Mpox
Épidémie – Cas de Mpox de Madagascar à La Réunion
La variole du singe gagne du terrain dans l’océan Indien. À La Réunion, un premier cas importé de Madagascar a été signalé.

Madagascar continue d’exporter des cas de Mpox vers les îles voisines. Après Mayotte, La Réunion annonce à son tour son premier patient atteint de Mpox, en provenance de Madagascar. « Le jeudi 22 janvier, un cas de variole B (Mpox) chez une personne résidant à La Réunion et de retour de Madagascar a été confirmé », note l’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion, hier.
La même source précise que, chez cette personne placée à l’isolement, le début des symptômes est postérieur à son vol de retour de Madagascar.
Ces îles n’ont pas fermé leurs portes à Madagascar jusqu’à hier. Les fermetures de frontières ont d’ailleurs été rarement utilisées pour la Mpox, contrairement à l’épidémie de Covid-19. Les îles voisines renforcent toutefois les mesures de prévention de la maladie. À La Réunion, toute personne ayant effectué un voyage récent à Madagascar et présentant des symptômes évocateurs est invitée à contacter rapidement son médecin traitant, à s’isoler dans l’attente d’un avis médical et à éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes, ou à porter un masque en présence d’autrui et à couvrir les lésions cutanées. Les personnes effectuant un voyage à Madagascar sont, par ailleurs, invitées à respecter les mesures barrières.
Guéris Lire la suite »
Fisorohana ny fifindran’ny nendran-drajako MPox: manazava i Dr Manitra Rakotoarivony
Ireo antsipîrihany tokony ho fantatry ny olon-drehetra (fisehony, faharetany, sns…)
Santé publique Mpox : 76 cas détectés, 7 régions touchées
La découverte récente des cas de Mpox (variole du singe) a rapidement fait basculer le pays dans un état de vigilance sanitaire accrue. Quelques jours seulement après l’identification des premiers cas, la maladie virale affiche déjà une progression géographique préoccupante, touchant plusieurs régions. Les dernières données officielles publiées ce lundi confirment une dynamique de propagation rapide, qui interpelle aussi bien les autorités que la population.
À ce stade, Madagascar recense 76 cas suspects répartis dans six régions : Boeny, Analamanga, Atsimo-Andrefana, Diana, Vakinankaratra et Itasy. Parmi ces cas, six ont été formellement confirmés, dont cinq concentrés à Mahajanga I, épicentre actuel de l’épidémie, et un à Antsirabe, dans la région du Vakinankaratra. Cette dispersion en un laps de temps très court souligne la capacité du virus à circuler rapidement, notamment via les déplacements interrégionaux.
Face à cette situation, les autorités sanitaires ont enclenché une série de mesures d’urgence. Les patients suspects ou confirmés sont pris en charge et isolés afin de limiter les chaînes de transmission. Des barrages sanitaires ont été déployés sur les axes stratégiques, avec l’installation récente d’un nouveau point de contrôle, dans le district d’Antananarivo Atsimondrano. En parallèle, des équipes médicales poursuivent activement la recherche de nouveaux cas, tandis que les campagnes de sensibilisation sont intensifiées dans les écoles, les lieux de culte et au sein des communautés locales.
La propagation rapide de la maladie a également conduit le ministère de la Santé publique à anticiper les prochaines étapes. La ministre Monira Managna, a annoncé que Madagascar se prépare à l’importation du vaccin contre la variole du singe, une mesure préventive jugée essentielle pour contenir une éventuelle aggravation de la situation. Dans les ports, aéroports et gares routières, des contrôles systématiques sont désormais effectués à l’aide de fiches de traçabilité, afin de surveiller les déplacements et d’identifier précocement d’éventuels cas suspects. Lire la suite »