connaissances de son époque.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment le Président de la Refondation de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, ainsi que de nombreux acteurs engagés dans la promotion de la langue malgache.
Bien plus qu’un simple héritage culturel, la langue malgache dispose des ressources nécessaires pour exprimer les réalités du monde contemporain. C’est l’un des messages forts transmis lors de cette ouverture officielle du Mois de la langue malgache à l’Académie malgache, placée sous le thème : « Teny malagasy : manavao, mampiray antsika » (« Langue malgache : innover et nous unir »).
Le colonel Randrianirina, Président de la Refondation, a souligné: « La langue malgache représente l’un des fondements de l’identité nationale. Malgré l’importance des langues étrangères dans l’accès aux connaissances, celles-ci ne doivent pas conduire à négliger la langue ancestrale. » Son développement exige une réflexion permanente sur l’enrichissement du vocabulaire ainsi que sur les traductions à l’oral et à l’écrit.
Le thème retenu cette année rappelle également la fonction fédératrice du malgache. Malgré l’existence de variantes régionales, il demeure une langue commune qui rassemble autour d’une identité partagée. Langue d’héritage et de transmission, elle accompagne l’évolution de la société tout en préservant ses racines.
Preuve de vitalité
Pour Harilala Ranjatohery, vice-président de la section Arts et Lettres de l’Académie, la capacité d’une langue à évoluer constitue la preuve de sa vitalité. Selon lui : « Comme toutes les langues vivantes, le malgache s’adapte aux différentes périodes de l’histoire et aux changements de la société; son évolution montre qu’il demeure une langue utilisée, entendue et transmise au quotidien. » Lire la suite »
Concertation nationale – L’État réaffirme sa confiance au FFKM
Le Chef de l’État réaffirme sa confiance envers le FFKM pour piloter la concertation nationale. Un choix qu’il explique par le caractère « incorruptible et apolitique » du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar.

Nous avons confiance en vous, en l’Église. » C’est ce qu’affirme le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, dans le discours qu’il a prononcé durant le culte d’ouverture de l’assemblée générale du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), hier, à Ilafy. Les travaux porteront notamment sur les préparatifs de la conduite du processus de concertation nationale par l’Église.
Le locataire d’Iavoloha a ainsi profité de cette prise de parole pour réaffirmer son choix de mandater le FFKM pour conduire les débats durant le processus de concertation nationale. « Je ne peux pas accomplir cela seul. Nous ne pouvons pas y parvenir seuls. C’est précisément pour cette raison que nous avons fait appel aux Églises pour piloter cette démarche pour la refondation », déclare-t-il alors, en soulignant qu’avec l’organisation des élections et la réponse aux aspirations affirmées durant les manifestations de septembre, la refondation est une des priorités de la transition.
Le Chef de l’État renchérit ses propos en déclarant : « C’est vous qui conduirez cette refondation. (…) Et j’ai la conviction que l’Église est la mieux placée pour mener cette refondation. Sans elle, cette réforme ne pourra pas aboutir. » Il explique cette conviction en attestant que le FFKM est « incorruptible et apolitique». Selon ses dires donc, « nous avons confiance en l’Église puisqu’elle n’est pas comme les autres entités que l’on peut influencer financièrement. Elle n’est pas non plus un instrument aux mains des acteurs politiques ».
Cette confiance martelée envers le Conseil œcuménique pour conduire la concertation nationale pourrait être une manière, pour le Chef de l’État, de taire le scepticisme ambiant sur le sujet. Depuis le culte du 10 décembre au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, le FFKM a semblé avoir été tenu à l’écart des démarches relatives au processus de concertation. Dans sa déclaration du 30 avril, il a même souligné « qu’en dehors du culte célébré le 10 décembre 2025 au CCI Ivato, le FFKM n’a pas participé à l’organisation des différentes concertations qui se sont tenues jusqu’ici ».
Certains acteurs politiques ont également émis des réserves quant à la conduite et à l’issue de la concertation nationale sans le FFKM. Le principal argument étant le statut d’autorité morale apolitique du Conseil œcuménique. L’allocution du colonel Randrianirina, hier, vise vraisemblablement à rassurer l’opinion politique. « Notre pays a besoin d’une vraie refondation et c’est maintenant qu’elle va commencer », assure-t-il alors.
