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Affaire riz avarié à Mahajanga : Le député de Soalala, interpellé à Ivato

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Le député a voulu quitter le pays via l’aéroport international d’Ivato

La justice continue de se plonger dans le dossier retentissant du détournement de riz avarié à Mahajanga. Les récentes évolutions ont conduit à l’interpellation (et non arrestation) d’un député à l’aéroport d’Ivato dans la nuit de samedi. Cet élu, sur le point de quitter le pays, aurait tenté de fuir pour échapper aux procédures judiciaires liées à l’affaire du détournement de riz contaminé à Mahajanga.

La justice continue de se pencher sur le dossier relatif au détournement de riz avarié à Mahajanga. Un député a été interpellé (et non arrêté, selon la gendarmerie) à Ivato dans la nuit de samedi. Cet élu, en partance vers un pays étranger, aurait tenté de quitter le pays alors que les instructions de l’affaire du détournement de riz avarié à Mahajanga sont toujours en cours. Selon la gendarmerie, il a donc été notifié à l’aéroport pour sa prochaine comparution au pôle anti-corruption. L’arrestation d’un député devrait obtenir, rappelons-le, l’aval du bureau permanent de l’Assemblée nationale, dans le cas d’un flagrant délit. En effet, l’enquête en cours pointe du doigt l’implication potentielle de plusieurs hauts responsables étatiques à Mahajanga. Les récentes interpellations suggèrent que l’enquête pourrait toucher des personnalités influentes.

Inquiétudes

Des observateurs craignent que les « gros poissons » parviennent à échapper à la justice, mais les développements actuels semblent contredire ces inquiétudes. Vendredi dernier, un gouverneur de région a été convoqué pour être entendu par les juges du pôle anti-corruption chargés de ce dossier délicat. Parallèlement, le préfet de Mahajanga et la directrice régionale du Commerce sont en détention préventive à Antanimora depuis le 5 janvier. Ces arrestations soulignent l’ampleur des ramifications de cette affaire.

Ex-sotema

Le scandale a éclaté après la tentative de reconditionnement de 50 conteneurs de riz avarié au port de Mahajanga. Ces cargaisons, stockées dans l’ancien entrepôt de la société d’État Sotema depuis 2017, devaient initialement être incinérées.

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Riz avarié à Mahajanga : Le préfet de Mahajanga et la directrice régionale du Commerce, en prison

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La justice est attendue pour dévoiler les cerveaux de cette tentative de reconditionnement de tonnes de riz avarié.

Hier, des hauts responsables de Mahajanga ont été placés en détention préventive à la prison d’Antanimora, suite à leur comparution devant les juges du pôle anti-corruption. Parmi eux, le préfet de Mahajanga et la directrice régionale du Commerce ont été inculpés dans le cadre d’une affaire de détournement de 50 conteneurs de riz avarié, entreposés dans les locaux de l’ex-Sotema au cœur du port de la ville.

Les premières têtes commencent à tomber après l’éclatement de la tentative de reconditionnement de 50 conteneurs de riz avariés dans le port de Mahajanga. À l’issue du déferrement de deux jours, les 04 et 05 janvier, de ce dossier au pôle anti-corruption, le préfet de Mahajanga et la directrice régionale du Commerce dans cette ville ont été placés sous mandat de dépôt à Antanimora. L’affaire a éclaté lorsque des images de petites mains locales reconditionnant le riz avarié ont circulé sur les réseaux sociaux. Ces cargaisons, stockées depuis 2017 et destinées à être incinérées pour des raisons sanitaires, ont été illicitement recyclées. Une pratique révoltante qui a suscité l’indignation générale et semé la crainte parmi la population locale à Mahajanga. Les premières arrestations ont frappé les chauffeurs des camions qui étaient déjà disposés à transporter le riz reconditionné.

Ministre de la Justice

Face à l’ampleur du scandale, le gouvernement a immédiatement réagi en dépêchant sur place la ministre de la justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa. La ministre a visité les unités de reconditionnement, mises en place par les contrebandiers dans le magasin de stockage de ces cargaisons avariées. La justice a été saisie pour faire toute la lumière sur cette affaire qui éclabousse des hauts responsables de la région. Outre le préfet de Mahajanga et la directrice régionale du Commerce, lesquels sont déjà en prison, deux autres individus, identifiés sous les noms de JNDR et RR, sont actuellement auditionnés par la section de recherche criminelle à Fiadanana dans le cadre de cette affaire. Les autorités veulent démêler les tenants et aboutissants de ce réseau de détournement de denrées avariées.

Santé en danger

Selon des informations qui ont fuité sur les réseaux sociaux, plusieurs hauts responsables à Mahajanga, élus et dirigeants de collectivité, auraient autorisé l’évacuation des 50 conteneurs de riz pour des raisons sanitaires. Dans une lettre partagée sur la toile, des hauts fonctionnaires ont admis que le riz était impropre à la consommation. Malgré les avertissements et les mesures annoncées par ces autorités, des tonnes de riz ont été illicitement recyclées, mettant en danger la santé des consommateurs. La descente de l’émissaire du gouvernement a donc suscité des bruits de mesures administratives sévères à l’encontre de certains hauts responsables à Mahajanga. En tout cas, ce genre d’affaires ne sera pas admissible aux yeux de l’exécutif qui a, plusieurs fois, annoncé sa volonté de lutter contre la corruption sous toutes ses formes.

Syndicat

L’affaire a fait réagir le syndicat des administrateurs civils (Synad), après la décision du tribunal de mettre derrière les barreaux le préfet de Mahajanga, qui est un administrateur civil respecté au sein de son corps de métier. Dans son post sur le réseau social Facebook, le président du Synad, Paolo Raholinarivo, demande, en effet, que tous les signataires de la lettre qui a fuité soient sanctionnés, et appelle également à l’application stricte de la loi en vigueur. Ce syndicaliste a souligné la nécessité de poursuivre tous les responsables impliqués dans ce scandale de détournement de denrées alimentaires avariées.  Quoiqu’il en soit, l’affaire continue de secouer Mahajanga, mettant en lumière les failles dans la gestion des denrées alimentaires et la nécessité d’une réponse judiciaire rigoureuse pour prévenir de tels abus à l’avenir.

( source: Rija R. – Midi M/kara)