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Fihaonamben’ny FFKM: nanatrika ny fanokafana sy nanolotra 150 Tapitrisa Ariary ho fanomanana ny Fikaonandoham-pirenena ny Filoha Michaël Randrianirina

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« Hinoana fa hitondra ny tena Fivoarana ho an’ny Firenena fa tsy ho fihetsiketsehana pôlitika fotsiny ny Fikaonandoham-pirenena izay hiarahantsika rehetra manatanteraka », hoy i Pasitera Samuel Jaona Ranarivelo Filohan’ny FFKM. 

« Mametraka fitokisana tanteraka amin’ny FFKM ny Fitondram-panjakana!« , hoy ny Filohan’ny Fanavaozana, ny Kolonely Michaël Randrianirina.(« …  mais il ne faut pas croire que sept mois suffiront à corriger des problèmes accumulés depuis des années! », prévient le Président de la Refondation)

Concertation nationale – L’État réaffirme sa confiance au FFKM

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Le Chef de l’État réaffirme sa confiance envers le FFKM pour piloter la concertation nationale. Un choix qu’il explique par le caractère « incorruptible et apolitique » du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar.

Le Chef de l’État s’adressant aux chefs des Églises du FFKM durant sa prise de parole, hier, à Ilafy.

Nous avons confiance en vous, en l’Église. » C’est ce qu’affirme le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, dans le discours qu’il a prononcé durant le culte d’ouverture de l’assemblée générale du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), hier, à Ilafy. Les travaux porteront notamment sur les préparatifs de la conduite du processus de concertation nationale par l’Église.

Le locataire d’Iavoloha a ainsi profité de cette prise de parole pour réaffirmer son choix de mandater le FFKM pour conduire les débats durant le processus de concertation nationale. « Je ne peux pas accomplir cela seul. Nous ne pouvons pas y parvenir seuls. C’est précisément pour cette raison que nous avons fait appel aux Églises pour piloter cette démarche pour la refondation », déclare-t-il alors, en soulignant qu’avec l’organisation des élections et la réponse aux aspirations affirmées durant les manifestations de septembre, la refondation est une des priorités de la transition.

Le Chef de l’État renchérit ses propos en déclarant : « C’est vous qui conduirez cette refondation. (…) Et j’ai la conviction que l’Église est la mieux placée pour mener cette refondation. Sans elle, cette réforme ne pourra pas aboutir. » Il explique cette conviction en attestant que le FFKM est « incorruptible et apolitique». Selon ses dires donc, « nous avons confiance en l’Église puisqu’elle n’est pas comme les autres entités que l’on peut influencer financièrement. Elle n’est pas non plus un instrument aux mains des acteurs politiques ».

Cette confiance martelée envers le Conseil œcuménique pour conduire la concertation nationale pourrait être une manière, pour le Chef de l’État, de taire le scepticisme ambiant sur le sujet. Depuis le culte du 10 décembre au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, le FFKM a semblé avoir été tenu à l’écart des démarches relatives au processus de concertation. Dans sa déclaration du 30 avril, il a même souligné « qu’en dehors du culte célébré le 10 décembre 2025 au CCI Ivato, le FFKM n’a pas participé à l’organisation des différentes concertations qui se sont tenues jusqu’ici ».

Certains acteurs politiques ont également émis des réserves quant à la conduite et à l’issue de la concertation nationale sans le FFKM. Le principal argument étant le statut d’autorité morale apolitique du Conseil œcuménique. L’allocution du colonel Randrianirina, hier, vise vraisemblablement à rassurer l’opinion politique. « Notre pays a besoin d’une vraie refondation et c’est maintenant qu’elle va commencer », assure-t-il alors.

Le locataire d’Iavoloha a également eu des mots d’encouragement envers le FFKM en déclarant : « Je vous encourage et vous soutiens dans cette concertation nationale à venir. Le jugement du peuple ne sera pas facile. Le peuple, qui ne supporte plus les souffrances, ne vous épargnera pas non plus dans ses critiques. »

Mission acceptée

De vives critiques, le FFKM en a déjà fait les frais en décembre, en émettant une invitation pour Andry Rajoelina, ancien président de la République, au même titre que les anciens Chefs d’État, pour prendre part au culte œcuménique qui s’était tenu au CCI Ivato.

