EDBM

Développement industriel – Le conseil national pour l’industrialisation de Madagascar sur pied

Publié le

Copyright Image : © Micc

Une étape majeure franchie dans la mise en œuvre du pacte sur, l’industrialisation signé le 31 juillet dernier entre l État et le secteur privé.

Le Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (CNIM) vient d’être mis en place. Il s’agit là d’une gouvernance adéquate, répondant aux soucis de pérennité de la programmation industrielle prévue par le pacte. En parallèle avec la journée de l’Industrialisation de l’Afrique, cet organisme a été lancé officiellement par le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, Edgard Razafindravahy qui a ouvert l’assemblée constitutive qui s’est tenue hier au siège de l’Economic Developpment Board of Madagascar (EDBM) à Antaninarenina. Chargé en premier lieu du suivi des démarches effectuées et de toutes les actions des secteurs public et privé dans la mise en œuvre du pacte sur l’Industrialisation, le CNIM est une organisation indépendante qui n’est rattachée à aucune partie.

Son rôle est également celui d’assurer un pilotage stratégique de toutes les actions à entreprendre dans la mise en œuvre de ce programme novateur établi entre l’État et le secteur privé. Une avancée majeure que le ministre de l’Industrialisation n’a pas manqué de souligner dans son discours. Edgard Razafindravahy affirme que «La mise en place du CNIM est la première étape de la mise en œuvre du pacte de programmation industrielle signé entre les secteurs public et privé».

Engagements

Au sein de l’organisme proprement dit, le conseil est composé de membres désignés par chacun des signataires du pacte pour un mandat de trois ans renouvelable une fois. Les parties prenantes ont alors désigné Christian Rasoamanana, conseiller technique au niveau du ministère de l’Industrialisation comme président du CNIM. Un choix logique pour celui qui a été la cheville ouvrière de la mise en place du Pacte. Au poste de vice président a été elu Hassim Amiraly, ancien président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM). De nombreux engagements ont été pris de part et d’autre pour atteindre l’objectif du pacte de programmation industrielle. Un objectif qui, rappelons-le vise à atteindre d’ici à 2040 l’accélération ainsi que la diversification de l’Industrialisation, « faisant passer la part du secteur secondaire au produit intérieur brut de 15% aujourd’hui à 30% en 2040 en transformant au maximum les ressources locales de manière compétitive et intégrée aux échanges internationaux», comme l’indique le pacte sur l’Industrialisation. Tous les six mois, le CNIM rendra son appréciation des démarches effectuées dans la mise en œuvre du programme. Force est de constater que c’est bien la capacité du secteur public et du secteur privé à travailler côte à côte qui permet d’avancer pour réaliser le potentiel industriel et économique de la Grande île.

(source: lexpress.mg)

Dialogue Public-Privé – Focus sur la programmation industrielle

Publié le Mis à jour le

Concrétiser les efforts. C’est en ce sens que le ministère de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation collabore actuellement avec l’Economic Development Board of Madagascar pour l’organisation des journées de programmation industrielle qui se tiennent présentement au Novotel Ivandry jusqu’à demain.

L’objectif étant de fixer d’un commun accord entre le secteur public et celui du privé les axes prioritaires pour les orientations stratégiques de l’Industrialisation du pays. Pour ce faire, les deux parties discuteront des moyens permettant de développer les secteurs prioritaires, à savoir l’agroalimentaire, le textile, l’industrie de transformation minière ou encore les huiles essentielles, sans oublier le domaine de l’énergie renouvelable. Pour rappel, ces deux entités ont déjà discuté du cadre de la confection d’une loi sur ce sujet l’année dernière afin de souligner les challenges à relever pour la croissance du secteur industriel.

Ainsi, sous la houlette du ministère du Commerce, de la Consommation et de l’Industrialisation (MICC) et avec la participation d’autres directions ministérielles (l’énergie, les impôts, la douane, …) et des groupements du secteur privé (SIM, SEBTP, GEM, FIVMPAMA, EFOI, GFEM, GEHEM, GEFP, Chambre des Mines …), les discussions ont porté sur des thèmes transversaux (énergie, accès au financement, ressources humaines, …). Dans l’objectif de dégager des engagements précis, les acteurs sont convenus pour un DPP sans langue de bois et orienté « solution » suivant des principes de facilitation et de cohérence. Un comité de pilotage a été mis en place avec la mission de coordonner et suivre l’application des engagements pris à l’issue des sessions de DPP. A l’époque, sur la problématique de l’énergie, le MICC a rappelé la pertinence de l’autoproduction et s’est engagé à étudier la mise en place d’un système de fonds de garantie pour financer les investissements nécessaires sur l’idée que l’autoproduction pour les industriels éviterait à la JIRAMA de rentrer en perte. Dans la foulée, le MICC a souligné que les parcs industriels permettraient de regrouper les industries et faciliter la mise en place de solutions d’autoproduction.

Efficacité

Pour le secteur privé, il est envisageable de se regrouper en Groupement d’intérêt économique pour répartir les investissements dans la mise en place d’une solution d’autoproduction. Ce secteur privé peut également se positionner comme fournisseur d’énergie pour les parcs industriels lancés par l’Etat. Sous un autre angle, ledit secteur privé s’est engagé à investir dans l’efficacité énergétique et l’adoption progressive des énergies renouvelables.

Par ailleurs, sur l’accès au financement, le MICC s’engage à appuyer la finalisation du cadre légal du crédit-bail, à mettre en place un Fonds national pour le développement industriel (FNDI) et un tableau d’information économique. Par ailleurs, face aux réticences constatées au niveau des entrepreneurs et des industriels malagasy à ouvrir leur capital, le MICC va aider à la préparation de l’investissement de ces derniers. Côté secteur privé, les banques et institutions financières s’engagent à mettre en place et développer les offres de crédit-bail, dès l’instauration du cadre légal.

Les fonds d’investissement (capital-risque) ont accompagnés également les industriels. Du côté logistique, il s’agit de solutionner ensemble le problème de congestion du port de Toamasina. Le MICC s’est engagé à décentraliser les parcs industriels afin d’éviter les problèmes de connectivité. Il faudra soumettre des projets de développement/réhabilitation des infrastructures routières au ministère des Travaux publics et réfléchir à la réhabilitation du transport de marchandises par rail. La mise en place d’une compagnie régionale maritime, en partenariat avec le secteur privé des îles de la sous-région, pour fluidifier le transport international et potentiellement maîtriser les coûts sera aussi étudiée. Le secteur privé évaluera, quant à lui, les quantités à transporter pour négocier l’augmentation des lignes.

(source: laverite.mg)