Finance
Communiqué du CPS de l’Union Africaine sur la suspension de Madagascar

Fanambaran’ny Conseil de Paix et de Sécurité (CPS)- Union Africaine – 29 Novembre 2025:
– Tsy mampiasa ny teny oe « fanonganam-panjakana » na « coup d’Etat » intsony ny CPS fa « Autorités malgaches ».
– Atsahatry ny CPS ny sazy mampitoka-monina an’i Madagasikara eo amin’ny sehatra kaontinantaly sy iraisam-pirenena. Miantso ny Vondrona Iraisampirenena hanohana ara-bola an’i Madagasikara indray aza ny CPS.
– Mitaky kosa ny CPS ny hametrahana tondro-zotra iarahan’ny rehetra na « Feuille de route consensuelle, claire et inclusive », arahana tetiandro mazava amin’ny fiverenana amin’ny rafitra manaraka ny lalam-panorenana na ny « retour rapide et total à l’ordre constitutionnel ».
(source: Real TV Madagasikara)
Airbus : 6000 A320 doivent «immédiatement» arrêter de voler à cause d’un logiciel de commandes vulnérable aux radiations solaires
«Ces radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol», a précisé un porte-parole de l’avionneur. Des vols ont été annulés dans de nombreux aéroports.
Quelque 6000 avions A320 d’Airbus doivent remplacer en urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires après un «événement» aux États-Unis sur un appareil de la compagnie JetBlue fin octobre, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’avionneur.
Airbus a notifié vendredi à l’ensemble de ses clients utilisant ce logiciel «d’arrêter immédiatement les vols» après l’analyse de cet incident technique qui a «révélé que des radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol».
Pour la plupart des avions, le changement de logiciel avec sa version précédente prendra «quelques heures». Mais pour quelque 1000 avions, les plus vieux d’entre eux, cela impliquera le changement du matériel informatique, «ce qui prendra des semaines», a expliqué une source proche du dossier.
Problème de logiciel
Il s’agit d’un calculateur profondeur-ailerons (ELAC) fabriqué par Thales. Thales rappelle que ce calculateur de commande, «parfaitement conforme aux spécifications techniques émises par Airbus» et opérationnel depuis mars 2001, a accumulé 50 millions d’heures de vol par an sur 10.000 A320. «La fonctionnalité dont il est question est portée par un logiciel qui n’est pas de la responsabilité de Thales», précise le groupe spécialisé dans l’aéronautique, qui assure «coopérer pleinement avec Airbus».
«Airbus reconnaît que ces recommandations entraîneront des perturbations opérationnelles pour les passagers et les clients. Nous présentons nos excuses pour les désagréments causés et travaillerons en étroite collaboration avec les opérateurs, tout en maintenant la sécurité comme notre priorité absolue et primordiale», écrit l’avionneur européen. Le logiciel est sous la responsabilité d’Airbus, précise-t-il aussi au Figaro.
Transport ferroviaire – Une nouvelle phase de test du train urbain annoncée pour le 15 Décembre

Un nouveau compte à rebours est lancé. Le train urbain d’Antananarivo pourrait être opérationnel en cette fin d’année. « L’objectif est de commencer avant le 15 décembre. Ce sera encore une phase test. Mais au moins, nous pourrons démarrer à cette date », a déclaré, hier, Juste Crescent Raharisone, ministre des Transports et de la Météorologie. Les préparatifs avanceraient bien. « Il reste seulement quelques finitions », poursuit-il.
Concernant le tarif, rien n’est encore définitivement fixé. « Il faut d’abord s’assurer que ce soit financièrement viable. Nous envisageons un prix maximum de 3 000 ariary, mais il pourrait être inférieur », indique le ministre. Il ajoute, par ailleurs, qu’au départ, une subvention pourrait être nécessaire. La société chargée de l’exploitation de ce projet va installer des boutiques et des espaces publicitaires afin de maintenir un prix accessible.
Initialement prévu pour être inauguré le 15 août 2023, le train urbain n’a finalement pas effectué l’essai annoncé. Des travaux d’amélioration avaient été entrepris pour « garantir une utilisation optimale pour les voyageurs et réduire le temps d’attente entre les trajets », justifiaient les responsables à l’époque. Une nouvelle phase de test avait ensuite été annoncée pour début 2024, mais elle n’a pas non plus été réalisée. Juste Crescent Raharisone avance avec certitude le démarrage de ce projet, cette fois-ci.