Le locataire d’Iavoloha a également eu des mots d’encouragement envers le FFKM en déclarant : « Je vous encourage et vous soutiens dans cette concertation nationale à venir. Le jugement du peuple ne sera pas facile. Le peuple, qui ne supporte plus les souffrances, ne vous épargnera pas non plus dans ses critiques. »
Mission acceptée
De vives critiques, le FFKM en a déjà fait les frais en décembre, en émettant une invitation pour Andry Rajoelina, ancien président de la République, au même titre que les anciens Chefs d’État, pour prendre part au culte œcuménique qui s’était tenu au CCI Ivato.
Sommet de Nairobi – La présidence parle de reconnaissance internationale
Le Sommet « Africa Forward » constitue la première participation du chef de l’État à une rencontre internationale de haut niveau réunissant des dirigeants étatiques. La présidence y voit une marque de reconnaissance internationale du pouvoir en place.

Une reconnaissance internationale. C’est ainsi que la présidence de la Refondation de la République traduit la participation du colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, au Sommet « Africa Forward », à Nairobi, au Kenya, ainsi que les rendez-vous bilatéraux qu’il a eus en marge de l’événement.
« Après cette cérémonie, des rencontres se sont enchaînées immédiatement entre le président Michaël Randrianirina, d’une part, et d’autres chefs d’État africains ainsi que des dirigeants d’organisations internationales, d’autre part. Cela constitue donc un signe manifeste de la reconnaissance par ces derniers du gouvernement actuellement en place à Madagascar, notamment de leur volonté de développer des coopérations axées sur l’innovation et le développement de la nation malgache », rapporte, entre autres, le communiqué de la présidence sur la journée d’hier.
Le locataire d’Iavoloha était aux côtés de ses pairs, hier, au Kenyatta International Convention Center (KICC), à Nairobi, pour le Sommet des chefs d’État et de gouvernement, point culminant de l’événement coorganisé par le Kenya et la France. Lui et les ministres qui l’ont accompagné ont pris part aux tables rondes. L’officier supérieur a notamment porté la voix de Madagascar en prononçant un discours sur le thème de la sécurité alimentaire en Afrique, en fin de journée.
La veille, le colonel Randrianirina et son épouse ont pris part au dîner d’État organisé par William Ruto, président du Kenya. Il s’agit de la première participation du locataire d’Iavoloha à un rendez-vous international de dirigeants étatiques depuis sa prise de pouvoir en octobre. Dans une certaine mesure, il s’agit d’une participation pleine, remplissant toutes les cases du protocole des sommets de chefs d’État. Ce qui explique l’enthousiasme affiché dans le communiqué de l’institution présidentielle.
Une ombre au tableau
Du reste, la présence d’une délégation étatique malgache au Sommet de Nairobi fait figure d’exception, celle-ci y ayant été invitée, contrairement aux autres pays suspendus de l’Union africaine.
« ‘Tsy fikasana hamono ny Filoha, fa manana contrat 2 taona izahay », hoy ny tompon’ireo drones dimy teny Ivandry
Tohin’ny vaovao nozarain’ny Talen’ny Seraseran’ny Fiadidiana ny Fanavaozana, Harry Laurent Rahajason, na « Rolly Mercia » , mikasika ity teti-dratsy famonoana ny Colonel Michaël Randrianirina mivady ity.
Vladimir Poutine : « Madagascar est un partenaire important pour la Russie en Afrique »
.Le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a été reçu hier au Kremlin par son homologue russe, Vladimir Poutine. Une rencontre au sommet qui pose les jalons d’un partenariat renforcé, à l’aube du 55e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux nations.
Le tapis rouge a été déroulé à Moscou pour la délégation malgache. Dans un contexte géopolitique mondial en pleine mutation, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a effectué une visite officielle de premier plan en Russie. Le point d’orgue de ce déplacement a été la rencontre officielle, hier au Kremlin, avec Vladimir Poutine. Entre les deux chefs d’État, le courant semble être passé, avec une volonté commune de redynamiser un axe Antananarivo-Moscou historique.
Michaël Randrianirina – Patrick Rakotomamonjy : Guerre déclarée entre deux colonels

Le torchon brûle entre les deux frères d’armes qui portent le même grade.