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Sortie de crise : La délégation de la SADC insiste sur l’inclusivité

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La délégation de la SADC a rencontré, hier, le ministère en charge de la Refondation

Les concertations nationales sont scrutées par la communauté internationale. La participation de toutes les mouvances politiques attire particulièrement l’attention de la SADC.

La mission d’évaluation de la SADC accélère la cadence à Antananarivo. Après des rencontres avec le chef de l’État et le Premier ministre, la délégation conduite par Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, a poursuivi, hier, sa série de consultations avec le ministère en charge de la Refondation, qui est au cœur du dispositif des futures concertations nationales. L’inclusivité du processus de sortie de crise et les moyens nécessaires pour mener à bien la transition politique jusqu’en 2027 ont été évoqués par la délégation, a-t-on su d’une source au courant du dossier.

La délégation régionale, composée notamment de représentants du Comité des sages de la SADC, a insisté sur la nécessité d’un dialogue apaisé et ouvert à toutes les forces politiques. Selon les autorités malgaches, des concertations spécifiques avec les partis politiques sont prévues avant la tenue du grand sommet national consacré à la gouvernance électorale. Une manière, selon la SADC, de garantir une sortie de crise consensuelle et d’éviter toute contestation du futur processus électoral.

Hier, les discussions se sont poursuivies avec le ministère de la Refondation dirigé par Hanitra Razafimanantsoa, en présence de la délégation conduite par Joyce Banda. L’organisation régionale a demandé, selon les informations diffusées par ce ministère, des détails sur les besoins

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Concertation nationale : Marc Ravalomanana impose ses conditions

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Marc Ravalomanana appelle les militants TIM à la solidarité et prône l’unité nationale.

En déplacement dans le Nord de l’île le week-end dernier, le leader du TIM a conditionné sa participation au dialogue national à l’égide du FFKM, tout en mettant en garde contre tout glissement du chronogramme de la Refondation.

Marc Ravalomanana, président national du Tiako i Madagasikara (TIM), a investi la ville du Pain de Sucre samedi dernier. Ce déplacement, loin d’être une simple promenade de santé, a permis à l’ancien chef de l’État de clarifier sa posture politique dans un climat marqué par les incertitudes liées à la refondation et à la concertation nationale. Devant une foule de partisans acquis à sa cause, il a martelé ses exigences, plaçant la transparence et la légitimité au cœur de son discours.

FFKM. Sur la question épineuse de la concertation nationale, Marc Ravalomanana ne compte pas faire de la figuration. Sa position est désormais tranchée : point de salut hors d’un cadre formel. « Je déclare formellement que je n’assisterai plus à ces conférences nationales, sauf si elles passent par le FFKM ou qu’il y a une convocation officielle », a-t-il lancé avec fermeté. En réitérant sa confiance envers le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes, le numéro un du TIM récuse toute initiative dont la légitimité lui semblerait douteuse, préférant la médiation historique des chefs d’Églises. Lire la suite »

Le Chef de L’État à Fianarantsoa – Une Feuille de route après la concertation

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Le colonel Randrianirina durant son discours lors d’un meeting à Fianarantsoa, samedi.

Quid du délai de vingt-quatre mois ? Cette question s’impose après les déclarations du colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, à Fianarantsoa, samedi. Le locataire d’Iavoloha a en effet indiqué qu’une Feuille de route devrait découler de la concertation nationale. Une Feuille de route qui conduira à la mise en place d’un cadre pour conduire la Refondation.

