israël
Avant de rencontrer le Meretz, Mahmoud Abbas appelle des parents de terroristes
Ces entretiens ont eu lieu avant une rencontre avec les ministres issus de la formation pacifiste dimanche ; l’opposition israélienne s’insurge contre ces discussions à Ramallah.

Avant une rencontre organisée avec les ministres issus du parti du Meretz dans la journée de dimanche, le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas s’est entretenu avec les parents de deux Palestiniens qui ont été tués récemment alors qu’ils commettaient des attentats à l’encontre des forces israéliennes de sécurité.
L’agence de presse officielle palestinienne, Wafa, a fait savoir qu’Abbas avait appelé le père d’Israa Khuzaimia qui, selon la police, aurait été abattue jeudi dernier alors qu’elle tentait de poignarder des policiers dans la Vieille Ville de Jérusalem. Abbas a présenté ses condoléances suite à la mort de Khuzaimia, 30 ans, qui était mère de quatre enfants.
Abbas s’est aussi entretenu avec le père d’Alaa Nassar Shafik Zayoud, membre du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, qui a été tué jeudi après avoir ouvert le feu sur des soldats et sur des agents de la police des frontières à Kfar Bourkin, à proximité de Jénine, en Cisjordanie.
Israël : Yaïr Lapid propose un plan de développement pour la bande de Gaza
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, a dévoilé dimanche un plan visant à « améliorer » les conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza en échange d’un engagement au « calme » du mouvement Hamas. Un projet qui doit encore être approuvé par le gouvernement de coalition israélien.
Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid a présenté, dimanche 12 septembre, un projet visant à « améliorer » les conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza en échange d’un engagement au « calme » du mouvement Hamas au pouvoir dans cette enclave paupérisée.
« Pendant trop longtemps, les seules deux options étaient conquérir Gaza ou des violences sans fin. Or ce sont deux mauvaises options », a déclaré Yaïr Lapid en présentant son initiative nommée « l’économie en échange de la sécurité » lors d’une conférence sur la sécurité à Jérusalem.
Plus concrètement, il propose un plan en deux temps, sans toutefois passer par des négociations directes avec le Hamas, le mouvement islamiste considéré comme « terroriste » par Israël.
Dans une première phase, « les lignes électriques seraient réparées, le gaz connecté et une usine de dessalement d’eau construite » à Gaza, territoire sous blocus israélien depuis plus de 15 ans qui compte en moyenne 12 heures d’électricité par jour et peu d’eau potable.
En échange, les dirigeants du Hamas devraient s’engager à un « calme de longue durée », a ajouté le ministre, précisant qu’en cas de violences, la réplique d’Israël serait « plus forte que par le passé ».
Dans un second temps, un port et un « lien » routier seraient construits entre la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée, où siège l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, deux territoires séparés géographiquement par le territoire israélien.
Ce plan, qui doit encore être approuvé par le gouvernement de coalition israélien, ne vise pas à régler le conflit israélo-palestinien, mais à « agir dès maintenant » pour « améliorer » les conditions de vie dans la bande de Gaza et à « créer de meilleures conditions pour de futurs pourparlers », a fait valoir Yaïr Lapid.
La reconstruction en attente
Israël et le Hamas se sont livré quatre guerres depuis 2008, la dernière en mai ayant fait 260 morts à Gaza et 13 en Israël.
Netanyahu at War (full documentary)
An inside look at Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s political rise and his combative relationship with past U.S. presidents.
Israël, la Géorgie et les communautés juives respectives
À l’occasion du 30e anniversaire de l’indépendance de son pays, Lasha Zhvania affirme que les Géorgiens n’ont jamais renoncé à revendiquer des sites clés de Jérusalem.

