Commonwealth

Le Gabon et le Togo intègrent le Commonwealth

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ÉTAPES. La grande communauté que la Grande-Bretagne a mise en place avec ses ex-colonies révèle sa force d’attraction avec l’entrée de ces deux pays francophones.

Ali Bongo Ondimba et le prince Charles avaient échangé en amont de la COP26 sur les enjeux du changement climatique et du développement durable. © PETER NICHOLLS / POOL / AFP

Mais qu’est-ce qui fait courir des pays francophones vers le Commonwealth ? La question mérite d’être posée alors que le Gabon et le Togo, deux anciennes colonies françaises, intègrent officiellement la communauté anglophone dès ce 24 juin, lors du sommet des chefs d’État prévu au Kigali Center, superbe bâtiment ultramoderne construit au lendemain de l’adhésion du Rwanda au Commonwealth en 2009.

L’Afrique, avec dix-neuf membres, forme le plus gros contingent de pays du Commonwealth avec pour spécificité le fait que certains États comme le Mozambique, colonie portugaise, et le Rwanda, le 54e membre, ne sont pas d’anciennes colonies ou protectorats britanniques. Officiellement, après leur indépendance, de nombreux nouveaux États africains ont choisi d’intégrer le Commonwealth pour perpétuer des relations cordiales avec la Couronne. Et pourtant le rôle de l’organisation et sa pertinence sont de plus en plus remis en question. Dans certains États comme la Barbade, qui a renoncé fin 2021 au statut de monarchie constitutionnelle pour devenir une république sans pour autant quitter le Commonwealth, la Jamaïque et surtout l’Australie, les débats sont vifs autour de la question d’abandonner à terme la Couronne.

Pour le Gabon, un tournant stratégique

À rebours de ces questionnements, le président gabonais Ali Bongo Ondimba a justifié en tout début d’année ce « tournant géopolitique majeur par la nécessité d’appartenir à un autre espace multiculturel dans un monde globalisé ». Riche en pétrole et en uranium, le Gabon, deux millions d’habitants, a longtemps constitué un pays clé pour la France sur le continent.

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Francophonie et Commonwealth : qu’apportent-ils aux pays africains ?

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A l’instar du Cameroun et du Rwanda, le Gabon et le Togo, d’autres pays francophones annoncent leur volonté d’être membres du Commonwealth. Mais qu’apportent ces deux regroupements aux pays membres africains ?

La Francophonie et le Commonwealth sont deux institutions qui regroupent des anciennes colonies françaises ou britanniques.

Qu’est-ce que la francophonie ?

La ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, nouvellement élue secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), lors du 17e sommet des pays francophones à Erevan, le 12 octobre 2018

La Francophonie, c’est une organisation bâtie autour du français.

La langue commune compte 300 millions de locuteurs, répartis sur les cinq continents selon le dernier rapport en date de l’Observatoire de la langue française, publié en 2018.

Qu’est ce que le Commonwealth ?

La reine Elizabeth II de Grande-Bretagne,chef du Commonwealth, prend la parole lors de l’ouverture officielle de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) au palais de Buckingham à Londres, le 19 avril 2018

Le Commonwealth regroupe 54 pays qui totalisent une population de 2,4 milliards de personnes et comprend à la fois des économies avancées et des pays en voie de développement.

Les gouvernements des pays membres ont convenu d’objectifs communs tels que le développement, la démocratie et la paix. des valeurs et principes exprimés dans la Charte du Commonwealth.

Les racines du Commonwealth remontent à l’Empire britannique.

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