Dans le cadre de son déplacement dans la capitale de la région Matsiatra Ambony, samedi, le Chef de l’État a rencontré les représentants des forces vives de cette collectivité décentralisée. Durant cet échange, il a été questionné sur le changement de système de gouvernance, voulu par ceux qui ont mené les manifestations de septembre et octobre. En parallèle à ce rendez-vous, un groupe de jeunes, à Antananarivo, a demandé la dissolution de l’Assemblée nationale et la mise en place d’une Assemblée constituante.

« À l’heure actuelle, je ne peux pas dissoudre les institutions », réplique le colonel Randrianirina, en tablant sur la décision de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) du 14 octobre. Usant de son « pouvoir de régulation des institutions », elle a attribué le pouvoir présidentiel à « l’autorité militaire compétente incarnée par le colonel Randrianirina». La Cour d’Ambohidahy souligne toutefois « qu’il est fait interdiction à l’autorité qui supplée le président de la République de dissoudre les institutions et organes prévus par la Constitution ».

Concertation souveraine

À s’en tenir aux réponses du locataire d’Iavoloha, il appartiendra à la concertation nationale de décider de tout changement de structure ou de système de gouvernance. Lire la suite »

Concertation Nationale – Le colonel Randrianirina dénonce des blocages politiques

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Le colonel Michaël Randrianirina dénonce le blocage du processus de concertation nationale. Selon lui, les querelles politiques et les luttes d’influence freinent les réformes prévues.

Le colonel Michaël Randrianirina a dénoncé des querelles politiques internes qui minent la concertation nationale.

Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, reconnaît en filigrane que le processus de concertation nationale est actuellement au point mort. Lors de son déplacement à Antsiranana, lundi, le Chef de l’État a évoqué ce blocage dans son discours, dénonçant des calculs politiques et des querelles internes qui, selon lui, freinent la mise en œuvre des réformes. Il a également pointé du doigt des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux, reflet d’un climat politique tendu.

« Nous avons lutté ensemble, mais ensuite nous nous déchirons et nous nous dénigrons sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré lors de sa rencontre avec les membres du secteur privé à Antsiranana.

Sans le mentionner explicitement, le colonel Randrianirina a fait référence aux acteurs politiques qui ne se concentrent plus sur les réformes prévues dans le cadre de la Refondation, mais sur d’autres objectifs, notamment électoraux. Selon lui, certains nuisent mutuellement pour prendre l’avantage sur leurs adversaires, ce qui illustre les querelles internes qui minent le processus. Lire la suite »

Processus électoral : L’Observatoire Safidy alerte sur des risques majeurs et appelle à une refondation concertée

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(©madagascar-tribune.com)

La plateforme SAFIDY tire la sonnette d’alarme sur les conditions actuelles du processus électoral à Madagascar. Dans un communiqué de presse rendu public hier, l’organisation estime que l’absence d’actions urgentes expose le pays à des élections non inclusives et dépourvues de crédibilité, appelant les autorités en place à tirer les enseignements des échecs électoraux passés.

SAFIDY replace son analyse dans le contexte politique né des événements de septembre, marqués par une mobilisation populaire d’ampleur nationale portée notamment par le mouvement Gen Z. À la suite de cette contestation, un nouveau pouvoir s’est installé le 14 octobre 2025, après la constatation de la vacance de la présidence de la République et du Sénat, ainsi que l’incapacité du gouvernement à assurer la continuité institutionnelle. L’organisation souligne que l’autorité de l’État est exercée par des officiers des forces armées, dans un cadre reposant sur des arrangements politiques plutôt que sur un mandat électif direct.

Le communiqué dresse une liste de préoccupations majeures. SAFIDY pointe notamment une application jugée sélective de la Constitution, en particulier de l’article 53 relatif aux délais d’organisation des élections, arrivés à échéance sans mesures concrètes. L’organisation relève également l’absence d’un cadre constitutionnel clair permettant d’encadrer juridiquement la transition actuelle et d’en fixer les limites.

