Vierge Marie

Anosivolakely sy Ra-Patrice (Mai 2024)

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Fanadihadiana nataon’ny mpanao gazety Rasoloharison Jean Jacques (Ma-TV).

Ce petit hameau, perdu dans un lieu quasi-désertique, a connu des heures de gloire il y a une trentaine d’années, avec Ra-Patrice qui a reçu les messages de la Vierge Marie au cours de plusieurs  (13) « apparitions » pendant dix ans (1990 – 2000).


Femme et ainée, Sainte Anne, la grand-mère vénérée dans les communautés autochtones

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L’église Sainte(Anne-de-Beaupré, dans la province du Québec, au Canada.

À travers l’immense territoire canadien, la fête de la sainte Anne, le 26 juillet, est un événement à part entière. La mère de la vierge Marie, grand-mère de Jésus, est particulièrement importante pour différentes communautés autochtones qui la célèbrent lors d’un pèlerinage au lac Sainte-Anne dans l’Alberta, ou encore au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré, au Québec. Deux lieux qui attendent la visite du Pape François, ces prochains jours.

Au bord du lac sacré Sainte-Anne, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest d’Edmonton dans la province de l’Alberta, certains pèlerins ont abandonné leur canne ou attelle. Après quelques pas dans les eaux miraculeuses, ils ont retrouvé leur mobilité. Depuis deux siècles, le lac est reconnu pour ses propriétés curatives, des milliers de membres de différentes communautés autochtones comme les Cris, les Métis ou les Pieds-noirs venant y célébrer la fête de sainte Anne. D’aucuns parcourent plusieurs milliers de kilomètres pour participer au rassemblement annuel de fidèles, qui réunit près de 40 000 personnes

Selon la tradition orale des Premières nations, le lac aurait toujours été habité par les esprits. Avant l’arrivée des Européens, rappelle l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française, c’était un lieu de rassemblement, de pêche, de chasse et de cérémonie, comme celle de la danse du soleil, interdite en 1885. Appelé «Lac des esprits» ou «Lac Sacré», le lac Sainte-Anne hérite de son nom actuel du père Jean-Baptiste Thibault, prêtre séculier envoyé en mission dans la région et qui en fera un lieu de mission catholique.

Respect envers les ainés

«Sainte Anne est la mère de la Sainte Vierge et donc la grand-mère de Jésus… C’est notre grand-mère à tous», se réjouit le père Scott Katzenberger, recteur depuis janvier 2020 du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré non loin de la ville de Québec. «C’est notre alliée au paradis». Toute l’année, pour honorer la figure de cette ainée, les Premières Nations, Inuits et Métis se rendent au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré ou sur les rives du lac. Un déplacement souvent réalisé en famille : «certaines personnes étaient venues avec leurs grands-parents, aujourd’hui ils amènent leurs petits-enfants», s’enthousiasme le père Katzenberger.

Dans la culture autochtone, les grands-parents prennent une part considérable dans l’éducation des enfants. «Parfois les grands parents sont plus proches des enfants que les parents», éclaire Jean-François Roussel, chercheur à l’université de Montréal, spécialiste de l’anthropologie théologique et de la culture autochtone. Les personnes de plus de 60 ans représentent d’ailleurs des figures de sagesse dans dans différentes sociétés autochtones. Selon la cosmologie autochtone de l’Est, c’est une figure féminine qui est à l’origine de la création du monde, avant de monter au ciel pour devenir la lune. Ainée et femme, sainte Anne cumule ainsi deux qualités vénérées parmi les autochtones : «Dans l’imaginaire autochtone, la grand-mère de Jésus a dû être très présente dans sa vie de Jésus, au moins autant que celle de ses parents», complète Jean-François Roussel.

«Nous sommes les petits-enfants bien gâtés de notre grand-mère sainte Anne», sourit le père Scott.

Une visite inespérée

«Quand je suis arrivé ici, jamais je ne pensais recevoir un pape au sanctuaire», nous détaille celui qui fut déjà de passage à Sainte-Anne-de-Beaupré, lorsqu’il étudiait au séminaire.

