In a statement posted to Telegram, Russian energy company Gazprom said it was no longer sending gas because of the expiration of the agreement Wednesday.
Gazprom
Russia’s gas supply to Europe halted after Ukraine transit deal expires
Ukraine, which had allowed Russian oil and gas to cross its territory to serve Europe while fighting Moscow’s invasion since 2022, refused to renew the deal

MUKACHEVO, Ukraine — The flow of natural gas from Russia to Europe was suspended Wednesday after Ukraine said it would not renew a deal allowing Russian gas to transit its territory, ending an energy supply route that dates back some 60 years.
“Due to the repeated and explicit refusal of the Ukrainian side to extend these agreements, Gazprom was deprived of the technical and legal ability to supply gas for transit through the territory of Ukraine from January 1, 2025. Since 8:00 Moscow time, Russian gas has not been supplied for its transportation through the territory of Ukraine,” it said in the statement.
Despite the ongoing Russian invasion, which has killed tens of thousands of Ukrainian soldiers and civilians and laid waste to swaths of the country since 2022, Ukraine had continued to allow Russian oil and gas to cross its territory to serve its European neighbors — generating revenue for Kyiv and Moscow and illustrating how hard it is for the bitter enemies to cut ties.
Ukrainian Energy Minister German Galushchenko confirmed in a statement Wednesday that Russian gas had ceased flowing through Ukraine.
“This is a historic event. Russia is losing its markets; it will suffer financial losses. Europe has already made the decision to abandon Russian gas,” he said Wednesday on Telegram.
Ukrainian President Volodymyr Zelensky called the gas stoppage “one of Moscow’s biggest defeats,” in a post to X on Wednesday.
European Union leaders insist they can cope without the gas transiting via Ukraine, saying that the bloc has worked steadily over the past three years to cut its dependence on Russian gas, slashing imports fourfold. According to the Brussels think tank Bruegel, 5 percent of Europe’s gas imports came through Ukraine, based on data from the first eight months of 2024.
In the run-up to Wednesday’s cutoff, European energy officials had been coordinating with the nations most dependent on Russian gas — mostly those in Central and Eastern Europe.
Gazoduc Nord Stream 2 : les Etats-Unis et l’Allemagne se mettent d’accord
En échange de la levée des sanctions, le président américain Joe Biden a négocié un texte visant à empêcher la Russie de se servir de l’énergie pour nuire à l’Ukraine.

C’était l’un des dossiers qui compliquait le plus les relations entre les Etats-Unis et l’Allemagne ces dernières années. Après plusieurs mois d’âpres négociations, Washington et Berlin ont annoncé, mercredi 21 juillet, avoir trouvé un accord au sujet du gazoduc Nord Stream 2, qui doit acheminer du gaz russe en Allemagne en passant par la mer Baltique.
En pratique, l’accord va permettre l’achèvement du chantier, terminé à 98 %, mais retardé par les sanctions imposées par les Etats-Unis contre plusieurs entreprises impliquées dans le projet. En échange de la levée des sanctions, réclamée par l’Allemagne, le président américain, Joe Biden, a négocié avec Berlin un accord visant à empêcher la Russie de se servir de l’énergie pour nuire à l’Ukraine.
« Si la Russie devait tenter d’utiliser l’énergie comme une arme ou commettre d’autres actes agressifs à l’égard de l’Ukraine, l’Allemagne prendra des mesures au niveau national, et fera pression pour des mesures efficaces au niveau européen, y compris des sanctions, pour limiter les capacités d’exportation russes vers l’Europe dans le secteur énergétique », est-il écrit dans le communiqué.
Par ailleurs, Berlin et Washington s’engagent à ce que le gaz russe continue de « transiter par l’Ukraine après 2024 », échéance actuellement prévue dans un accord avec la Moscou. « L’Allemagne s’engage à utiliser tous ses moyens de pression pour faciliter une extension [de cet accord] pouvant aller jusqu’à dix ans supplémentaires », indique l’accord, qui précise que Berlin va nommer un « émissaire spécial » chargé de ces négociations d’ici au 1er septembre. Pour Kiev, il s’agit là d’une source importante de revenus : en 2019, 40 % des 199 milliards de mètres cubes de gaz naturel fourni à l’Europe par le géant russe Gazprom avait transité par le territoire ukrainien.
(source: Le Monde)
Gazprom, un «État dans l’État» au cœur du régime installé par le président de la Russie dès son arrivée au pouvoir
RÉCIT – Ce groupe tentaculaire, employant plus de 400.000 personnes, étend, au-delà de son «cœur de métier», ses activités protéiformes de l’industrie au sport, du pétrole à la banque et aux médias.

Lénine résumait le communisme à une addition, «les soviets plus l’électricité». Actualisée, la formule – lapidaire et donc forcément caricaturale – serait aujourd’hui : «Le pouvoir en Russie, c’est Poutine plus le gaz.» Le gaz, ou plus exactement Gazprom, groupe tentaculaire employant plus de 400.000 personnes et qui, au-delà de son «cœur de métier» étend ses activités protéiformes de l’industrie au sport, du pétrole à la banque et aux médias. Un véritable «État dans l’État», dont Vladimir Poutine, sitôt nommé premier ministre par Boris Eltsine, en août 1999, a entrepris de faire la clé de voûte de son pouvoir. Ce géant économique – deuxième groupe russe derrière le pétrolier Rosneft – demeure jusqu’à aujourd’hui un socle pour la politique intérieure et extérieure du Kremlin – vis-à-vis de la Chine, par exemple.