D’autres facteurs aggravants sont mis en avant, tels que les débats controversés autour de l’organisation des Assises nationales, perçues comme potentiellement peu inclusives, ainsi qu’un climat politique fragilisé par des pratiques de marchandage politique, de nominations contestées et d’alliances circonstancielles. L’Observatoire souligne aussi que la légitimité de certaines institutions électorales, dont la CENI et la HCC, demeure fortement remise en question, au moment même où de nouvelles désignations y sont opérées.

Face à ce constat, SAFIDY formule plusieurs recommandations. L’organisation plaide pour l’ouverture d’une concertation nationale inclusive afin d’aboutir à une feuille de route claire et engageante pour l’ensemble des acteurs. Elle appelle également à la tenue d’assises nationales élargies, à la refonte du cadre électoral et à la mise en œuvre de campagnes d’éducation citoyenne, notamment à destination des jeunes électeurs.

Seule une transition concertée et juridiquement sécurisée permettra d’organiser, à terme, des élections libres, crédibles et apaisées, affirme SAFIDY qui exhorte les autorités à privilégier le dialogue et la co-construction.

(source: madagascar-tribune.com)

Concertation Nationale – Un comité de coordination à mettre en place

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La concertation nationale reste en phase préparatoire, en attendant la mise en place d’un comité de coordination. En parallèle, les consultations régionales et sectorielles se poursuivent.

Les prochaines étapes ainsi que le calendrier de la concertation nationale restent à préciser.

La concertation nationale en est encore à sa phase préparatoire. Une semaine après son lancement officiel, les contours opérationnels du processus restent à préciser. Contactée, une source au sein du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) indique qu’un comité de coordination devrait être mis en place dans les prochains jours afin d’en assurer le pilotage.

Selon cette source, le comité de coordination sera composé de représentants de la Présidence de la Refondation de la République, de la Primature, du ministère d’État auprès de la Présidence chargé de la Refondation, ainsi que du FFKM. Cette instance aura notamment pour mission de définir le calendrier de la concertation nationale et de déterminer les prochaines étapes à suivre.

« Ce sera au comité de préciser le calendrier ainsi que les étapes à venir dans le cadre de la concertation nationale. Nous attendons la mise en place effective de ce comité », précise notre interlocuteur.

Des consultations en parallèle

En attendant la formalisation de cette structure, le ministère en charge de la Refondation poursuit l’organisation de réunions préliminaires dans plusieurs régions du pays. Des rencontres ont déjà eu lieu, entre autres, dans les régions Diana, Itasy, Anôsy, Atsimo-Andrefana et Boeny. Ces consultations régionales visent à préparer le terrain en associant les forces vives locales au processus. Elles ont également permis de recueillir les attentes et propositions des participants sur les thématiques jugées prioritaires dans le cadre de la concertation nationale. Les contributions collectées sont destinées à alimenter et affiner les sujets qui seront débattus au niveau national.

Parallèlement à ces consultations initiées par les autorités, plusieurs entités ont déjà conduit leurs propres démarches de concertation. Lire la suite »

Fanokafana ny « Dinika ho an’ny Fanavaozana » teny amin’ny CCI-Ivato tarihin’ny FFKM – Famintinana

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CCI –  IVATO – Ouverture officielle de la concertation nationale

La concertation nationale a débuté hier au CCI Ivato, réunissant acteurs politiques, société civile et organisations religieuses. Cependant, le processus reste flou, sans calendrier ni garanties claires.

La concertation nationale a démarré sous l’égide du FFKM.

La concertation nationale a été officiellement lancée hier au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, dans une atmosphère mesurée. Réunissant responsables politiques, représentants de la société civile et autorités religieuses, cette première étape a surtout permis de poser un cadre encore imprécis, en l’absence de calendrier et de garanties claires sur la suite du processus.

La cérémonie d’ouverture, marquée par un culte œcuménique conduit par le Conseil des Églises chrétiennes à Madagascar (FFKM), a donné le coup d’envoi d’un processus présenté comme une étape importante de la refondation politique. La participation est restée contenue, traduisant un dispositif encore en phase de mise en place, dont les contours restent à préciser.