« Le patrimoine culturel géorgien en Terre sainte est en danger », a averti l’ambassadeur de la Géorgie en Israël, Lasha Zhvania.
L’idée que la Géorgie, un petit pays peu peuplé, situé dans les montagnes du Caucase entre les puissants voisins, que sont la Russie et la Turquie, ait une histoire significative en Israël peut en surprendre certains. Jérusalem est célèbre pour ses sanctuaires catholiques, orthodoxes grecs et arméniens, et aujourd’hui, on ne trouve pas une seule église géorgienne dans tout Israël.
Mais pendant des centaines d’années, les Géorgiens ont été une force omniprésente, voire dominante, parmi les chrétiens de Terre Sainte. Les moines et les princes géorgiens ont construit des dizaines d’églises et détenaient certains des sites les plus sacrés du christianisme.
À mesure que le pouvoir politique de la Géorgie s’est affaibli, son emprise sur les sanctuaires de Terre Sainte, s’est relâchée et, à l’époque ottomane, tous ses monastères et églises étaient aux mains de communautés plus puissantes. Les inscriptions et les fresques géorgiennes anciennes ont été négligées et même vandalisées, un processus qui s’est poursuivi jusqu’à l’époque moderne.
S’adressant au Times of Israël pour marquer le trentième anniversaire de l’indépendance de la Géorgie le 26 mai, Zhvania a souligné le long héritage de la Géorgie en Israël et en particulier à Jérusalem. Bien que cet héritage ait été occulté au fil des siècles, par des églises rivales et des États plus puissants, il reste optimiste et pense que les revendications géorgiennes seront un jour reconnues.
« Il y a une sorte de poussière sur cette histoire. Mais cette poussière peut être enlevée très facilement. »

Quarante églises perdues
Les Géorgiens et les Juifs sont entrés en contact étroit il y a des milliers d’années.
Selon la tradition géorgienne, les premiers Juifs ont migré vers la région du Caucase à la suite de la destruction du Premier temple de Jérusalem par les Babyloniens en 586 avant l’ère commune. Des sources écrites géorgiennes font état de vagues ultérieures de Juifs de Judée vers la Géorgie, toutes deux tombées sous la domination romaine, au cours des premiers siècles avant et après l’ère commune.
Les Juifs de la ville géorgienne de Mtshketa, auraient apporté en Géorgie (une des versions de) la robe sans couture, que Jésus portait lors de sa crucifixion, où elle se trouve aujourd’hui dans la vénérable cathédrale de Svetitskhoveli.
Une fois le christianisme implanté dans la région, les Géorgiens ont pris la direction opposée.

La tradition géorgienne fait remonter la conversion au christianisme, de l’ancien royaume géorgien de Kartli au 4e siècle. Une femme originaire de Cappadoce, nommée Nino – qui, selon certains, venait de Jérusalem – a commencé à prêcher dans le royaume vers l’an 320. Après avoir initialement persécuté les chrétiens, y compris sa femme, le roi païen Mirian III a été témoin d’un miracle, puis s’est converti, déclarant le christianisme religion officielle de l’État.
La Géorgie est la deuxième nation à se convertir au christianisme après l’Arménie, et les Géorgiens s’intéressent de près à la Terre Sainte.
Après l’attaque d’un pétrolier au large d’Oman, Israël veut porter l’affaire devant l’ONU
Le 29 juillet dernier, un pétrolier d’un affréteur israélien a été attaqué par des drones, causant la mort de deux membres de l’équipage. Israël accuse l’Iran et veut porter l’affaire devant l’ONU.
Israël a appelé à une action internationale contre l’Iran après une attaque meurtrière menée en mer d’Oman contre un pétrolier géré par un milliardaire israélien, accusant Téhéran de «terrorisme».
L’armateur Zodiac Maritime, propriété de l’Israélien Eyal Ofer, avait annoncé le 30 juillet «la mort de deux membres de l’équipage : un ressortissant roumain et un ressortissant britannique» lors d’un incident à bord du M/T Mercer Street, signalé, selon le site des opérations maritimes UKMTO, le 29 juillet.
L’armée américaine a dit avoir répondu à un appel de détresse, précisant que des forces s’étaient rendues sur place et avaient pu voir des preuves d’une attaque. Les premières constatations «indiquent clairement» une attaque de type drone.
L’attaque n’a pas été revendiquée mais la société Dryad Global, spécialisée dans la sécurité maritime, a évoqué de nouvelles «représailles dans la guerre de l’ombre que se livrent les deux puissances» ennemies, en référence à l’Iran et Israël. Israël dénonce l’Iran «J’ai donné des consignes aux ambassades à Washington, Londres et l’ONU pour qu’elles œuvrent auprès de leurs interlocuteurs gouvernementaux et des délégations compétentes au siège de l’ONU à New York», a indiqué le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, le 30 juillet sur Twitter.
Israël dénonce l’Iran
«J’ai donné des consignes aux ambassades à Washington, Londres et l’ONU pour qu’elles œuvrent auprès de leurs interlocuteurs gouvernementaux et des délégations compétentes au siège de l’ONU à New York», a indiqué le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, le 30 juillet sur Twitter.
Yair Lapid a dit avoir parlé avec son homologue britannique Dominic Raab de «la nécessité d’une réponse sévère à l’attaque dans laquelle un citoyen britannique a été tué».
L’Afrique du Sud « consternée » par la nomination d’Israël en observateur à l’UA
L’Union africaine a accordé la semaine dernière à Israël le statut d’observateur, qu’il réclamait depuis des années – une victoire diplomatique pour l’État hébreu.

