Italie

Le président chinois s’est rendu à Monaco, avant une visite en France

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Le président chinois et son épouse ont été reçus par le couple Macron pour un dîner privé, à la Villa Kérylos, un site somptueux surplombant la Méditerranée, à quelques kilomètres de Nice.

L’Italie et la Chine ont signé ce samedi un protocole d’accord prévoyant l’entrée de l’Italie dans les « nouvelles routes de la soie ». Il s’agit d’un méga-projet d’infrastructures maritimes et terrestres, initié par la Chine, pour favoriser les échanges entre l’Asie et l’Europe.

La cérémonie de signatures s’est tenue à Rome en présence du président chinois Xi Jinping et son hôte, le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

Ces accords économiques s’élèveraient à près de 20 milliards d’euros, d’après des sources gouvernementales italiennes.

Concrètement, cela porte par exemple sur des travaux d’aménagement dans les ports italiens de Gênes et de Trieste.

Carte du Mega-projet OBOR (One Belt One Road)

Macron invite les Italiens à «réinventer le rêve européen»

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Le chef de l’État, invité dimanche soir de la télévision italienne, a dédramatisé les tensions entre Paris et Rome. Il a appelé à «une Europe plus unie, tout en respectant l’identité des peuples».

«Je crois qu’entre nos deux pays, il y a le cœur, l’amitié, l’amour… Tout ce qui nous permet d’aller au-delà des malentendus, pour l’Europe et pour nous».

Car l’heure est grave: l’Europe vit aujourd’hui une des plus fortes crises qui la menace dans son unité. «On a cru, dit-il, que la chute du mur de Berlin annonçait la fin de l’histoire et du tragique. Or, avec les flux migratoires, des tensions sont réapparues de façon très violente.

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Dégradation, à toute vitesse, des relations franco-italiennes

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«Le peuple italien mérite des dirigeants à la hauteur de son histoire». En France, le président Macron a ainsi répondu aux multiples provocations des deux hommes forts du gouvernement italien: Matteo Salvini, chef de la Ligue, le qualifiant «de très mauvais président» tandis que Luigi di Maio du Mouvement 5 étoiles manifestait son soutien aux gilets jaunes ce mardi en banlieue parisienne. Retour sur des mois d’échanges vif entre la France et l’Italie.
Le président français Emmanuel Macron (à g.) et le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte (à dr.), lors d’un sommet de l’UE à Chypre le 29 janvier 2019 (AFP or licensors)

Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

Quand le complexe d’infériorité des uns rencontre le complexe de supériorité des autres. Alors que les Français restent fascinés par la chaleur et la débrouillardise de leurs voisins du Sud, terre privilégiée de leurs vacances, les Italiens regardent avec envie la France, son état fort et surtout fonctionnel, avec un léger ressentiment vis-à-vis de leur histoire commune : «Ils nous ont volé la Joconde et Nice»…Une vieille rengaine.

Mais les échanges entre les deux alliés européens se sont envenimés avec l’arrivée au pouvoir de la coalition italienne, composée du Mouvement 5 étoiles qui remporta les dernières élections législatives de mars 2018 avec 33% des votes contre 16% pour La Ligue, son partenaire d’extrême droite.

Le premier a avoir dégainé est le président français. Emmanuel Macron dénonçait en juin «le cynisme» et «l’irresponsabilité» du gouvernement italien après la fermeture des ports de la péninsule aux navires humanitaires. L’Italie, abandonnée par ses partenaires européens face à l’afflux de migrants arrivant sur ses côtes, n’a pas supporté qu’on lui fasse «la leçon». Le ministre italien de l’Intérieur a immédiatement exigé des excuses.

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L’Italie a posé son veto à la reconnaissance de Juan Guaidó par l’UE

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Le gouvernement italien a annoncé qu’il avait posé son veto sur la reconnaissance du président par intérim du Venezuela, Juan Guaidó, par l’Union européenne, lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères, le 31 janvier 2019 en Roumanie.

Cependant, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Autriche, la Suède, le Danemark, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Portugal ne tenant pas compte de ce veto, ont successivement reconnu la légitimité de Juan Guaidó.

Lors des élections législatives 2015, l’opposition au président Maduro a emporté une large majorité à l’Assemblée nationale. Toutefois, lors de l’élection présidentielle de 2018, c’est à nouveau Nicolas Maduro qui a gagné. Il s’en suit une double légitimité qui n’a aucune solution constitutionnelle.

Venezuela: la crise migratoire expliquée en chiffres

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Le Venezuela connaît une grave crise économique depuis 2014. Hyperinflation, pénuries, instabilité politique… Face à ces difficultés, des milliers de Vénézuéliens quittent chaque jour le pays, en bus, en voiture ou à pied. En quatre ans, 2,3 millions de personnes ont ainsi choisi l’exil. Cela représente 7 % de la population du pays. Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés, c’est l’un des mouvements de population les plus massifs de l’histoire de l’Amérique latine. Où vont tous ces migrants ? Quelles difficultés cela pose-t-il pour les pays frontaliers ? Explications en chiffres.


