feuille de route de la Refondation

Marc Ravalomanana : « Une feuille de route décidée unilatéralement »

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« Nous ne sommes pas en conflit contre la présidence de la transition (la Refondation) », a souligné hier l’ancien président Marc Ravalomanana.

De retour d’un déplacement à Mahajanga, le président national du Tiako i Madagascar (TIM) a réuni ses troupes hier à Bel’Air. Entre soutien conditionné et vigilance accrue, l’ancien chef d’État a soulevé l’absence de dialogue dans la conduite de la Transition actuelle.

Alors que son récent discours à Mahajanga a alimenté toutes les interprétations dans les salons politiques de la capitale, Marc Ravalomanana a choisi la voie de la clarification. Hier, dans son quartier général de Bel’Air Ampandrana, l’ambiance était aux grandes explications. Devant une assistance attentive et des élus Tiako i Madagasikara venus en nombre, le président national du parti a tenu à mettre les points sur les « i » concernant la trajectoire actuelle du pays et sa position vis-à-vis du régime de Refondation.

Chronogramme. Face à ce qu’il qualifie de démarche solitaire, le parti TIM entend jouer pleinement son rôle de sentinelle. Si la formation exprime de sérieuses inquiétudes quant à la mise en œuvre des points définis dans ledit chronogramme de la Refondation, elle ne se place pas pour autant dans une posture d’obstruction systématique. Marc Ravalomanana a tenu à dissiper les malentendus. « Nous ne sommes pas en conflit contre la présidence de la transition (la Refondation), mais nous suggérons ce que notre administration devrait faire », a-t-il précisé.

Course aux fauteuils. Pour l’ancien président, l’action du TIM n’est pas une opposition de principe à la Refondation, mais une volonté de répondre aux aspirations profondes d’un peuple malgache qui s’interroge sur la gestion de l’État. Balayant les rumeurs d’une course aux fauteuils, il a rappelé avec fermeté que son parti n’a occupé aucun poste de pouvoir depuis 16 ans, sans que cela ne constitue un problème. « Le problème ne se situe pas au niveau des sièges », a-t-il précisé. Lire la suite »

Feuille de Route de la REFONDATION – La date butoir approche

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Photo prise durant la réunion entre le chef de l’État et la délégation du Panel des sages de la SADC, le 26 janvier, à Ambohitsorohitra.

Le sablier s’écoule. Le 28 février constitue l’échéance fixée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) pour la transmission d’un rapport sur l’état de préparation au dialogue national, accompagné d’un projet de feuille de route de la Transition.

“D’ici le 28 février, nous devons remettre cette feuille de route à la SADC pour dissiper les doutes”, a déclaré le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, dans son interview accordée à Russia Today (RT), jeudi. Au sein de l’Exécutif, des voix affirment que le délai imparti sera respecté. Le locataire d’Iavoloha s’y est, d’autant plus, engagé de vive voix lors de sa rencontre avec Elias Magosi, secrétaire exécutif de l’organisation régionale, à Iavoloha, le 20 janvier.

La soumission de ces documents a été requise durant la réunion extraordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement, le 17 décembre. “Le Sommet a demandé à la République de Madagascar de soumettre un rapport sur l’état de préparation au dialogue ainsi qu’un projet de feuille de route nationale d’ici le 28 février 2026, suivis de mises à jour périodiques en mai, août et novembre 2026 au président de l’Organe de la SADC”, indique le communiqué de cette réunion.

La feuille de route nationale, demandée par la SADC, est appelée à préciser les grandes étapes du processus, les mécanismes institutionnels prévus, ainsi que les échéances conduisant au retour à l’ordre constitutionnel. De prime abord, l’État devrait l’aligner avec le chronogramme des vingt-quatre mois de la Transition présenté par Herintsalama Rajaonarivelo, Premier ministre, devant le Parlement durant la présentation du Plan de mise en œuvre du Programme général de la refondation (PMO – PGR).

Dans le PMO de la PGR, il est prévu que la concertation nationale, la confection de projets de Constitution et de nouvelles lois électorales, le référendum ou l’élection constitutionnelle et les élections générales soient bouclés en vingt-quatre mois. Le document prévoit une échéance précise pour chaque étape.

Incertitude

Durant une réunion avec le Panel des sages de la SADC, à Ambohitsorohitra, le 26 janvier, le colonel Randrianirina a fait part de son “souhait de boucler en vingt-quatre mois la concertation nationale et l’élection constitutionnelle, de même que la refonte totale et en profondeur de la liste électorale”. Devant le Parlement, le Premier ministre a laissé une ouverture pour une possible modification du chronogramme de la Transition. Lire la suite »