L’Afrique du Sud a dénoncé mercredi la décision « unilatérale » prise la semaine dernière par la Commission de l’Union africaine (UA) d’accorder à Israël un statut d’observateur au sein de l’organisation panafricaine.
Dans une déclaration sans équivoque, Pretoria, qui a assuré l’année dernière la présidence tournante de l’UA, s’est dite « consternée par la décision injuste et injustifiée de la Commission de l’UA d’accorder à Israël le statut d’observateur au sein de l’Union africaine ».
La Commission de l’UA a pris cette « décision unilatéralement sans » consulter ses membres, selon le ministère sud-africain des Affaires étrangères, qui l’a qualifiée « d’inexplicable » et « incompréhensible ».
L’UA a accordé la semaine dernière à Israël le statut d’observateur, qu’il réclamait depuis des années. Une victoire diplomatique pour l’État hébreu qui, selon les deux parties, devrait notamment permettre à Israël d’aider le continent à lutter contre la pandémie de COVID-19 et le terrorisme.
« La décision d’accorder à Israël le statut d’observateur est encore plus choquante en cette année où le peuple opprimé de Palestine a été persécuté par des bombardements destructeurs et la poursuite de la colonisation illégale sur ses terres », a ajouté le ministère.
L’Afrique du Sud soutient la cause palestinienne avec des relations diplomatiques officielles établies en 1995, un an après la fin de l’apartheid. Elle a dégradé son ambassade en simple bureau de liaison à Tel Aviv en 2019.
La « Palestine » a déjà le statut d’observateur à l’UA, où elle compte d’importants soutiens.
L’Afrique du Sud compte demander à Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, de s’expliquer sur cette décision, et espère que la question sera discutée entre chefs d’État et de gouvernement.
« L’Afrique du Sud est fermement convaincue que tant qu’Israël n’est pas disposé à négocier un plan de paix sans conditions préalables, il ne devrait pas avoir le statut d’observateur » au sein de l’UA, a-t-elle déclaré.
(source: huffingtonpost.fr)
Lapid est à Bibi ce que Josué fut à Moïse : Il mène Israël-EAU en Terre promise
Lors de sa première visite officielle de ministre des Affaires étrangères, il a charmé ses hôtes et ouvert la voie vers de nouveaux accords, bloqués par la mégalomanie de Netanyahu.

DUBAÏ, Émirats arabes unis — Le samedi 19 juin, alors que le nouveau gouvernement Yair Lapid / Naftali Bennett terminait sa première semaine au pouvoir, dans les synagogues du monde entier les Juifs ont lu la partie de la Torah qui décrit Moïse frappant un rocher dans le désert pour en extraire de l’eau, au lieu de lui parler comme Dieu l’avait commandé.
En guise de punition, Moïse – le chef qui a conduit les Hébreux à la liberté et les a maintenus unis pendant quarante longues années dans le désert – n’a pas été autorisé à entrer en terre de Canaan. Au lieu de cela, un nouveau chef, avec un nouveau style, Josué, reprit là où Moïse s’était arrêté et mena le peuple en Terre promise.
Au cours de ses deux jours de visite aux Émirats arabes unis – la première visite officielle d’un ministre israélien dans l’État du Golfe – Lapid a cherché à faire ce que Netanyahu n’avait pas pu faire.
À Tel-Aviv, des milliers de personnes fêtent le départ du pouvoir de Netanyahu
Des célébrations se sont déroulées sur l’emblématique place Rabin, lieu de contestation du pouvoir depuis plus d’un an.

