Economie

Sport MJS – «Le Stade Barea sera restitué au ministère le plus vite», dixit Alain Désiré Rasambany

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(©laverite.mg)

Le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports veut redonner du sens à la gestion publique du sport.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, a annoncé ce lundi la restitution officielle du Stade Barea à la tutelle de son ministère. “ Je vais faire en sorte que ce stade revient au ministère le plus vite possible”. Une décision forte, présentée lors de la levée du drapeau national au Palais de la Culture et des Sports de Mahamasina, marquant le début d’une nouvelle ère dans la gouvernance sportive à Madagascar.

Le ministre a affirmé que cette mesure s’inscrit dans une volonté de rendre au ministère ses pleines prérogatives en matière de gestion des infrastructures sportives publiques. « Le ministère ne doit pas être un simple organe d’homologation ou de validation administrative. Il doit redevenir un acteur moteur du développement du sport malagasy », a-t-il déclaré devant les cadres et agents du ministère.

La reprise du Stade Barea, symbole national et vitrine du sport malagasy, s’accompagnera d’une stratégie visant à accroître les revenus générés par les infrastructures sportives et à en améliorer la gestion. Le ministre a indiqué que d’autres équipements publics, jusque-là confiés à divers partenaires, seront également réintégrés dans le giron du ministère afin d’assurer une administration plus transparente et efficace.

Au-delà des infrastructures, Alain Désiré Rasambany a détaillé les grands chantiers à venir : élaboration d’un plan d’action prioritaire pour répondre aux défis de la jeunesse, création du Conseil national des jeunes, et mise en place d’une politique nationale du sport, actuellement inexistante.

« Le sport ne doit plus se limiter à offrir une visibilité internationale ponctuelle. Il doit être un levier de développement social et économique pour tous les jeunes malagasy », a-t-il insisté.

La cérémonie a également été marquée par la réception des champions du monde malagasy de pétanque jeunes, fraîchement titrés en Italie. Le ministre les a félicités pour leur exploit et a promis une distinction officielle pour saluer leur contribution à la fierté nationale.

En conclusion, le ministre a réaffirmé son engagement à bâtir un ministère fort, capable de piloter la politique sportive du pays.

« Le Stade Barea symbolise notre volonté de reprendre en main le destin du sport malagasy. Le ministère sera désormais un acteur de terrain, pas un simple observateur »,a-t-il souligné.

(source: Elias Fanomezanantsoa – laverite.mg)

Energie – Sabotsy Namehana : un nouveau parc solaire opérationnel à partir du mois de décembre

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(©madagascar-tribune.com)

Une lueur d’espoir se profile pour les habitants de la capitale, régulièrement confrontés aux coupures d’électricité. Selon le calendrier établi par les techniciens du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH), la centrale solaire d’Ambohidrano Atsinanana, située dans la commune rurale de Sabotsy Namehana, commencera à injecter progressivement de l’électricité dans le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) dès le début du mois de décembre prochain. Cette mise en service s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à atténuer les délestages.

Le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, Ny Ando Ralitera, a effectué une descente sur le site ce dimanche 2 novembre. Il a donné des instructions pour accélérer le rythme des travaux et a insisté sur la nécessité d’acheminer rapidement les équipements nécessaires afin de permettre aux ouvriers de travailler jour et nuit.

Une fois achevée, la centrale solaire d’Ambohidrano Atsinanana produira 7 MW, avec des batteries d’une capacité de 4,2 MWh et sept transformateurs totalisant 6 500 kVA. Actuellement, 60 % des fondations sont installées et 35 % des 12 000 panneaux photovoltaïques sont déjà montés.

Selon la JIRAMA, cette centrale s’inscrit dans un ensemble de projets destinés à combler un déficit d’environ 30 MW dans le réseau interconnecté d’Antananarivo. D’autres sites sont également en cours de déploiement : Ampangabe (4 MW déjà opérationnels depuis octobre), Ambatomirahavavy (1,5 MW), Arivonimamo (9,5 MW) et Sabotsy Namehana. L’ensemble de ces centrales devraient être pleinement fonctionnelles d’ici fin janvier 2026.