Deuxième cavale en l’espace de dix mois pour le colonel Patrick Rakotomamonjy. Dans une vidéo publiée dans la nuit de dimanche, le désormais ancien directeur du Bureau des doléances auprès de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar a annoncé qu’il a de nouveau choisi de quitter son foyer et de se cacher, car il craint pour sa vie et pour sa personne. Mais cette fois-ci, la menace ne vient pas de Ravatomanga ni des acteurs de l’ancien régime, mais plutôt de ses anciens compagnons de lutte au sein du régime de Refondation. Il s’est adressé particulièrement à l’actuel PRRM, le colonel Michaël Randrianirina, en dénonçant un harcèlement à son encontre, et appelle ce dernier à prendre ses responsabilités.
Selon ses dires, c’est la quatrième fois, depuis Noël 2025, qu’il est visé par une enquête. On l’accuserait notamment de fomenter un coup d’État contre le régime actuel. Un officier général de la gendarmerie l’aurait avisé de l’existence d’un projet d’arrestation à son encontre. Le colonel Patrick Rakotomamonjy menace de faire un ampamoaka sur des cas de corruption. « Je n’accepterai jamais de travailler avec la mafia », a-t-il martelé, tout en avertissant que, pour le moment, il s’abstient de publier les noms et les dossiers. « Entre colonels, on ne se craint pas », a-t-il lancé. Une menace à peine voilée adressée à l’actuel homme fort du pays. Il a d’ailleurs profité de cette occasion pour appeler ses frères d’armes, notamment les membres du bureau du COSOFAM, à se tenir prêts pour lutter contre la corruption, ou contre les corrupteurs (c’est selon).
Succession d’événements.
Et la réponse ne s’est pas faite attendre. Au lendemain de la publication de la vidéo du colonel Patrick Rakotomamonjy, le colonel Michaël Randrianirina riposte, tout en expliquant toutefois qu’il n’existe aucun mandat d’arrêt contre son ex-directeur du Bureau des doléances. En tout cas, le chef de l’État n’est pas au courant de l’existence de ce mandat d’arrêt. La question est donc de savoir si l’ancien directeur technique de l’HOMI s’est fait manipuler par ses informateurs. Mais face à la presse, le locataire d’Iavoloha a rappelé à l’ordre le colonel Patrick Rakotomamonjy, en citant la discipline interdisant à tout militaire de s’exprimer en public, sauf s’il bénéficie d’une autorisation formelle.
Pour rebondir à la déclaration du colonel Patrick, le colonel Michaël Randrianirina a déclaré qu’« en politique, il n’y a pas de hasard. Tout est calculé ». Et d’ajouter dans la foulée que la succession d’événements de ces derniers temps, notamment l’accueil de l’ancien président Andry Rajoelina en Eswatini, n’est pas le fruit du hasard. Est-ce une manière d’accuser son frère d’armes d’être de mèche avec le président en exil ? En tout cas, ces deux déclarations confirment que la guerre est désormais déclarée entre les deux grandes figures du mouvement ayant conduit au renversement de l’ancien régime.
(source: Davis R – Midi M/kara)
Colonel Michaël Randrianirina: Hafatra mafonja (Antsirabe)
Fihaonana tamin’ireo Tanora Gen Z sy ny Firaisamonim-pirenena ny Sabotsy 31 Janoary 2026 tao amin’ny Oniversiten’ny Vakinankaratra: « Tsy ekena ny fanakorontanana. Lasa misy Fikambanana Gen Z 70 (fitopolo) ao Antananarivo. Miala ny Mpitondra raha ny atao mihitsy no tsy mety! … « .
Transition – La communauté internationale s’aligne sur les vingt-quatre mois
Les partenaires de Madagascar entérinent la « Transition » de vingt-quatre mois à Madagascar. Pour l’Union africaine, notamment, la présidentielle attendue au terme de cette période devrait ouvrir la voie à la levée des sanctions qu’elle a prononcées contre la Grande île.

Deal. La communauté internationale acte le délai de vingt-quatre mois prévu pour la situation d’exception dans laquelle se trouve Madagascar. Elle se projette d’emblée sur l’organisation de l’élection présidentielle qui y mettra fin. Par ailleurs, tandis qu’au sein du microcosme politique, le débat sur la qualification de cette période reste ouvert, l’Union africaine (UA), via son Envoyé spécial, parle de « Transition ».
