Angleterre

Rwanda : les Lords infligent un sérieux camouflet à Rishi Sunak et son projet controversé

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Ils n’ont pas approuvé le projet controversé du Premier ministre visant à expulser les migrants au Rwanda.

RICHARD POHLE / AFP Rwanda : les Lords infligent un sérieux camouflet à Rishi Sunak et son projet controversé (Photo du Premier ministre britannique Rishi Sunak)

RWANDA – Les Lords britanniques ont exprimé lundi 22 janvier au soir leur désapprobation à l’égard du projet controversé du Premier ministre Rishi Sunak visant à expulser les migrants au Rwanda, s’opposant à la ratification du traité signé avec Kigali sur lequel doit s’adosser sa future loi.

Une majorité de représentants siégeant à la chambre haute du Parlement ont demandé au gouvernement de repousser la ratification de ce traité tant qu’il n’a pas été effectivement démontré que le Rwanda est un pays d’accueil sûr pour les migrants qui y seront expulsés.

214 Lords ont ainsi suivi la recommandation d’un comité transpartisan, qui a estimé dans un rapport publié la semaine dernière que les garanties fournies par le traité étaient « incomplètes », tandis que 171 d’entre eux se sont opposés à la motion.

Un projet jugé « illégal »

C’est sur base de ce traité que le projet de loi du gouvernement conservateur, socle de la politique de lutte du gouvernement contre l’immigration clandestine, a été élaboré.

Le texte signé en décembre avec Kigali est en effet censé répondre aux préoccupations de la Cour suprême britannique, qui avait jugé le projet illégal dans sa précédente version par crainte que les demandeurs d’asile soient ensuite transférés vers d’autres pays où ils seraient en danger.

Il s’agit de l’une des dernières cartes du gouvernement conservateur pour sauver ce projet emblématique, maintes fois mis en échec depuis son annonce en 2022 par l’ancien Premier ministre Boris Johnson.

Nouvelles difficultés à venir

La Chambre des Communes, où siègent les députés élus, l’a adopté la semaine dernière à une confortable majorité, après un examen chahuté par la droite du parti conservateur encline à durcir le texte et la démission de plusieurs de ses cadres.

Dans la foulée, Rishi Sunak a enjoint aux Lords d’adopter eux aussi au plus vite ce projet, vivement critiqué par les associations humanitaires, qu’il espère mettre en application avant les élections législatives prévues à la fin de l’année 2024.

Contrairement aux membres élus de la Chambre des Communes, les Lords n’ont pas le pouvoir de bloquer la ratification d’un traité. Mais le vote de cette motion, à laquelle le gouvernement devra apporter une réponse, laisse présager de nouvelles difficultés pour ce projet de loi controversé.

Le texte, qui définit le Rwanda comme un pays-tiers sûr et empêche le renvoi des migrants vers leurs pays d’origine, doit être débattu à la chambre haute du Parlement britannique la semaine prochaine.

(source: huffingtonpost.fr)

Traditions britanniques: Charles III, le défi d’un roi

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À l’heure où la plupart des gens songent à la retraite, Charles vient de commencer son « vrai » travail. Il est devenu roi, jeudi 8 septembre, à la mort de sa mère, la reine Elizabeth II.

Personnage original, maniant l’humour et l’ironie comme une seconde nature, Charles promène depuis plus de 60 ans, sa silhouette un peu maladroite, d’inaugurations en rencontres officielles. Il s’est préparé à être roi depuis à peu près autant de temps. Charles Philip Arthur George, 73 ans, désormais Charles III, a la difficile tâche de succéder à une reine très appréciée des Britanniques. Moins populaire que sa mère, il va devoir conquérir le cœur de ses sujets

Covid-19 dans le monde : l’Allemagne classe la Grande-Bretagne comme « zone de mutation des variants »

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Tous les voyageurs venant de ce territoire seront soumis à une période de quarantaine de deux semaines, qui ne pourra être écourtée même si le test est négatif.

