Richard Ravalomanana
Convocation à la cybercriminalité: tensions entre la Ceni et le Sénat
Tensions entre la Ceni et le Sénat. Faisant suite à la publication non autorisée des informations relatives à un projet de loi modifiant la loi électorale, soumis par le président du Sénat, Richard Ravalomanana, le premier vice-président de la Ceni, Andoniaina Andriamalazaray, a été convoqué cette semaine par le service de cybercriminalité de la gendarmerie nationale. Le président de la Ceni, Dama Arsène Andriamarisedo a réagi en condamnant fermement cette convocation, tandis que de son côté, Richard Ravalomanana tente de temporiser.

«La poursuite judiciaire engagée par le Sénat contre le premier vice-président de la Ceni, est injustifiée tant sur le fond que sur la forme», selon le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Dama Arsène Andrianarisedo, hier à Akorondrano. Ce dernier dénonce une «procédure irrégulière».
D’après lui, il s’est entretenu par téléphone avec le président du Sénat, avant même le déclenchement de la poursuite, afin d’exposer la mission et le travail de la Ceni. Le président de la Ceni a avancé plusieurs arguments, pour dénoncer la convocation de Andoniaina Andriamalazaray. Le cadre légal n’a pas été respecté, dixit le numéro un de la Ceni en s’appuyant sur l’article 28 de la loi n° 2015-020 du 19 octobre 2015 qui encadre strictement les poursuites contre un membre de la Ceni.
“En cas de faute grave commise par un membre de la formation permanente, la Commission électorale nationale indépendante, peut prendre toutes les mesures utiles à son encontre, allant jusqu’à la saisine de la Haute cour constitutionnelle en vue d’engager une procédure de destitution sans préjudice d’éventuelles poursuites pénales, à son encontre”, a fait savoir Dama Arsène Andrianarisedo.
Selon lui, toute plainte doit faire l’objet d’un examen de sa recevabilité par l’assemblée générale du bureau permanent de la Ceni, pour déterminer si une enquête sera tenue. Cette étape n’a pas été respectée, selon la Ceni, qui remet en cause les principes de la légalité. La Ceni a rajouté que la première publication de la proposition de loi sur les élections, ne provenait pas de la Ceni. Celle-ci s’est contentée de vérifier et de recouper l’information puisqu’il s’agit d’une proposition modifiant la loi organique n° 2018-008 du 11 mai 2018.
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Réponses de Richard Ravalomanana
Sans attendre, le président du sénat, le général Ravalomanana a réagi après cette déclaration de la Ceni. “Si le vice-président de la Ceni a été convoqué, c’est pour faire la lumière sur l’abus de confiance perpétré par un personnel du sénat qui a été à l’origine de la divulgation des informations non autorisée”.
“C’est le directeur de la législation et des études auprès du Sénat qui a porté plainte et non pas, moi en personne”, aurait-il confié. Richard Ravalomanana a même qualifié la conférence de presse de la Ceni, comme une entrave au bon déroulement d’une enquête judiciaire.
(source: F.M – newsmada.com)
Sénat – Richard Ravalomanana aux commandes

Les sénateurs votent le général Richard Ravalomanana pour devenir le nouveau président du Sénat. Il succède à Herimanana Razafimahefa.
Énième rebondissement au Sénat! La session extraordinaire initiée par les sénateurs du groupe parlementaire IRD s’est conclue hier avec comme point culminant le vote du nouveau président de cette Institution législative. Effectivement, le Sénat connaît son dixième président en la personne du général retraité Richard Ravalomanana qui succède à Herimanana Razafimahefa. Les quinze sénateurs présents à la Chambre ont élu à l’unanimité le général Ravalomanana sur proposition de Tsiebo Mahaleo, sénateur de Madagascar et de ses compagnons de l’IRD. « Notre choix s’est porté sur lui vu tout ce qu’il a accompli pour le pays en tant que gendarme et surtout en tant que secrétaire d’État à la gendarmerie « , explique Tsiebo Mahaleo lors de sa prise de parole. Le principal concerné, pour sa part, partage sa conviction devant ses pairs et déclare vouloir faire tout ce qui est en son pouvoir pour le pays. » Je ne vais pas rechigner cette responsabilité et je le ferais par amour de la patrie et surtout pas pour l’argent « , s’exclame Richard Ravalomanana dans son plaidoyer peu avant le passage au vote.
Au forceps
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Trafic d’or de 73,5 kg : Un suspect arrêté à Madagascar et un autre recherché