«Nous allons, en tant qu’Union africaine, travailler sur cette période de Transition qui va nous mener à vingt-quatre mois de ce processus qui débouchera sur une élection présidentielle», déclare ainsi Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de l’Union africaine, à l’issue d’une rencontre avec le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, à sa résidence à Ivandry, dimanche. Une rencontre qui marque le point final d’une mission d’évaluation de la situation politique dans le pays, par la délégation de l’UA.
Le ton est aussi donné du côté de l’Union européenne (UE). Après une rencontre avec Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le 30 janvier, Roland Kobia, ambassadeur de l’UE, a publié sur sa page Facebook : « les élections libres et transparentes sont une priorité de la Refondation de Madagascar, et de l’Union européenne. Le travail doit être soutenu à tous les niveaux pour être prêt dans le délai de vingt-quatre mois. L’UE est prête à accompagner toutes les institutions et la population dans cet objectif clé pour le pays ».
Outre ces déclarations, depuis le 28 janvier jusqu’au 14 février, une mission d’évaluation des besoins électoraux est dépêchée par les Nations Unies dans la Grande île. Selon les explications, cette mission a été déployée suite à la demande de Madagascar, via « une lettre officielle adressée aux Nations Unies, en décembre 2025 ».
Présidentielle contre levée des sanctions
Comme son nom l’indique, la mission de la délégation conduite par Simon-Pierre Nanitelamio, directeur adjoint de la division de l’assistance électorale de l’ONU, est d’évaluer les besoins de Madagascar pour l’organisation des prochaines échéances électorales. «Nos partenaires internationaux affirment être prêts à nous soutenir dans l’organisation des différentes échéances électorales prochaines. Que ce soit le référendum ou la présidentielle», confie une source avisée. Lire la suite »
Rencontre Michael Randrianirina – Cyril Ramaphosa : L’Afrique du Sud exprime sa préoccupation face à la situation politique à Madagascar

La crise malgache ne se joue plus uniquement sur la scène nationale. Elle se lit désormais à l’échelle régionale, sous le regard attentif de la SADC et de ses principaux leaders.
À peine le pied posé après son voyage à Abu Dhabi, Michaël Randrianirina a repris les airs. Direction l’Afrique du Sud. Hier, à Pretoria, le président de la Refondation de la République a été reçu par Cyril Ramaphosa, président sud-africain et président en exercice de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Une rencontre rapide, mais lourde de sens, dans un contexte politique malgache suivi de très près par les capitales de la région. La rencontre a eu lieu à Mahlamba Ndlopfu, la résidence officielle du chef de l’État sud-africain à Pretoria. Cette visite de travail intervient alors que la situation politique à Madagascar semble susciter des inquiétudes au niveau régional.
Pretoria ne mâche pas ses mots. Selon un communiqué officiel de la Présidence de la République d’Afrique du Sud, Pretoria dit exprimer sa « préoccupation face aux récents développements politiques à Madagascar ». Le communiqué appelle explicitement au « calme et au respect des processus démocratiques ». Le pays réaffirme également son attachement à une « résolution pacifique de la situation, fondée sur la démocratie, l’État de droit et le développement durable ».
La portée du message dépasse le simple cadre bilatéral. Cyril Ramaphosa s’exprime aussi en tant que président en exercice de la SADC, organisation régionale qui a, par le passé, joué un rôle déterminant dans la gestion des crises politiques en Afrique australe. Dans sa déclaration de décembre dernier, la SADC a appelé le nouveau régime malgache à fournir à l’organisation régionale « une feuille de route », avant mars 2026. À Pretoria, le message adressé à Antananarivo est clair : la stabilité institutionnelle et le respect des règles démocratiques demeurent des lignes rouges pour les partenaires régionaux.
Pression.
Pour Michaël Randrianirina, cette rencontre constitue un moment diplomatique clé. Elle intervient dans une séquence de déplacements internationaux soutenus, signe d’une volonté affichée de dialoguer et de rassurer. Mais elle souligne également la pression qui s’exerce sur le pouvoir malgache, sommé de démontrer sa capacité à gérer la transition politique dans un cadre apaisé et conforme aux standards régionaux. Lire la suite »