Par ailleurs, des projets similaires se développent dans les provinces : Mahajanga (2 MW), Nosy Be (3 MW), Antsiranana (3 MW) et Toliara (2 MW). Les nouveaux dirigeants que les délestages prolongés ont récemment provoqué des manifestations populaires ayant conduit à la chute du régime d’Andry Rajoelina.

(source: madagascar-tribune.com)

Camille Vital, ambassadeur de Madagascar à l’Île Maurice démissionne

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L’ambassadeur de Madagascar à l’Île Maurice est suspecté d’avoir joué un rôle décisif dans l’arrivée du Cessna de Mamy Ravatomanga à Plaisance. Le jet privé avait permis au milliardaire, à l’ancien Premier ministre et leurs familles de quitter la Grande île dans la nuit du 11 au 12 octobre 2025.

L’ambassadeur de Madagascar à l’île Maurice, Albert-Camille Vital a démissionné, mardi dernier, de son poste. Une mise en retrait qui serait liée à l’affaire Mamy Ravatomanga. · ©Capture d’écran L’Express de Maurice

L’affaire « Mamy Ravatomanga » continue de faire des vagues dans l’île sœur. La démission soudaine, de l’ambassadeur de Madagascar à l’île Maurice, Albert-Camille Vital, serait directement liée à l’arrivée du Cessna transportant l’homme d’affaires malgache, l’ancien Premier ministre, Christian Ntsay et leurs familles.

Le diplomate, ancien officier de l’armée de la Grande île, avait participé comme Premier ministre (du 20 décembre 2009 au 1er novembre 2011) au gouvernement de transition dirigé par Andry Rajoelina.

Un rôle décisif dans l’arrivée du Cessna à l’Île Maurice

La démission de l’ambassadeur de Madagascar à l’Île Maurice, un fidèle de l’ancien président de la République, n’est pas une surprise. Cependant, celle-ci serait directement liée à l’atterrissage du Cessna de Mamy Ravatomanga, sur le tarmac de l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam.

L’Express de Maurice écrit : « Certains chuchotent qu’il aurait joué un rôle discret mais décisif dans les heures qui ont suivi l’atterrissage controversé de l’ancien Premier ministre malgache, Christian Ntsay, et de Mamy Ravatomanga à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam, dans la nuit du 11 au 12 octobre. À ce stade, cette information n’a pu être confirmée ».

Une explication plausible qui expliquerait cette démission présentée, le mardi 28 octobre 2025.

(source: lexpress.mu)

Primature – Herintsalama Rajaonarivelo reçoit Atou Seck, représentant de la Banque Mondiale

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(©madagascar-tribune.com)

Le Premier ministre, Herintsalama Andriamasy Rajaonarivelo, a reçu jeudi, au Palais de Mahazoarivo, le directeur pays de la Banque mondiale pour Madagascar, Atou Seck. Cette rencontre marque une étape importante dans le dialogue entre les deux parties, à un moment où certains observateurs craignaient un désengagement des partenaires techniques et financiers après le récent changement de direction politique dans le pays.

Les aides financières internationales seront-elles maintenues ? Pour l’instant, la Banque mondiale n’a pas officiellement annoncé ni le maintien, ni la suspension de son aide en faveur du pays. Cependant, les échanges entre Herintsalama Rajaonarivelo et Atou Seck d’hier donnent de l’espoir. Les deux hommes discussions ont discuté de la nécessité d’apporter des réponses concrètes et rapides aux besoins de la population, comme l’eau et l’éléctricité. Dans cette optique, il a été convenu que les équipes techniques poursuivront les échanges dès la semaine prochaine, afin de formuler des solutions opérationnelles et d’accélérer la mise en œuvre des projets déjà identifiés

En février 2025, le portefeuille actif de la Banque mondiale à Madagascar s’élevait à 3,5 milliards de dollars, répartis entre 17 projets nationaux et 5 opérations régionales. Les infrastructures représentent la part la plus importante (43 % soit 1,5 milliard de dollars), suivies du développement durable (25 % soit 875 millions de dollars), du développement humain (20 % soit 703 millions de dollars) et de la croissance équitable, des finances et des institutions (12 % soit 405 millions de dollars).