Les représentants des formations politiques, de la société civile, des notables traditionnels et des organisations religieuses étaient présents. Mais cette première journée a davantage servi à installer le cadre qu’à insuffler un réel élan. Les attentes demeurent élevées, tandis que les observateurs restent prudents, notamment en raison de l’absence d’un calendrier clairement défini pour la suite des travaux.

Un processus encore interrogé

Plusieurs questions demeurent. La valeur ajoutée de cette nouvelle concertation, au regard des précédentes initiatives souvent restées sans effets concrets, constitue l’un des principaux points d’interrogation. Les participants s’interrogent aussi sur le devenir des propositions formulées: seront-elles intégrées au processus décisionnel ou rejoindront-elles la liste des recommandations restées sans suite? Les modalités de sélection des participants, la méthode de travail et les résultats attendus restent, eux aussi, à clarifier.

Face à ces réserves, les autorités ont rappelé le cadre général de la démarche. La concertation relève d’une initiative de l’État, menée sous directive gouvernementale, le FFKM intervenant uniquement comme médiateur. Il a par ailleurs été assuré que les revendications issues du mouvement de la Génération Z seraient examinées.

C’est toutefois le Haut conseiller à la Refondation, le colonel Gervais Andriamiarisoa, qui a donné la tonalité la plus structurante des échanges. Il a insisté sur le fait que les discussions ne se limiteraient pas aux seuls enjeux politiques et institutionnels. Lire la suite »

Concertation Nationale – Le porte-parole du gouvernement dément l’invitation de Rajoelina

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Le porte-parole du gouvernement affirme que l’information selon laquelle Andry Rajoelina est invité à la concertation nationale est fausse. Le FFKM confirme pourtant l’avoir convié, lui et son épouse, à l’événement.

Le ministre Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, porte-parole du gouvernement.

Un démenti formel. C’est ce qu’Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, ministre de la Communication et de la Culture, a fait dans une déclaration diffusée à la télévision nationale, hier soir. Il dément ainsi l’information selon laquelle Andry Rajoelina, ancien président de la République, ferait partie des invités à la concertation nationale, dont le coup d’envoi sera donné ce jour, au Centre de conférence internationale (CCI) d’Ivato.

« Nous tenons à déclarer officiellement qu’il est faux d’affirmer qu’Andry Rajoelina aurait reçu une invitation spéciale, qui l’amènerait à revenir à Madagascar demain, ou qu’il existerait une quelconque intention de l’inviter à participer à la concertation nationale que le peuple malgache prévoit d’organiser », déclare le ministre Mandrindrarivony, qui s’est présenté avec sa casquette de porte-parole du gouvernement.

Avant de conclure son propos sur le sujet, le ministre de la Communication et de la Culture renchérit : « En conséquence, nous affirmons officiellement que toute déclaration annonçant le retour de l’ancien président ou sa participation à la concertation nationale est totalement fausse et mensongère. De telles affirmations vont à l’encontre de l’esprit et des valeurs du soulèvement populaire qui a conduit à son éviction. »

Lundi, cependant, une source auprès du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) a affirmé que l’ancien président Rajoelina, au même titre que tous les anciens chefs d’État, fait partie des personnalités invitées à la concertation nationale, qui sera officiellement lancée ce jour. « Le but est que tous les acteurs, toutes tendances confondues, prennent part à la concertation nationale », a-t-elle expliqué.

Confirmation

La publication de cette information a entraîné un déluge de réactions mitigées sur Facebook. Dans sa déclaration télévisée, le porte-parole du gouvernement affirme avoir recoupé l’information auprès des quatre chefs des Églises au sein du Conseil œcuménique.

« À la suite d’un échange que nous avons eu avec les quatre dirigeants du FFKM, il est clair que l’initiative ne vient pas d’eux, mais d’un seul individu, membre du bureau du FFKM, qui a exprimé, à titre personnel, sa volonté et son intention d’inviter l’ancien président Andry Rajoelina à revenir au pays », assure le ministre Mandrindrarivony. Lire la suite »