Migrants. Face à l’Europe, l’Italie passe aux menaces

Le 23, à la veille de la réunion européenne, Luigi Di Maio, vice-Premier ministre et chef du Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), a lancé un ultimatum :

« Si cette réunion ne débouche sur aucune solution concernant le ‘Diciotti’ et la répartition des migrants, le M5S et moi-même ne serons plus disposés à verser 20 milliards d’euros par an à l’Union européenne.”

Comme le constate La Stampa, cette déclaration était à la fois une menace à l’encontre de l’UE et une clarification de la ligne de son parti, allié au gouvernement de la Ligue (extrême droite), qui lui fait décidément beaucoup d’ombre.

“Maintenant ça suffit”

Mais pour La Repubblica, l’attitude du gouvernement vis-à-vis du cas Diciotti et de l’UE est gravissime. “Il n’existe aucune loi qui permette au chef de la Ligue [Matteo Salvini] de séquestrer non seulement des migrants – fussent-ils clandestins [comme il le proclame] – mais aussi l’équipage des gardes-côtes. Il s’agit d’un bateau italien, avec des militaires italiens, dans un port italien.”

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Malte refuse de recevoir un navire avec 629 migrants

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Malte a confirmé dimanche son refus de recevoir comme le lui demandait l’Italie un navire d’une ONG française transportant plus de 600 migrants recueillis en Méditerranée.

Le Premier ministre maltais Joseph Muscat s’est entretenu au téléphone à ce sujet avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte et a affirmé « que Malte agit en pleine conformité avec ses obligations internationales », a annoncé dans un communiqué le gouvernement maltais. « Malte ne recevra pas le navire en question dans ces ports », indique le communiqué.

Malte réagissait à la demande présentée dimanche par le gouvernement italien dans un communiqué conjoint du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini et du ministre des Infrastructures et des Transports Danilo Toninelli, responsable de la surveillance des côtes italiennes.

Malte, déclarait le communiqué italien, « ne peut pas continuer à regarder ailleurs lorsqu’il s’agit de respecter des conventions internationales précises sur la protection de la vie humaine ». « C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de La Valette (la capitale de l’île de Malte, ndlr) de recevoir l’Aquarius afin de fournir une première aide aux migrants qui sont à bord ».

L’Aquarius, un navire de l’ONG française SOS Méditerranée, a recueilli 629 migrants au cours de six opérations distinctes en Méditerranée dans la nuit de samedi à dimanche.

Un porte-parole maltais a déclaré que les sauvetages en question avaient eu lieu dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne et dépendaient du centre de coordination des secours de Rome. Le navire se trouvait dans la nuit de dimanche à lundi entre Malte et la Sicile et attendait de pouvoir débarquer les migrants dans un port.

Enfants et femmes enceintes – L’Espagne accepte de les accueillir dans le port de Valence

L’ONG française a précisé que parmi ces migrants se trouvaient 123 mineurs isolés, 11 petits enfants et sept femmes enceintes.

L’Espagne va accueillir le navire transportant les 629 migrants secourus au large de la Libye, et dont le sort était l’enjeu d’un bras de fer entre Malte et l’Italie, a annoncé lundi le gouvernement de Pedro Sanchez.

«Il est de notre obligation d’aider à éviter une catastrophe humanitaire et d’offrir un port sûr à ces personnes», indique un communiqué de la présidence du gouvernement, précisant que le port de Valence (est) avait été choisi comme destination de l’Aquarius.

Italie: les relations entre le nouveau gouvernement et l’UE s’annoncent tendues

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L’Italie a un gouvernement après le plus long blocage de son histoire. Le président italien a finalement chargé une nouvelle fois le juriste Giuseppe Conte de former un gouvernement avec les populistes du Mouvement Cinq étoiles et l’extrême droite de la Ligue du Nord.

L’attitude des Européens après le rejet de la première mouture de la coalition entre la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles, avait été décrite comme un « soulagement provisoire ». Il aura juste été plus bref qu’imaginé de prime abord, même si la composition de la nouvelle équipe gouvernementale comporte des changements rassurants pour l’UE.

Giuseppe Conte (g.) attend la signature de documents par le président Sergio Mattarella au Palais du Quirinal, à Rome, le 31 mai 2018. (Italian Presidential Press Office/Handout via REUTERS)

Dissiper le malaise

Il y a par exemple Paolo Savona, hostile à l’euro, finalement nommé aux Affaires européennes et non au portefeuille de l’économie dont hérite Giovanni Tria.