En 2009, la prise de pouvoir de Andry Rajoelina par un putsch militaire avait entrainé le retrait quasi total des bailleurs de fonds. Une situation qui a plongé le pays dans une grave crise économique et sociale. Les bailleurs de fonds entendent, cette fois, éviter un scénario similaire.

(source: madagascar-tribune.coim)

Biodiversité – Madagascar sécurise ses ressources naturelles pour les générations futures

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(©laverite.mg)

Les communautés malagasy reprennent leur droit. L’accès aux richesses naturelles de Madagascar entre dans une nouvelle ère. Clôturé en septembre 2025, le projet ABS-Mada, financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et mis en œuvre sous la tutelle du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), a posé les bases d’une gestion équitable et durable des ressources génétiques de la Grande île. L’Objectif est de garantir que les bénéfices issus de l’exploitation de ces ressources profitent d’abord aux communautés locales, gardiennes de la biodiversité.

Le projet, lancé il y a quatre ans, visait à appliquer concrètement le protocole de Nagoya sur l’Accès et le Partage des Avantages (APA). Il s’agissait de mettre fin à la biopiraterie qui, pendant des décennies, a permis l’exploitation non autorisée de plantes, molécules et savoirs traditionnels malagasy. Désormais, tout chercheur ou entreprise souhaitant utiliser ces ressources doit obtenir un Consentement préalable en connaissance de cause (CPCC) auprès des communautés concernées, condition indispensable à la délivrance du Permis APA.

« Le CPCC n’est pas un simple document administratif, mais la reconnaissance du droit des communautés à décider du devenir de leurs ressources », explique un responsable du MEDD. Les bénéfices issus de l’utilisation de ces ressources peuvent être monétaires (redevances, contrats), ou non monétaires (formation, transfert de technologies, infrastructures locales).

Au-delà des textes, la réussite du projet repose sur la formation et l’autonomisation des communautés. Grâce à la collaboration avec des partenaires comme Natural Justice, des représentants communautaires ont été formés à établir des registres communautaires de leurs ressources génétiques et à définir des protocoles bioculturels fixant leurs propres règles d’accès. Ces outils juridiques novateurs garantissent la reconnaissance officielle de leurs savoirs traditionnels.

“ Le projet a permis de doter Madagascar d’un cadre légal clair pour la gestion de son patrimoine génétique. Il renforce la capacité des communautés et de l’Etat à assurer un partage juste des bénéfices issus de nos richesses naturelles », selon Rinah Razafindrabe, directeur  des Aires protégées, des Ressources naturelles renouvelables et des Ecosystèmes au MEDD, résumant  l’enjeu.

Si le financement du FEM s’achève, les acquis du projet sont désormais institutionnalisés au sein du MEDD, garantissant la continuité des activités. Le suivi des accords APA et la sensibilisation des acteurs économiques deviennent des missions permanentes de l’Etat.

(source: E.F. – laverite.mg)

Axe Maurice-Madagascar: Malaise diplomatique et régional…

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Ni Camille Vital, l’ambassadeur malgache à Maurice, ni Edgard Razafindravahy, secrétaire général de la COI, n’a commenté la situation.

Depuis l’arrestation à Maurice du milliardaire malgache Mamy Ravatomanga – une arrestation effectuée en clinique, fait extrêmement rare – un profond malaise s’est installé. Au cœur de cette affaire à multiples ramifications se dessine une trame politique et diplomatique complexe où se mêlent influences, loyautés anciennes, trafic d’influence, promesses d’argent et imprudences diplomatiques.