Ce moyen de transport ferroviaire ne se veut pas seulement touristique. Il est présenté comme une solution pour désengorger l’axe Anosy–Ankadimbahoaka–By-pass, particulièrement saturé aux heures de pointe. Le trajet reliera Amoronakona à Soarano, long d’environ douze kilomètres, avec huit gares à Soarano, Anosibe, Amoronakona, Soanierana et Mandroseza, entre autres.
(source: Miangaly Ralitera – lexpress.mg)
À New York, la proposition de supermarchés publics de Zohran Mamdani suscite déjà des doutes

Le futur maire veut lancer cinq supermarchés publics (un par arrondissement) pour lutter contre la vie chère et la faim. Une promesse qui interroge distributeurs, experts et acteurs de terrain.
Des supermarchés publics offrant des prix bas pour lutter contre la vie chère : l’une des mesures phares du prochain maire démocrate de New York, Zohran Mamdani, n’a pas encore vu le jour que surgissent déjà doutes et interrogations. Élu sur une promesse de réduction du coût de la vie dans la mégapole américaine, le jeune édile de 34 ans, qui prendra ses fonctions le 1er janvier, s’est engagé notamment à venir en aide au 1,4 million de New-Yorkais en situation d’insécurité alimentaire. Mais son plan de création de cinq supermarchés publics (un par arrondissement) suscite déjà des critiques du secteur et la perplexité des experts, qui le jugent pour le moment encore très imprécis.
L’idée générale est que ces magasins seraient construits sur des terrains municipaux, exemptés de loyer et d’impôts. L’entreposage et la distribution centralisés réduiraient les frais généraux. Et les économies réalisées seraient répercutées sur les prix des produits. Sans surprise, les professionnels de la distribution, comme le magnat des supermarchés John Catsimatidis, allié de Donald Trump, ont immédiatement protesté contre ce qu’ils estiment être une atteinte aux règles du marché : «comment voulez-vous concurrencer ça ?». Nevin Cohen, professeur associé à l’Institut d’étude des politiques alimentaires de l’Université de la ville de New York (CUNY), estime pour sa part que le plan est encore «assez vague». «La future administration n’a pas précisé le type de supermarché envisagé, ni leur emplacement, ni leur modèle économique», détaille-t-il.
Un dispositif déjà existant
Le projet vient en outre s’ajouter à un dispositif déjà existant, baptisé FRESH, qui utilise des incitations fiscales et d’urbanisme pour encourager l’ouverture de supermarchés (privés) dans les zones mal desservies, qui sont aussi les plus défavorisées. À East New York, quartier pauvre de Brooklyn, un supermarché de l’enseigne Fine Fare a ainsi ouvert en 2023, au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitations. Les produits frais sont variés, les prix particulièrement avantageux pour New York – deux gros sacs de pommes de terre pour 4 dollars.
«Je l’apprécie parce qu’il est proche de là où je vis, et on y trouve tout ce dont on a besoin», témoigne Ivette Bravo, retraitée du quartier de 63 ans venue faire ses courses pour Thanksgiving. Laura Smith, directrice adjointe du département aménagement urbain de la ville, se réjouit que FRESH ait «encouragé l’ouverture de davantage de supermarchés», une quarantaine au total, dans les quartiers pauvres. Dans le cadre du programme, les promoteurs qui acceptent d’inclure un établissement dans un immeuble d’habitation sont exemptés de nombreuses taxes. À condition qu’ils respectent les règles, notamment un large espace dédié aux produits frais.
Alternative publique
Le programme, né en 2009 sous la mandature de Michael Bloomberg, a perduré depuis lors et est inscrit dans la loi. Mais Zohran Mamdani s’est montré plutôt réservé sur sa philosophie même. «Alors que la ville de New York dépense déjà des millions de dollars pour subventionner des exploitants de supermarchés privés, nous devrions réorienter l’argent public vers une véritable alternative publique», a-t-il dit. «Je ne peux pas me prononcer sur les projets de la prochaine administration, mais je peux dire avec certitude qu’il y a de la place pour une variété de façons» d’aider dans l’accès à l’alimentation, déclare Laura Smith.
Le programme FRESH a été «modestement efficace», estime l’expert Nevin Cohen, qui juge qu’il permet surtout aux gens de ne pas parcourir de longues distances pour faire leurs courses. Mais son ampleur reste limitée au regard de la taille de la ville, qui compte un millier de supermarchés. Angela Trude, professeure adjointe en nutrition à l’université de New York, juge, elle, que la nouvelle municipalité devrait associer à ses plans les petites épiceries de quartier (que les New-Yorkais appellent «bodegas»), qui sont partout dans la ville. «Elles sont déjà là», dit-elle. «Pourquoi ne pas collaborer avec elles pour les aider à s’approvisionner en aliments (sains) à un prix compétitif pour la communauté ?».