L’enquête sur le « trafic illicite » de 73,5 kilos d’or bat son plein. Cinq personnes sont rattrapées par cette affaire pour le moment dont les trois passagers arrêtés par les autorités sud-africaines et deux autres individus soupçonnés par les autorités d’être leurs complice à Madagascar. Selon le général Richard Ravalomanana, l’un de ces deux individus a été arrêté hier tandis que l’autre est activement recherché par les autorités.
D’après les explications de ce membre du gouvernement, ces cinq individus avaient été prévus d’embarquer dans ce vol opéré par une compagnie privée mais seules les trois personnes ont pu partir avec le vol. « Le désistement est peut-être lié à une question de surcharge », soulève ce général de la gendarmerie dans une hypothèse. L’or qui a été saisi en Afrique du sud pèse déjà 73,5 kilos.
L’appareil a quitté l’aéroport d’Ivato le 31 décembre a fait une escale à Toliara avant de rejoindre l’aéroport d’OR Tambo de Johannesburg avec à son bord les trois « passeurs présumés » Deux des trois hommes ont la nationalité malgache tandique le dernier aurait la double nationalité malgache et française. Les trois suspects comptaient acheminés les marchandises à Dubaï.
Cette affaire nourrit en effet les actualités ces dernières heures. Elle est encore entourée de zones d’ombres notamment sur les circonstances dans lesquelles ces lingots d’or ont pu sortir facilement des frontières malgaches. Pour beaucoup, il serait difficile de croire que les personnes interpellées jusqu’ici ont agi seules vu la quantité de la marchandise.
De son côté, l’administration douanière se disculpe dans un communiqué. Elle indique qu’elle était absente à l’aéroport d’Ivato au moment du départ de ce vol privé. La direction générale des douanes explique que « elle n’a pas été saisie pour les formalités d’usage au départ ». Une saisine qui, selon elle, devait « obligatoirement s’effectuer 24 heures à l’avance », pour permettre aux agents de la Douane, de la Santé et de la Police des frontières à être présents à l’aéroport où « les passagers et les bagages sont embarqués ».
Lors de leur arrestation à Johannesburg, les trois suspects auraient en leur possession des documents selon la police sud-africaine. « Ce sont des documents falsifiés. Il s’agit d’une exportation en contrebande, ne bénéficiant d’aucune autorisation que ce soit », souligne l’administration douanière. Le ministre des Mines et des Ressources stratégiques confirme qu’aucun document n’a été délivré par son département. Les opérations d’exportation sont toujours suspendues.
En Afrique du sud, les trois suspects devaient comparaître devant le tribunal de première instance de Kempton Park lundi, mais l’audience a été reportée au 12 Janvier. A entendre la police sud-africaine, des investigations sont menées en collaboration avec l’Interpol et les autorités d’autres pays, dont Madagascar, pour enquêter sur l’origine de l’or et le pays de destination. Une affaire à suivre.
L’Etat malgache affiche sa fermeté et sa détermination d’aller jusqu’au bout dans la récente affaire de trafic « illicite » de 73,5kg de lingots d’or en Afrique du sud. Le dossier a été discuté ce jour en conseil des ministres. La restitution des marchandises et l’extradition des suspects arrêtés dans le pays de Nelson Mandela ont été évoquées.
Ainsi, l’Etat a décidé de porter plainte pour exportation illicite d’or. Il n’a pas été indiqué au niveau de quelle juridiction. L’administration Rajoelina veut en même temps la restitution des marchandises saisies. Dans ce sens, l’Etat va déployer tous les moyens possibles pour rapatrier l’or saisi. « Nous devons tout faire pour ramener ces lingots d’or », rapporte le communiqué du conseil des ministres. Une fois rapatriée, les métaux jaunes seront entreposés dans la réserve de la Banky foiben’i Madagasikara.