Herzog
Manifestation de masse à la Knesset à 14h annoncée par les leaders des protestations

Les leaders des protestations annoncent qu’une manifestation de masse aura lieu aujourd’hui à 14 heures devant la Knesset.
« Nous n’accepterons aucun compromis qui porte atteinte à l’indépendance de la Cour suprême », ont-ils déclaré.
Le mouvement qui chapeaute un certain nombre de groupes de protestation demande également la réintégration immédiate de Yoav Gallant, limogé hier par le Premier ministre Benjamin Netanyahu après que ce dernier a déclaré que la refonte du système judiciaire était préjudiciable à la sécurité nationale.
Des bus ont été mis en place pour acheminer les manifestants de tout le pays.
Depuis près de trois mois, des manifestations de masse hebdomadaires ont lieu contre le projet de loi, et une vague croissante d’objections a été soulevée par des personnalités publiques de premier plan, dont le président, des juristes, des chefs d’entreprise et bien d’autres encore.
Selon les opposants à la réforme, le projet de loi sur les nominations judiciaires, qui doit être présenté aujourd’hui, constitue une ligne rouge qui risque de politiser la Cour, de supprimer des contrôles essentiels du pouvoir gouvernemental et de porter gravement atteinte au caractère démocratique d’Israël.
(source: fr.timesofisrael.com)
Herzog appelle à arrêter « immédiatement » la réforme judiciaire
« La nation entière est en proie à une profonde inquiétude. Notre sécurité, notre économie et notre société sont toutes menacées », a mis en garde le président
Refonte judiciaire – Israël : de grands entrepreneurs soutiennent Herzog
Le président a rencontré 30 dirigeants qui exhortent le gouvernement à interrompre les procédures législatives et à entamer un dialogue pour trouver un compromis

Les dirigeants de quatre grandes organisations de fabricants et d’entreprises ont réitéré mardi leur appel public à l’ouverture d’un dialogue en vue d’un accord de compromis sur la refonte du système judiciaire prévue par le gouvernement et ont mis en garde contre les dommages sociaux et économiques déjà infligés.
Des annonces dans les journaux, signées par les dirigeants de l’Association des fabricants d’Israël, de la Fédération des chambres de commerce israéliennes, de l’Association des constructeurs d’Israël et de l’Association israélienne des hautes technologies, ont exhorté les partisans et les opposants aux changements judiciaires proposés à s’asseoir et à travailler en vue d’un compromis, comme l’a préconisé le président Isaac Herzog.
« Nous soutenons pleinement l’initiative du président. La politique attendra, l’unité du peuple passe avant tout. Asseyez-vous, discutez et mettez-vous d’accord », ont écrit les organisations dans les annonces, dont le titre est « Le leadership exige du courage ».
La semaine dernière, les fabricants et les industriels ont lancé un appel similaire dans des annonces publiées dans la presse. Herzog, qui a été la figure de proue des efforts visant à faire avancer un accord de compromis, a déclaré lundi qu’il consacrait tout son temps à la recherche d’une solution à la crise de la refonte judiciaire, estimant que la situation constituait une crise constitutionnelle et sociale « très grave ». Mardi, Herzog a rencontré 30 entrepreneurs et dirigeants d’entreprise pour discuter des répercussions de la proposition de refonte judiciaire sur l’économie et sur les activités commerciales en Israël et à l’étranger.
Bien que la coalition ait indiqué qu’elle était ouverte au dialogue sur cette restructuration, elle a refusé de ralentir le processus législatif. La Knesset a fait avancer mardi matin une législation déterminante qui permettra d’assortir les lois d’une dite clause « dérogatoire », une clause qui interdira à la Haute cour de les réexaminer. Ce projet de loi devra encore faire l’objet de deux votes à la Knesset pour devenir une loi.
S’il est adopté comme prévu, le texte de lois proposé placerait le pouvoir judiciaire largement sous contrôle politique, empêchant presque totalement la Haute Cour de justice de freiner l’exécutif et le législatif, et donnant un pouvoir quasi illimité à la majorité au pouvoir. La coalition a déclaré qu’elle cherchait à mettre en œuvre toutes ses réformes radicales avant que la Knesset ne s’arrête pour Pessah, dans un peu plus de deux semaines.