(source: lefigaro.fr)
Le groupe de défense italien Leonardo présente son «dôme de fer» européen, «Michelangelo»
À l’image du «dôme de fer» israélien, le «dôme Michelangelo» serait capable de «détecter, suivre et neutraliser les menaces, même en cas d’attaques massives», a indiqué l’entreprise dans un communiqué.
Le groupe de défense italien Leonardo a présenté jeudi un système logiciel «ouvert» qui doit connecter les radars, missiles et systèmes de commandement européens pour répondre à des attaques. À l’image du «dôme de fer » israélien, le «dôme Michelangelo» serait capable de «détecter, suivre et neutraliser les menaces, même en cas d’attaques massives», a indiqué Leonardo dans un communiqué après une présentation à Rome.
Michelangelo sera opérationnel dès «fin 2027», a déclaré le directeur général de Leonardo, Roberto Cingolani, à l’agence AGI. Michelangelo «est conçu pour être ouvert, c’est-à-dire compatible avec les actifs et les plateformes défensives d’autres pays et conformément aux normes de l’OTAN», précise Leonardo. Il pourrait ainsi s’intégrer au projet de «bouclier du ciel européen» (ESSI) auquel se sont joints une vingtaine de pays depuis son lancement par l’Allemagne en 2022, face au risque posé par la Russie.
Systèmes antiaériens américains
Celui-ci entend notamment s’appuyer sur des systèmes antiaériens américains, au grand dam de Paris et Rome, qui ne l’ont pas rejoint et promeuvent le système franco-italien SAMP-T.
Michelangelo (dont le nom doit rappeler «la grande tradition italienne en matière d’ingénierie» et «la coupole comme symbole de protection et d’harmonie structurelle) concerne tous les domaines d’opération: »aérien et balistique, y compris les missiles hypersoniques et les essaims de drones, les attaques de surface et sous-marines, ainsi que les forces hostiles terrestres », selon Leonardo.
Il connecte des capteurs terrestres, navals, aériens et spatiaux, des plateformes de cyberdéfense, des systèmes de commandement, de contrôle, et d’intelligence artificielle.
(source: lefigaro.fr)
Amendements à la Loi de Finances – La TVA sur le pétrole et l’alimentation animale supprimée
Les députés ont adopté des exonérations de TVA et de droits de douane sur des produits essentiels. Ces mesures visent à alléger le coût de la vie et soutenir l’économie.

Le débat sur l’adoption du Projet de loi de finances initiale (PLFI) 2026 s’est poursuivi jusque tard dans la soirée d’hier à l’Assemblée nationale. Au-delà des amendements déjà adoptés en commission, plusieurs modifications substantielles ont été proposées par les députés, notamment en matière de fiscalité appliquée aux produits d’importation jugés essentiels pour les ménages et pour les filières productives.
L’une des mesures phares concerne la suppression de la TVA sur certains produits pétroliers. Le pétrole lampant, dont la TVA sur les produits pétroliers (TVAPP) était initialement fixée à 20 %, voit désormais cette taxe ramenée à 0 % dans la version amendée du texte. Cette décision s’inscrit dans un contexte de hausse généralisée du coût de la vie et vise à alléger les dépenses énergétiques des foyers les plus modestes.
Concernant le gasoil, la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) a été ajustée : elle passe de 285 à 228 ariary par litre. Les députés expliquent cette décision par la volonté de diminuer les coûts de transport et, par ricochet, l’inflation sur les produits de première nécessité.
Allégements fiscaux
Au-delà du secteur énergétique, plusieurs produits stratégiques bénéficient également d’exonérations. Le blé, matière première essentielle pour la production de farine, est désormais exempté de droits de douane et de TVA. Cette décision vise à stabiliser le prix des dérivés céréaliers, dont la hausse récurrente est source de tensions sociales.
Dans le secteur de l’élevage, l’importation de provendes pour volailles voit également la suppression de la TVA initialement fixée à 20 %. Les sous-produits tels que les sons de blé ou de riz importés sont, eux aussi, exonérés de TVA et de droits de douane. L’objectif affiché est de réduire les coûts de production pour les éleveurs et de soutenir la relance de la filière avicole, fortement impactée par la flambée des prix des intrants.
Les députés ont également supprimé toutes les dispositions qui prévoyaient d’appliquer une TVA de 20 % sur les préparations alimentaires pour nourrissons et enfants en bas âge (purées, bouillies infantiles). La retaxation programmée des compléments diététiques pour enfants, comme les sirops multivitaminés, a elle aussi été annulée. Les élus estiment que ces produits relèvent de la santé publique et ne doivent pas être alourdis par une fiscalité supplémentaire.
