RDC Congo
RD Congo : la communauté internationale accuse le Rwanda de participer aux combats au côté du M23
DIRECT | Conseil de sécurité de l’ONU, 9849 ème Réunion. concernant la RDC
La guerre avec le Rwanda « est une option envisagée », dit le ministre de la Communication de la RDC
De violents affrontements opposent les forces armées congolaises et le groupe rebelle du M23, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon le porte-parole de l’armée congolaise, le groupe armé a « fait une percée sur Bweremana, au Nord-Kivu, et Minova, au Sud-Kivu », mardi. Avec le voisin rwandais, « l’option de la guerre est une option qui est envisagée », et « nous y sommes déjà d’ailleurs », déclare sur France 24 Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias de la RD Congo
En RDC, mémoire et travail de réconciliation au deuxième jour de la visite du roi des Belges
Philippe, son épouse la reine Mathilde et des membres du gouvernement belge dont le chef Alexander De Croo sont arrivés mardi à Kinshasa.

Au Musée national, au Mémorial des anciens combattants ou au Palais du peuple, la visite du roi des Belges à Kinshasa s’annonce mercredi 8 juin dense en évocation du passé colonial et du délicat travail de réconciliation entre la Belgique et la République démocratique du Congo (RDC).
Le roi Philippe, accompagné de son épouse, la reine Mathilde, et de membres du gouvernement belge, dont son chef Alexander De Croo, est arrivé mardi après-midi à Kinshasa, pour une visite officielle prévue sur six jours, à l’invitation du président de la RDC Félix Tshisekedi.
Cette visite, deux fois reportée à cause du Covid-19 puis du déclenchement de la guerre en Ukraine, est la première depuis celle de son père Albert II en 2010 et revêt une forte portée symbolique.
Il y a deux ans, le 30 juin 2020, à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge, le roi Philippe avait exprimé dans une lettre à M. Tshisekedi ses « plus profonds regrets » pour les « blessures » de la colonisation, une première historique. Il avait alors regretté les « actes de violence et de cruauté » commis à l’époque où son ancêtre Léopold II avait fait du Congo sa propriété personnelle (1885-1908), avant le demi-siècle de présence de l’Etat belge dans l’immense pays d’Afrique centrale.
« Nouveau partenariat »
Certains Congolais, comme le porte-parole du gouvernement, veulent y voir le début d’un « nouveau partenariat », « décomplexé », « d’égal à égal », quand d’autres réclament encore excuses et réparations pour les souffrances endurées et les « pillages » des richesses de la RDC.
Discours du roi des Belges
En Afrique, la RDC fait trembler les géants miniers

Dans l’esprit de la réforme minière venue de République démocratique du Congo (RDC), il flotte un petit parfum de nationalisme économique. L’idée de base : augmenter les royalties (redevances) payées par les opérateurs du secteur extractif. Fixé jusqu’ici à 2 %, le taux de cette redevance devrait prochainement monter à 10 % pour les minerais « stratégiques », (dont la liste reste à déterminer) et à 3,5 % pour les ressources dites « classiques » (tous les autres). Une taxe sur les « super bénéfices » semble pour l’heure difficilement applicable, et suscite bien moins de craintes que le relèvement de la taxation. Selon des sources congolaises, le cobalt (plus de la moitié de la production mondiale), mais aussi le coltan devraient être classés dans la catégorie « stratégiques » et donc voir leurs royalties multipliées par cinq.
Et ce n’est pas tout. Au Mining Indaba – la grand-messe annuelle du secteur minier africain – qui se tenait au Cap, en Afrique du Sud, début février, le ministre congolais des mines, Martin Kabwelulu, avait promis lors d’un dîner, un « feu de brousse » dans le secteur, selon une source présente. Albert Yuma, le patron de la société nationale minière, la Gécamines, prépare pour le second semestre 2018 une nouvelle salve de réformes avec un passage en revue des accords qui permettent aux compagnies minières étrangères d’opérer. « Les concessions [minières] avaient été vendues à vil prix », estime John Kanyoni, vice-président de la chambre des mines au sein de la FEC (Fédération des entreprises du Congo), qui voit à présent émerger « une forme de nationalisme fiscal ».