L’arrestation de Me Junaid Fakim, ex-commissaire de la Financial Crimes Commission (FCC), n’a fait qu’ajouter à la confusion. L’avocat, qui a démissionné le 25 octobre, est soupçonné d’avoir eu des contacts directs avec Ravatomanga, proche de l’ancien président Andry Rajoelina, par l’intermédiaire de relais locaux. Cette proximité apparente entre un ex-haut responsable mauricien et une figure emblématique du pouvoir malgache suscite des interrogations dans les deux capitales.

Silence pesant du côté malgache

Le silence des institutions est révélateur. Ni Camille Vital, ambassadeur de Madagascar à Maurice, ni Edgard Razafindravahy, secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), n’a commenté publiquement la situation. Tous deux issus de la sphère d’influence du régime Rajoelina, leurs postes respectifs – diplomatique et régional – en font des acteurs sensibles dans cette équation. Leurs relais mauriciens, qui s’étaient manifestés au début de l’affaire, se font discrets depuis la démission de l’avoué Gilbert Noël, celui du commissaire de la FCC et l’arrestation de Nasser Bheeky.

Camille Vital, ancien Premier ministre durant la transition (2009-2011), connaît bien les rouages politiques malgaches. Son retour à l’avant-scène, en tant qu’ambassadeur, visait à renforcer les liens économiques entre Maurice et Madagascar. Aujourd’hui, cette mission se heurte à un mur de méfiance. De son côté, Edgard Razafindravahy, nommé secrétaire général de la COI en 2024 après un passage remarqué au gouvernement malgache comme ministre du Commerce, se retrouve dans une position délicate. Son mandat pourrait s’achever plus tôt que prévu si le scandale Ravatomanga prend une tournure politique régionale.

Une enquête qui fragilise

La COI, censée incarner la coopération régionale, se retrouve involontairement au cœur du tumulte. À Maurice, certains observateurs s’interrogent déjà : si le mandat du secrétaire général devait se terminer prématurément, le poste reviendrait-il à un Mauricien ? L’alternance informelle entre les États membres – Comores, Seychelles, Madagascar, Maurice et La Réunion – pourrait aller en ce sens, fait-on ressortir à l’hôtel du Gouvernement, qui a revu sa position concernant le retour de Fanirisoa Ernaivo, nommée ministre de la Justice par le nouveau régime de transition. «Il y avait un lobby intense pour la salir avant l’arrestation de Mamy», confie un membre influent du gouvernement.

Les questions qui dérangent  Lire la suite »

Finances publiques – Le PLFI 2026 approuvé par le Conseil des ministres

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(©madagascar-tribune.com)

Le conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances initiale (PLFI) pour 2026. Ce document, attendu comme la première feuille de route budgétaire du régime transitoire, suscite déjà des interrogations sur sa méthode d’élaboration et ses priorités. Le ministre de l’Économie et des Finances, nommé seulement la veille, est désormais chargé de piloter un budget appelé à traduire les objectifs fixés par la présidence de la refondation.

Ces objectifs, au nombre de six, forment les fondations de l’action gouvernementale : généraliser l’accès à l’énergie, garantir l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement, assurer des soins de santé pour tous, améliorer la qualité de l’éducation, promouvoir l’emploi des jeunes et renforcer la solidarité nationale. À travers ces axes, le gouvernement souhaite jeter les bases d’un modèle de développement centré sur les besoins essentiels et la justice sociale.

Mais une question majeure demeure : comment concilier ces ambitions avec la politique d’austérité annoncée par le régime transitoire ? Si la maîtrise des dépenses publiques s’impose comme une nécessité dans le contexte économique actuel, elle pourrait également restreindre la capacité d’investissement de l’État dans les secteurs sociaux et productifs.

Le projet de loi de finances 2026 sera donc scruté avec attention. Sa mise en œuvre devra prouver la cohérence entre le discours de refondation et la réalité des moyens engagés. Les choix budgétaires révéleront la direction que prendra le pays durant cette phase de transition : reconstruction de l’administration, redéfinition des priorités économiques ou simple continuité sous une autre forme politique. Ce PLFI 2026 sera soumis prochainement au Parlement pour adoption.

(source: madagascar-tribune.com)