Christine Razanamahasoa

Antananarivo: Clôture de la première session parlementaire ordinaire

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La première session parlementaire ordinaire de l’année a été officiellement clôturée hier sans beaucoup d’éclat. Les 60 jours de réunion des députés et sénateurs ont été comme à l’accoutumée, marqués par un taux d’absentéisme ahurissant, notamment à la Chambre basse où une cinquantaine, voire une vingtaine de députés sur les 151 élus assistent aux votes, rapports et travaux divers.

Pour la deuxième fois consécutive, le face à face, consistant à des séances de questions-réponses entre les députés et le gouvernement n’a pas eu lieu. Reporté à plusieurs reprises, celles-ci étaient finalement prévues se tenir jeudi dernier. Le Premier ministre, Christian Ntsay, et son gouvernement ont répondu présent mais finalement les députés ont annulé le rendez-vous. Christine Razanamahasoa se défend toutefois en affirmant que cela ne relève pas de la responsabilité des députés si les séances de questions au gouvernement n’ont pas pu avoir lieu.

Faute de quorum, la question les dossiers de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice (HCJ) d’anciens ministres a été une fois de plus reportée. Dix anciens hauts dirigeants dont des anciens ministres sont mis en cause par des plaintes reçues et traitées par la Commission spéciale de mise en accusation au niveau de l’Assemblée nationale. Leurs dossiers ont été présentés devant l’Assemblée nationale depuis l’année dernière pour une procédure auprès de la HCJ mais le quorum n’était pas non plus atteint à l’époque pour l’adoption des propositions soumises par la commission chargé du dossier. Lire la suite »

Session parlementaire: Christine Razanamahasoa recadre les députés

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« Cette session sera houleuse ». C’est en ces mots que la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, s’est exprimée en ouverture de la session parlementaire ordinaire, hier à Tsimbazaza, devant les membres du gouvernement, le corps diplomatique et les députés. Ces derniers sont appelés à participer activement à chaque réunion et surtout à respecter les dispositions du règlement intérieur.

Dans le contexte actuel qui prévaut dans le pays, comme il fallait s’y attendre, les discours de la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razana­mahasoa, sont un rappel à l’ordre adressé aux députés. Le message est clair et sans ambiguïté. «Nous sommes en pleine session, ne pas minimiser son importance», déclare-t-elle, notamment à l’endroit des élus qui prennent l’habitude de s’éclipser, juste après la session d’ouverture.

«Rappelez-vous que nous portons une écharpe, veillons alors à respecter les dispositions du règlement intérieur», poursuit-elle. Pour rappel, pas plus d’une trentaine de députés ont fait acte de présence durant les séances plénières de la dernière session ordinaire.
Cependant, la présidente de la Chambre basse s’adresse aussi aux députés transfuges qui ne se conforment pas à la discipline de leur parti ou groupe parlementaire. «On peut toujours faire de la politique mais dans le respect des lois», souligne Christine Razanamahasoa, sans citer des noms.

Mais l’un des députés auquel tout le monde fait allusion, Siteny Randriana­so­loniaiko, n’a pas tardé à réagir et à se justifier. D’après lui, il n’aurait pas été élu sous les bannières de l’IRD, mais celui de l’Ar­mada. «Prouvez-moi que je me suis présenté sous les couleurs de l’IRD», scande-t-il. Malgré cela, «Merci à ceux qui militent et se battent sans calcul pour leur propre sécurité et avenir politique, en revendiquant le développement de leur circonscription respective», ironise en quel­que sorte, la présidente de la chambre basse.

Rapprochement
Christine Razanama­hasoa n’a pas non plus manqué d’interpeller l’Exécutif. «Nous sommes dans le même bateau, faites en sorte de vous entendre avec les députés». Après la motion de censure déposée contre le Gouvernement au mois de décembre sur fond de vives tensions, les relations entre les deux parties, se refroidissent depuis.
Pour Christine Razana­ma­hasoa, la gestion de la nation n’est pas l’affaire d’une seule personne. «Exé­cutif ! Nous avons besoin de vous, même si les débats et échanges sont houleux et intenses. Gare à ceux qui incitent à la haine et vivent de la rancune», fait-elle savoir. Christine Razana­mahasoa estime que la solidarité ne doit pas être à sens unique dans le développement du pays.

Elections
Comme attendu, plusieurs textes devraient être au menu des députés. A citer, la Loi de finances rectificative (LFR) qui va définir le budget pour les élections présidentielles.
«Nous espérons que la Ceni n’ait plus à demander de l’argent pour la préparation des élections», a-t-elle indiqué, bien que les dates n’aient pas encore été entérinées par le gouvernement. Il en est de même pour le Code minier et la loi sur les investissements à Mada­gascar.

Outre les membres du gouvernement, la cérémonie d’hier a également été marquée par la présence de plusieurs membres du corps diplomatique. «Nous les avons invité pour marquer l’ouverture de l’Assemblée nationale à la diplomatie, au nom de la diplomatie parlementaire», explique la nu­méro un de la Chambre basse. Le Bureau permanent se réunira dès ce jour pour déterminer l’ordre du jour à présenter en séance plénière demain.

Tahina Navalona – newsmada.com