ISRAËL – Des milliers de personnes se sont rassemblées ce dimanche 13 juin dans la soirée pour fêter le départ du Premier ministre Benjamin Netanyahu, au pouvoir pendant plus d’une décennie.
Une foule en liesse a envahi la place Rabin, dans le centre de Tel-Aviv, pour célébrer le changement de gouvernement, entériné par le Parlement par une courte majorité de 60 députés pour la nouvelle coalition, et 59 contre.
En remportant le vote de la Knesset, le gouvernement hétéroclite mené par l’ultra-droitier Naftali Bennett met fin à 15 ans de pouvoir de Benjamin Netanyahu ainsi qu’à une crise politique de plus de deux ans, qui a amené quatre fois les Israéliens aux urnes.
Sur l’emblématique place Rabin, où les adversaires de Benjamin Netanyahu ont inlassablement appelé à sa démission tous les samedis depuis plus d’un an, la musique est à plein volume.
Sur cette même place, où l’ancien Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin a été assassiné en 1995 par un extrémiste juif, un canon envoie de la mousse sur une foule noyée sous une nuée de drapeaux israéliens.
À Tel-Aviv la libérale, le départ de Benjamin Netanyahu est vécu comme un moment “historique”, dit Chen Nevo, qui travaille dans le marketing.
“Je suis un peu sous le choc”, confesse celle qui est venue sur la place avec ses enfants en bas âge, malgré l’heure tardive. “Ils sont supposés dormir, mais nous avons attendu ce moment si longtemps!”.
“Dégage”
Mais dans les célébrations des habitants de Tel-Aviv, ville où est concentrée la jeunesse libérale et de gauche du pays, pointe déjà aussi la crainte d’un lendemain qui déchante.
Le nouveau Premier ministre Naftali Bennett est le héraut de la droite radicale, proche des religieux, des colons et le nouveau gouvernement, qui inclue deux partis de gauche, met en bonne place des partis de droite. Lire la suite »
La relance du débat sur « l’apartheid » en Israël
La mise en garde de Jean-Yves Le Drian sur « le risque fort d’apartheid » en Israël fait suite à la dénonciation de « crimes d’apartheid » par des organisations de défense des droits humains, relançant un débat houleux.

Le chef de la diplomatie française a, le 23 mai, mis en garde contre un « risque fort d’apartheid » en cas d’abandon de la solution à deux Etats entre Israël et la Palestine, précisant que, en ce cas, « on aurait alors les ingrédients d’un apartheid qui durerait longtemps ». Dès 2006, Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis et artisan, en 1979, de la première paix israélo-arabe (entre Israël et l’Egypte), publiait un livre au titre provocateur: « Palestine, la paix, pas l’apartheid ». En écho du « camp de la paix » en Israël, il argumentait qu’Israël ne pouvait rester un Etat à la fois juif et démocratique si se perpétuait l’occupation des territoires palestiniens: soit la population de ces territoires accédait aux mêmes droits que les Israéliens, dont l’Etat ne serait plus fondamentalement juif; soit elle serait exclue de ces droits, compromettant le caractère démocratique d’Israël.
LA DENONCIATION DES « CRIMES D’APARTHEID »
Ce débat, aussi ancien donc que l’impasse, depuis deux décennies, du processus de paix, a été relancé par la publication de deux rapports d’organisations de défense des droits humains, B’Tselem en Israël en janvier 2021, puis Human Rights Watch (HRW) aux Etats-Unis, trois mois plus tard. Pour B’Tselem, le « régime de suprématie juive entre le Jourdain et la Méditerranée » est de l’ordre de « l’apartheid », car il repose sur des droits garantis à la population juive sur l’ensemble de cet espace, alors que la population arabe ressort de quatre statuts différents suivant son lieu de résidence.