Ankara

Le président d’Israël Isaac Herzog reçu par Recep Erdogan à Ankara pour « relancer les relations »

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Herzog à Ankara : une « visite importante », un « tournant », selon Erdogan.

Le président israélien a été accueilli par son homologue turc et une garde d’honneur, alors qu’un groupe jouait l’hymne israélien pour la première fois depuis 2008

ANKARA – Le président Isaac Herzog a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan mercredi après-midi, peu après avoir atterri à Ankara pour une visite historique d’une durée de 24 heures.

Erdogan a déclaré qu’il croyait que « cette visite historique sera un tournant dans les relations entre la Turquie et Israël. Le renforcement des relations avec l’État d’Israël a une grande valeur pour notre pays. »

Il a précisé que la réunion avec Herzog comprenait une discussion sur les événements en Ukraine et en Méditerranée orientale et a déclaré qu’il estimait que « la période à venir apportera de nouvelles opportunités pour la coopération régionale et bilatérale ».

Le président Isaac Herzog à gauche, et le président turc Recep Tayyip Erdoğan au complexe présidentiel d’Ankara le 9 mars 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le dirigeant turc a exprimé l’espoir que « cette visite importante, qui a lieu après si longtemps, offrira une ouverture pour de futures opportunités conjointes ».

Erdogan a poursuivi en qualifiant l’antisémitisme de « crime contre l’humanité ». Il a également affirmé« les crimes de haine continuent de se produire partout dans le monde et nous continuerons à lutter contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie ».

S’exprimant après Erdogan, Herzog a remercié le président turc pour son accueil chaleureux et a ouvert son discours en disant en turc : « Ma femme et moi sommes très heureux d’être en Turquie en tant qu’invités ».

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Erdogan menace d’expulser dix ambassadeurs

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Le président turc a été irrité par le soutien des diplomates occidentaux au mécène Osman Kavala, en détention provisoire depuis 2017.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, à Sotchi, en Russie, le 29 septembre 2021. SPUTNIK / VIA REUTERS

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé, jeudi 21 octobre, d’expulser les ambassadeurs de dix pays, dont les Etats-Unis, la France et l’Allemagne, après l’appel qu’ils avaient lancé quelques jours plus tôt en faveur de la libération du mécène et homme d’affaires Osman Kavala, en détention provisoire depuis 2017 à la prison de haute sécurité de Silivri, à la périphérie d’Istanbul.

Coutumier des déclarations à l’emporte-pièce, M. Erdogan s’est lâché dans l’avion qui le ramenait d’une tournée en Afrique. « J’ai dit à notre ministre des affaires étrangères que nous ne pouvions plus nous permettre le luxe de les accueillir dans notre pays », a-t-il affirmé aux journalistes qui l’accompagnaient. « Est-ce à vous de donner une leçon à la Turquie ? Pour qui vous prenez-vous ? », a-t-il tempêté, rejetant la suggestion selon laquelle le pouvoir judiciaire turc n’était pas indépendant. « Notre système judiciaire offre l’un des plus beaux exemples d’indépendance », a-t-il martelé.

Interrogé jeudi par des journalistes sur une éventuelle expulsion des ambassadeurs, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Tanju Bilgiç, a déclaré qu’Ankara avait la liberté de décider des mesures qu’il convenait de prendre, « le moment venu », sans donner plus de détails.

« Retard persistant »

Dans un communiqué publié lundi, le Canada, la France, la Finlande, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suède et les Etats-Unis ont réclamé un « règlement juste et rapide de l’affaire » Osman Kavala, emprisonné depuis quatre ans sans jugement. Les diplomates ont notamment observé que « le retard persistant [pris par] son procès (…) jette une ombre sur le respect de la démocratie, de l’Etat de droit et de la transparence du système judiciaire turc ». Le lendemain, les ambassadeurs des pays en question ont été convoqués au ministère des affaires étrangères à Ankara, qui a jugé leur déclaration « irresponsable ».

(source: Le Monde)

Terrorisme: trois morts dans une attaque au couteau à Nice, un suspect interpellé

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Trois personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées, jeudi, à Nice après une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame. L’auteur présumé des faits a été interpellé. 

La Turquie, en froid avec la France depuis la publication commémorative des dessins de Charlie Hebdo représentant Mahomet, a condamné l’attentat de Nice. Cependant Ankara reste impliqué dans le financement de nombreux réseaux terroristes en Syrie et en Irak selon l’analyse de Pascal Le Pautremat, expert du jihadisme.

  • Une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice a fait trois morts et plusieurs blessés, jeudi 29 octobre. Une femme a été assassinée et décapitée, un homme a été tué de coups portés à la gorge. Une troisième victime, grièvement blessée, a réussi à fuir vers un bar, mais est également décédée, selon des sources policières. Un suspect a été interpellé.
  • Une réunion de crise s’est tenue place Beauvau avec le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Jean Castex. Le chef de l’État et Gérald Darmanin se sont ensuite rendus à Nice.
  • Le Parquet national antiterroriste a annoncé se saisir de l’enquête pour « assassinat » et « tentative d’assassinat ».
  • Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, juste après le discours de Jean Castex sur le reconfinement.