Au moment où nous mettions sous presse, les discussions se poursuivaient en séance plénière. Les députés réclament notamment des réaménagements de crédits en faveur de secteurs jugés prioritaires, tels que l’éducation ou l’agriculture. Pour l’éducation, ils revendiquent une augmentation significative du nombre de postes budgétaires, qui est de neuf mille0 dans le PLFI 2026. Ces revendications ont été discutées pendant près de deux heures à huis clos avant la reprise des débats.
(source: Tsilaviny Randriamanga – lexpress.mg)
Madagascar – Union Européenne: Accord économique historique
Madagascar et l’Union Européenne sont aux portes d’un accord commercial historique. Lors de la 8ème table ronde économique à Antananarivo, l’ambassadeur Roland Kobia a annoncé que les négociations actuelles pourraient être décisives pour la conclusion d’un Accord de partenariat économique complet.
Cet accord va bien au-delà de l’accord intérimaire actuel : il couvrira les services, les investissements et les règles d’origine, ouvrant de nouvelles perspectives économiques pour la Grande Île. Le ministre de l’Économie Herinjatovo Ramiarison confirme que ces accords participeront activement à la relance économique prévue pour 2026. Une signature pourrait intervenir dans les semaines à venir.
Commerce – La vente des stocks de bois de rose envisagée
Le député Issa Charles Ibrahim relance la question sensible des stocks de bois de rose. Le Haut conseiller de la Refondation, le lieutenant-colonel Gervais Andriamiarisoa, a évoqué une possible mise en vente, actuellement à l’étude.

À l’étude. À entendre les propos du lieutenant-colonel Gervais Andriamiarisoa, Haut conseiller de la Refondation, l’État envisage de mettre en vente les stocks de bois de rose du pays. L’étude de faisabilité de cette éventualité est confiée conjointement à la Primature et au ministère de l’Environnement et du Développement durable, ajoute-t-il.
«L’État, dirigé par le colonel Michaël Randrianirina [Chef de l’État], est en train d’étudier la question. La raison est que plusieurs d’entre vous sont déjà venus au palais d’État d’Iavoloha pour formuler des doléances sur ce sujet. Nous sommes un État de droit (…) la Primature et le ministère de l’Environnement sont déjà en train d’étudier ce que l’on va faire des bois de rose. (…) Si c’est faisable, nous allons les vendre suivant les règles, sans malversations et en toute transparence (…)», a déclaré le Haut conseiller Andriamiarisoa dans une allocution, en ouverture d’un atelier sur la vanille, à Sambava, vendredi.
Ces propos ont été en réponse à une demande faite par le député Issa Charles Ibrahim, vice-président de l’Assemblée nationale. Ayant également pris la parole en ouverture des débats sur la vanille dans la capitale de la région SAVA, le parlementaire a relancé le dossier brûlant des stocks de bois de rose. Affirmant porter la voix des habitants de la province d’Antsiranana, dont il porte le titre de vice-président au perchoir de la Chambre basse, il lance: «Ils m’ont chargé de vous faire passer un message. Celui de voir ce que vous pouvez faire au sujet des bois de rose».
L’argument mis en avant par le parlementaire est que «plusieurs sont les bois qui sont déjà coupés, éparpillés et stockés un peu partout. Ce serait une perte pour l’État si on les laisse pourrir sur place». Ayant été évoqués à maintes reprises il y a quelques années, les appels à une mise en vente de stocks de rondins de bois précieux dont dispose le pays se sont tus depuis un certain temps. Un silence qui s’explique par l’intransigeance de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
Afin de stopper l’hémorragie de trafic qui a mis à mal l’écosystème des forêts humides du pays, la CITES a imposé un embargo sur l’exportation des bois précieux malgaches. Outre le bois de rose, le palissandre et le bois d’ébène sont également concernés par cette mesure qui est toujours en vigueur jusqu’à l’heure. Depuis, même l’usage domestique, au niveau national, de ces bois précieux est strictement réglementé.
Depuis le début de cette période transitoire, l’idée de mettre en vente les stocks de bois de rose «afin de renflouer les caisses de l’État» est martelée par un courant au sein de l’opinion publique. Les précédentes administrations étatiques ont également déjà eu dans l’idée de mettre en vente les rondins entreposés au lieu de les laisser pourrir sur place.
Conditions préalables
En 2016, l’intention d’une vente aux enchères afin de «financer la conservation de la biodiversité nationale » a même déjà été soulevée. En 2017, des démarches pour lever l’interdiction de la CITES ont ainsi été engagées. Lire la suite »