« Notre préoccupation pour le sort de l’État et de l’économie israélienne est réelle et nous avons donc ressenti le besoin d’agir », a déclaré Ron Tomer, président de l’Association des fabricants d’Israël, mardi. « Nous n’avons qu’un seul État et nous devons le préserver, ainsi que l’unité du peuple – c’est cette unité qui a fait la force et la résistance de la société et de l’économie israéliennes. »
« La rupture de notre unité nous fera du tort à tous », a averti Tomer.
‘I’ve done it’: Netanyahu announces his 6th government, Israel’s most hardline ever
7 weeks after elections and minutes before deadline, Likud head tells president he’s mustered a majority; right-religious coalition set to expand settlements, constrain judiciary

Benjamin Netanyahu informed President Isaac Herzog late on Wednesday that he has come to agreements with his coalition partners to form Israel’s 37th government, delivering a promise of right-wing and religious-led political stability seven weeks after the country’s fifth election since 2019 and minutes before the expiration of his mandate to form the next government.
In line with Israeli law, Netanyahu was also set to inform Knesset Speaker Yariv Levin, who will announce the development during Monday’s legislative session. After that, Netanyahu will have seven days to swear in his government, although party sources say it is likely to happen before the January 2 deadline.
The negotiations between Netanyahu and his far-right and ultra-Orthodox partners came down to the wire, with the Otzma Yehudit party saying an hour before the deadline it was still locked in negotiations with Netanyahu’s Likud and it “wasn’t clear” if the two sides would reach an agreement.
En Allemagne, Herzog dit que l’Iran n’est pas « éligible » à un accord nucléaire
Dans un discours prononcé au Bundestag, le président a demandé aux députés réunis d’empêcher la république islamique, qui a juré de détruire Israël, de se doter de l’arme atomique

Le président Isaac Herzog a émis un appel urgent en direction de tous les députés allemands et aussi en direction des leaders mondiaux, les pressant d’empêcher l’Iran de se doter une bombe nucléaire, pendant un discours prononcé devant le Parlement allemand, mardi, alors qu’il se prépare à conclure une visite d’État.
Dans ce discours, Herzog a mis en garde « contre les forces obscures de la haine, des forces qui sont dirigées par l’Iran » qui menacent Israël et la stabilité au Moyen-Orient. Il a demandé à la communauté internationale de se placer « du bon côté de l’Histoire ».
« La possession d’armes de destruction massive par un État-membre des Nations unies qui appelle au quotidien à l’élimination d’un autre État-membre est tout simplement inconcevable. Les menaces et les efforts livrés pour annihiler Israël sont inconcevables », a-t-il dit.
Herzog a ajouté qu’un pays qui menace Israël et qui nie la Shoah « n’est pas en droit d’exiger de concessions quelles que soient les circonstances » et il a souligné le droit à l’auto-défense d’Israël.
L’Allemagne est l’une des puissances mondiales qui négocient actuellement la remise en vigueur de l’accord de 2015 qui avait été conclu avec l’Iran – un accord qui devrait probablement être signé dans les prochaines semaines malgré des désaccords persistants entre Téhéran et Washington.
Le président était parti dimanche pour l’Allemagne et il a assisté, lundi, à la cérémonie de commémoration du 50e anniversaire du massacre des Jeux Olympiques de Munich, en 1972 – une cérémonie qu’il a dirigée aux côtés de son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Sa présence lors de cette cérémonie officielle était restée incertaine jusqu’à la dernière minute dans un contexte de conflit entre les membres des familles des onze victimes israéliennes de l’attentat de 1972, qui réclamaient une indemnisation suite à la tragédie, et le gouvernement allemand. Un accord entre les deux parties a finalement été conclu la semaine dernière, après la menace brandie par les proches des victimes qui avaient fait savoir qu’ils boycotteraient la commémoration.
L’accord conclu mercredi dernier prévoit que Berlin versera la somme de 28 millions d’euros en indemnisation. Et, pour la première fois, l’État allemand a reconnu sa « responsabilité » pour les failles qui avaient entraîné la mort des Israéliens.
Au mois de septembre 1972, des membres de l’organisation terroriste palestinienne Septembre Noir étaient entrés dans le village olympique et ils avaient pris en otage la délégation israélienne, tuant deux personnes et en capturant neuf. Au terme d’une tentative manquée de sauvetage, onze athlètes et responsables palestiniens avaient perdu la vie – ainsi qu’un policier allemand.
Herzog a qualifié le massacre de « déchaînement meurtrier nauséabond » et il a remercié les dirigeants allemands pour leurs efforts livrés en faveur de la conclusion de l’accord d’indemnisation.
Dans ses propos tenus devant le Bundestag, il a noté que les Accords d’Abraham – un accord de paix régional – en 2020 avait permis à Israël de tisser des liens croissants et d’être à l’origine d’une prospérité nouvelle au Moyen-Orient.
Cet accord a établi des relations diplomatiques pleines et entières entre Israël, d’une part, et les Émirats arabes Unis, Bahreïn et le Maroc, d’autre part, lançant également un processus de normalisation avec le Soudan.