Il reste cependant que la Commission européenne devra dissiper rapidement le malaise déclenché par les déclarations maladroites cette semaine du président de la Commission et du commissaire au Budget, le premier sur la corruption et le second sur le poids des marchés financiers en Italie.

Il reste aussi que les craintes des Européens quant à la forte dette publique italienne ne se sont jamais dissipées et que la nouvelle coalition au pouvoir à Rome pourrait déplacer ses alliances de l’ouest de l’UE vers l’Europe centrale. Les Européens devront donc peut-être donner des gages à l’Italie et lui offrir enfin l’aide qu’elle réclame depuis des années face à l’afflux de migrants.

Sortie de crise pleine d’inconnues

Mais l’équipe ne rassure pas les institutions de Bruxelles et pour le chercheur Hervé Rayner de l’université de Lausanne, le président Sergio Mattarella, sous la pression à la fois des marchés et des partis politiques, a surtout dû trouver d’urgence une sortie de crise.

« Mattarella savait qu’un gouvernement dit de techniciens ou dit « neutre » – c’est l’expression qu’il avait utilisée – n’aurait pas obtenu le vote de confiance dans les Chambres. Donc il était dans une position de faiblesse et sans doute que, pour lui, le mieux c’était de vite procéder à la formation de ce gouvernement, certes qu’il ne voit pas d’un bon œil. »

Mais la composition du gouvernement pose de nombreuses questions, souligne Hervé Rayner, qui s’interroge sur la solidité de cette nouvelle équipe : « Par ailleurs, c’est vrai que c’est la grande inconnue sur la tenue de ce gouvernement, avec des gens qui n’ont pas d’expériences gouvernementales, pour la plupart d’entre eux. »

Qui sera vraiment le chef ?

L’autre facteur d’incertitude est celui de l’autorité de Giuseppe Conte, rappelle le chercheur. « Une des inconnues aussi, c’est comment un gouvernement dont le Premier ministre est quand même technicien aussi, un universitaire, va pouvoir exercer son autorité sachant qu’il a deux vice-présidents du Conseil : le ministère de l’Intérieur pour Matteo Salvini et le ministère du Travail et du développement par Luigi Di Maio. En termes d’autorité politique, on ne sait pas s’il sera vraiment le Premier ministre. »

(RFI)

Crise politique en Italie au lendemain du renoncement de Conte

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Le chef du gouvernement italien désigné, Giuseppe Conte, a renoncé à former un gouvernement face au refus du président Sergio Mattarella de nommer le ministre des Finances choisi par les populistes. Ces derniers laissent éclater leur colère et dénoncent un déni de démocratie. Le pays pourrait s’acheminer vers des législatives anticipées..

Carlo Cottarelli nouveau futur Président du Conseil

Sergio Mattarella, le président de la République italienne, a confié ce lundi à Carlo Cottarelli la tâche de former un nouveau gouvernement, deux mois et demi après les élections générales. Le nouveau futur président du Conseil est un ancien dirigeant du FMI et devra former un gouvernement technique dans l’attente d’un nouveau scrutin.

#Quirinale: il Presidente #Mattarella riceve il Prof. Carlo #Cottarelli

« Le président Mattarella a reçu le docteur Cottarelli, auquel il a demandé de former un gouvernement », a annoncé devant la presse le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l’issue d’une entrevue entre les deux hommes. à la présidence ce lundi.

Italie : « un gouvernement neutre » faute d’accord politique

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Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 étoiles après le deuxième jour de consultations, le 7 mai. (Reuters)

Un gouvernement « politiquement neutre ». C’est la solution proposée lundi par le président italien Sergio Mattarella pour sortir le pays de la crise politique qui le secoue depuis deux mois. Depuis les élections, l’Italie n’a pas de gouvernement faute d’accord entre les forces politiques. Sans véritable majorité parlementaire, un gouvernement provisoire pourrait donc être installé jusqu’au mois de décembre. Le président n’a pas précisé qui pourrait prendre la tête de ce gouvernement. Il a appelé les partis à faire preuve de « responsabilité » en soutenant sa proposition, faute de quoi il convoquerait de nouvelles élections « à l’automne ou en juillet ». En cas de rejet, « cette législature serait la première de l’histoire de la République italienne à s’arrêter avant même d’avoir démarré », a-t-il prévenu.

Sergio Mattarella a expliqué que ce gouvernement aura pour mission de faire adopter le budget de l’année 2019 avant de nouvelles élections en début d’année prochaine. Luigi Di Maio et Matteo Salvini, chefs du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue et protagonistes d’une alliance inédite entre populistes et droite qui a bien failli gouverner le pays, ont exprimé lundi leur opposition à un gouvernement technique. Ils souhaitent plutôt retourner aux urnes dès juillet.

Prudent, le président Sergio Mattarella a précisé que si une majorité politique devait se dessiner dans les prochains mois, le gouvernement « neutre » démissionnerait aussitôt.

(Europe1 avec AFP)