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Science et Tech – Avec le projet Kuiper d’Amazon, Jeff Bezos a trouvé un nouveau terrain pour attaquer Elon Musk

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Amazon s’apprête à déployer les premiers satellites de sa constellation Kuiper.

Lancement des deux satellites tests de la future constellation Kuiper. Compte X Amazon News Lancement des deux satellites tests de la future constellation Kuiper.

ESPACE – Elon Musk doit-il commencer à s’inquiéter ? Cinq ans après l’annonce du projet Kuiper de son rival Jeff Bezos, celui-ci va enfin se concrétiser. La première salve de la constellation de satellite d’Amazon doit être envoyée dans l’espace, ce mercredi 9 avril. Si ce vol est une réussite, cela marquera le premier pas vers une concurrence avec les satellites Starlink de SpaceX.

Cette mission nommée « Kuiper Atlas 1 » prévoit le lancement de 27 satellites de télécommunication via une fusée Atlas V du groupe United Launch Alliance (ULA), qui regroupe Boeing et Lockheed Martin. Le décollage est prévu entre 19h et 21h, heure locale (soit 1h à 3h du matin pour la France hexagonale), depuis Cap Canaveral, en Floride.

Ces 27 satellites du projet Kuiper constitueront les premiers jalons d’une constellation devant compter à terme plus de 3 200 satellites en orbite basse, soit entre 300 et 3 000 km de la Terre. Avec pour objectif de proposer un accès internet à haut débit aux zones les plus reculées du monde, y compris des zones de guerre ou sinistrées.

Concurrencer l’hégémonie d’Elon Musk

Selon Amazon, ce service d’internet par connexion satellitaire devrait être mis en route au cours de l’année 2025. L’entreprise du multimilliardaire Jeff Bezos ambitionne ainsi de concurrencer directement la constellation Starlink d’Elon Musk. Lire la suite »

« La complexité du métier de banquier, hautement régulé et si différent du leur, a eu raison des ambitions des GAFA »

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L’abandon par Google de son projet de service bancaire Plex montre que la volonté des Google, Apple, Facebook ou Amazon de se diversifier, apportant la rupture à toutes les activités industrielles qu’ils touchent, peine à se concrétiser, observe Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

A Berlin, le 31 août 2021. ANNEGRET HILSE / REUTERS

Pertes & profits. Google renonce à devenir banquier. Il a annoncé, vendredi 1er octobre, l’abandon de son projet intitulé « Google Plex ». L’idée, en chantier depuis plus de deux ans, était de proposer aux utilisateurs du système de paiement Google Pay d’ouvrir un compte donnant accès à une carte de crédit et à des services financiers. Pour ne pas froisser les banques, Google brandissait le drapeau blanc de la coopération. Des établissements comme Citi, la Banque de Montréal ou Stanford Federal Credit Union, disposant de peu d’agences bancaires, ont signé avec la star de Mountain View (Californie).

Google se contentera plus modestement de développer des outils numériques au service des banques. Une volte-face qui doit un peu à la crise sanitaire et beaucoup à la crise interne. En mai, le patron de cette division prometteuse des paiements, Caesar Sengupta, a quitté l’entreprise, emmenant avec lui de nombreux cadres impliqués dans le projet. Il a immédiatement fondé la société Arbo Works, supposée « repenser l’industrie financière ». Et d’envoyer le message que cette révolution annoncée ne passera pas par Google.

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