Après le rétablissement des relations avec Ankara, Herzog (Israël) espère « aller plus loin »
Lors d’un échange téléphonique, le président turc a remercié Herzog pour sa « contribution majeure » au rétablissement des relations bilatérales

Le président Isaac Herzog et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan se sont entretenus par téléphone, vendredi, quelques jours après l’annonce du rétablissement de relations diplomatiques complètes, après des années pour le moins tendues.
Les dirigeants ont évoqué l’accréditation des ambassadeurs et la reprise des vols israéliens vers la Turquie, selon un communiqué publié par le cabinet du président.
Herzog a également félicité Erdogan pour sa médiation entre Moscou et Kiev, soulignant sa « contribution essentielle » à l’accord pour l’exportation du blé ukrainien et ses récentes rencontres avec le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Erdogan, à son tour, a remercié le président Herzog pour sa « contribution majeure » au rétablissement des relations bilatérales, selon le compte-rendu des autorités israéliennes.
Après cet échange téléphonique, Herzog a publié sur Twitter une photo d’Erdogan et lui, prise lors de son voyage à Ankara en mars dernier, exprimant son souhait « d’aller plus loin ».
Depuis sa prise de fonctions, Herzog a joué un rôle diplomatique actif dans les relations d’Israël avec la Turquie.

En annonçant la reprise de relations diplomatiques complètes, mercredi, le cabinet du Premier ministre Yair Lapid en a grandement crédité Herzog.
« Le rétablissement des relations diplomatiques s’inscrit dans la continuité des efforts déployés tout au long de l’année écoulée, de la visite diplomatique du président Herzog à Ankara à celle des ministres des Affaires étrangères à Jérusalem et Ankara », indique le communiqué.
Le président d’Israël Isaac Herzog reçu par Recep Erdogan à Ankara pour « relancer les relations »
Herzog à Ankara : une « visite importante », un « tournant », selon Erdogan.
Le président israélien a été accueilli par son homologue turc et une garde d’honneur, alors qu’un groupe jouait l’hymne israélien pour la première fois depuis 2008
ANKARA – Le président Isaac Herzog a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan mercredi après-midi, peu après avoir atterri à Ankara pour une visite historique d’une durée de 24 heures.
Erdogan a déclaré qu’il croyait que « cette visite historique sera un tournant dans les relations entre la Turquie et Israël. Le renforcement des relations avec l’État d’Israël a une grande valeur pour notre pays. »
Il a précisé que la réunion avec Herzog comprenait une discussion sur les événements en Ukraine et en Méditerranée orientale et a déclaré qu’il estimait que « la période à venir apportera de nouvelles opportunités pour la coopération régionale et bilatérale ».

Le dirigeant turc a exprimé l’espoir que « cette visite importante, qui a lieu après si longtemps, offrira une ouverture pour de futures opportunités conjointes ».
Erdogan a poursuivi en qualifiant l’antisémitisme de « crime contre l’humanité ». Il a également affirmé« les crimes de haine continuent de se produire partout dans le monde et nous continuerons à lutter contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie ».
S’exprimant après Erdogan, Herzog a remercié le président turc pour son accueil chaleureux et a ouvert son discours en disant en turc : « Ma femme et moi sommes très heureux d’être en Turquie en tant qu’invités ».