A la terrasse d’un bar à Berlin, le 21 mai 2021. CHRISTIAN MANG / REUTERS

La pandémie de Covid-19 a fait près de 3,5 millions de morts dans le monde depuis la fin de décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles, vendredi 21 mai.

Ces chiffres, qui reposent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sont globalement sous-évalués. Ils excluent les révisions à la hausse réalisées a posteriori par certains organismes statistiques. En prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liés au Covid-19, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le bilan réel de la pandémie est « deux à trois fois plus élevé ».

  • L’Allemagne serre la vis à la Grande-Bretagne

En raison de la propagation du variant indien du coronavirus sur son territoire, la Grande-Bretagne sera classée à partir de dimanche par l’Allemagne comme zone de mutation des variants, a annoncé vendredi l’Institut de veille sanitaire Robert-Koch.

Cela aura pour conséquence de limiter considérablement les voyages de la Grande-Bretagne vers l’Allemagne. Tous les voyageurs venant de ce territoire seront soumis à une période de quarantaine de deux semaines, qui ne pourra être écourtée, même si le test est négatif. Ainsi, à partir de dimanche, les compagnies aériennes, de bus et de train ne seront autorisées à transporter vers l’Allemagne que des citoyens allemands ou des personnes vivant dans le pays.

Le Royaume-Uni est le premier pays européen depuis longtemps à redevenir une zone où circulent le virus et ses variants. Seuls onze pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine entrent actuellement dans cette catégorie à haut risque, selon l’Allemagne.

A l’inverse, les voyageurs en provenance de France, de Croatie et de Slovénie ne seront plus obligés d’observer une quarantaine de cinq à dix jours à leur arrivée sur le sol allemand en raison de la forte diminution quotidienne du nombre de personnes infectées sur leur territoire. Pour cela, ils devront néanmoins présenter un test PCR négatif récent, être totalement vaccinés contre le coronavirus ou considérés comme guéris.

Le pays a opté pour une politique très prudente dans la lutte contre le virus. Si la vie a repris son court petit à petit en cette fin de semaine en Allemagne avec la levée de nombreuses restrictions mises en place contre le Covid, les citoyens doivent présenter un test négatif, être vaccinés ou totalement guéris pour accéder à de nombreuses activités, comme manger dans un restaurant ou aller à la piscine.

  • Plus d’un million de morts en Amérique latine et aux Caraïbes

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La Reine Elizabeth bientôt détrônée comme chef d’Etat de Barbade

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Dans un discours pour marquer l’ouverture du Parlement de Barbade, Sandra Mason, gouverneur général et représentante de la Reine Elizabeth II, annonce l’intention du gouvernement de transformer l’île en République. Un projet qui n’a jamais abouti malgré plusieurs tentatives.

La Reine d’Angleterre, Elizabeth II en visite officielle à Barbade en 1977. • ©flickr

 

« Il est temps de laisser notre passé colonial derrière nous. Les barbadiens veulent d’un chef d’état issu du pays.
Sandra Mason, gouverneur général de Barbade »

Le 30 novembre 2021, date de la 55e fête de l’Indépendance, est le jour retenu pour l’aboutissement de ce changement de statut.

Gouverneur général de Barbade, Sandra Mason prononce son discours du Trône à l’ouverture du Parlement. • ©twittersandramason

C’est dans les années 70 que Barbade, qu’on surnomme la Petite Angleterre de la Caraïbe, commence le processus de transition d’un statut de monarchie constitutionnelle à celui d’une République. Jusqu’ici toutes les tentatives entamées par des différentes administrations ont échoué.

Pour modifier la Constitution de Barbade, il faut une majorité des deux tiers des fauteuils au sein de l’Assemblée Nationale. En 2018, Mia Mottley et son parti, le DLP, Parti Travailliste Démocratique, ont raflé la totalité des 30 circonscriptions.

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Les avoirs de la famille royale d’Angleterre

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Quelle est la situation financière de la famille royale? Explications de Patrick Taillon, professeur à la Faculté de droit de l’Université Laval, à Québec.