Après trois jours à Edmonton dans l’Alberta, et une liturgie de la parole sur les rives du lac de Sainte-Anne, le Pape François est attendu au sanctuaire le 28 juillet. Près de 40 ans après la visite de saint Jean-Paul II, c’est la première fois qu’un Souverain pontife célébrera une messe dans la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré, qui voit passer près d’un million de visiteurs chaque année.

La basilique néo-romane consacrée en 1976 peut accueillir entre ses murs 1 400 visiteurs, et 10 000 personnes pourront suivre la messe depuis l’extérieur. Après l’annonce officielle de la venue du Pape François en mai, les réservations d’hôtels ou de camping ont bondi et les organisateurs tiennent à ce que toutes les communautés autochtones qui souhaitent assister à la messe du Saint-Père puissent le faire dans de bonnes conditions, 70% des places à l’intérieur de la basilique leur sont d’ailleurs réservées, précise l’équipe nationale de la visite papale au Canada.

Les organisateurs prévoient également d’offrir une retransmission de la messe sur les Plaines d’Abraham, à Québec, où pourront se regrouper 140 000 personnes. Au-delà des difficultés logistiques, la joie: «Cette visite est vraiment exceptionnelle, je sais que le Pape vient avec un message de réconciliation, et cela nous permettra d’améliorer les rapports entre l’Eglise et les communautés autochtones, pour aller de l’avant», note le père Katzenberger.

(source: vaticannews.va)


Le Pape au Canada: pour Mgr Poisson, il faut «avancer, sans oublier le passé»

Après Jean-Paul II en 1984, 1987 et 2002, le Pape François foulera le sol canadien, et particulièrement les terres autochtones, du 24 au 30 juillet. Un voyage historique (… lire l’article)

11 Octobre: La Maternité Divine de Marie

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En 431, un concile général convoqué à Ephèse proclama et définit le dogme de la Maternité divine de la très Sainte Vierge. Jusque-là, il n’avait jamais été contesté qu’il y avait deux natures en Notre-Seigneur: la nature divine et la nature humaine, mais qu’il n’y a qu’une seule personne. Notre-Dame étant la Mère de l’unique personne de Jésus-Christ, a le droit d’être appelée Mère de Dieu, au même titre que nos mères, qui, bien qu’elles n’aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l’homme tout entier, corps et âme. Car, si l’homme n’est homme qu’en tant que son âme est unie à son corps, Jésus-Christ n’est réellement Jésus-Christ qu’autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité.

La Maternité Divine de Marie
O.D.M. pinxit

En 1931, à l’occasion du quinzième centenaire du grand concile d’Ephèse, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd’hui.

La Maternité divine de Marie L’élève au-dessus de toutes les créatures. L’Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion. Grande est la dignité de la mère! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de Dieu qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité!

« Il y a dans cette maternité, dit saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu’Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur Dieu et leur Seigneur. Cette suréminente dignité est la raison d’être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de Dieu. »

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l’Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur.

Pie XI inaugurant Radio Vatican en 1931, accompagné du cardinal Pacelli, futur Pape Pie XII.

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l’Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce. Marie nous a tous enfantés au pied de la croix. Notre prérogative de frères adoptifs de Jésus-Christ doit éveiller en nos coeurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu’avant de mourir, le Sauveur nous a présenté à la Co-rédemptrice, en la personne de saint Jean, comme les enfants qu’Il désirait La voir adopter, disant: « Mère, voilà Votre fils; fils, voilà votre Mère! Ces paroles sont comme le legs testamentaire du Christ.

« Que peut-on concevoir au-dessus de Marie? demande saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu’a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même? » « Il a plu à Dieu d’habiter en Vous, ô Marie, Lui dit saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S’est édifié une maison par une construction ineffable. C’est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu’Il S’est reposé et qu’Il a versé sans mesure, tous Ses trésors… »

Résumé O.D.M.